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Nita RAYA (1915 / 2015)

Nita Raya

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Nita Raya (née à Kishinev, Empire russe, aujourd'hui Chisinau, Moldavie) débute à l'écran en France en 1933 et sa grande période de succès cinématographique se déroule dans la seconde moitié des années 30.

Cette brune capiteuse laisse à d'autres le soin de jouer les jeunes premières ou les grandes dames aristocratiques.
 Elle enjôle alors Tino Rossi dans «Au son des guitares» (1936) et fait partie de l'entourage de l'escroc campé par Jules Berry dans «Les rois du sport» (1937).
 On ne s'étonne pas de la voir incarner de pétillantes artistes de music-hall dans «Chipée» (1937) et «Ignace» (1937), qui lui donne notamment l'occasion de chanter «La Mexicana», un tube de l'époque, avec Andrex et Fernandel.

Elle ajoute en outre une petite touche bienvenue de sex-appeal à la distribution de «Bécassine» (1939), adapté de la célèbre bande dessinée.
 Ces cinq films sont sans doute ceux qui contiennent ses interprétations les plus importantes au Septième Art.

Avec sa jolie voix et ses talents de danseuse, elle est aussi une étoile de la scène.
 On peut par exemple l'apprécier au Casino de Paris dans les revues «Paris en joie» (1937), «Amours de Paris» (1938-1939) et «Paris London» (1939-1940), dans lesquelles elle apparaît aux côtés de Maurice Chevalier, son compagnon de l'époque.

Pour Nita Raya, d'origine juive, l'horizon s'assombrit suite à la défaite de la France face à l'Allemagne en juin 1940.
Avec l'aide de Maurice Chevalier, la jeune femme et ses parents se cachent durant l'Occupation et échappent ainsi à un sort peu enviable.

Après-guerre, sa liaison avec l'homme au canotier, qui avait duré une dizaine d'années, s'achève.
Professionnellement parlant, elle reprend sa carrière sur disque et sur les planches. On la voit ainsi, entre autres, aux Folies-Bergère dans les années 50. Elle revient également une dernière fois devant les caméras dans un petit rôle de «La rafle est pour ce soir» (1954).

Mais, au fil des ans et au gré des modes changeantes, elle disparaît du devant de la scène et l'oubli se fait progressivement autour de son nom.

Marlène Pilaete