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Jacqueline POREL (1918 / 2012)

Jacqueline Porel

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Petite-fille de la célèbre Réjane, Jacqueline Porel (née à Divonne-Les Bains, France) débute à l’écran en tenant un petit rôle dans «Les beaux jours» (1935).
Elle est ensuite une des protagonistes de «Altitude 3200» (1938) et incarne la belle-fille de Raimu dans «Le héros de la Marne» (1938), avant de tourner «Romance de Paris» (1941), une production destinée à mettre en valeur Charles Trenet.

Il faut ensuite attendre 1944 pour qu’elle reprenne le chemin des studios et, jusqu’au début des années 50, sa carrière de vedette s’enrichit de titres comme «La grande meute» (1944), «Mensonges» (1945), «Tierce à cœur» (1947), «Le 84 prend des vacances» (1949), «Les surprises d’une nuit de noces» (1951), «L’appel du destin» (1952),…

Par la suite, sa place recule dans les génériques et les têtes d’affiche féminines de ses films sont réservées à une nouvelle génération de comédiennes comme Antonella Lualdi, Brigitte Bardot, Pascale Roberts ou encore Marie-José Nat.

Si le parcours cinématographique de Jacqueline Porel se révèle finalement assez irrégulier, c’est parce qu’elle a d’autres cordes à son arc.
Au théâtre, qu’elle aborde dès les années 30, elle est une actrice réputée.
Durant l’Occupation, elle remporte un très grand succès grâce à la pièce «Les J3», créée à Paris en septembre 1943, et qu’elle joue en compagnie de François Périer, dont elle est par ailleurs l’épouse de 1941 à 1947.
Parmi les autres œuvres qu’elle interprète sur les planches, on peut citer, entre autres, «Le sexe faible» et «Fric-Frac» d’Edouard Bourdet, «Affaire vous concernant» de Jean-Pierre Conty, «La petite hutte» d’André Roussin, «L’enfant du dimanche» de Pierre Brasseur,…

Dès le début des années 50, elle s’illustre aussi dans le monde du doublage.
Elle prête ainsi sa voix à des actrices comme Deborah Kerr, Lana Turner, Audrey Hepburn, Shelley Winters, etc.
Toujours dans le même domaine, elle devient également, à partir des années 60, une directrice artistique très appréciée.

Durant son existence bien remplie, Jacqueline Porel n’aura pas été épargnée par les coups du sort et aura la douleur de perdre deux de ses fils : Jean-Pierre Périer, né en 1943, qui se suicide en 1966, et Marc Porel, un acteur plein de promesses tombé sous l’emprise de la drogue, qui meurt d’une méningite en 1983, à l’âge de trente-quatre ans.

Ses deux autres enfants connaîtront un destin moins tragique.
Jean-Marie Périer, né en 1940 d’une liaison avec Henri Salvador mais adopté par François Périer, deviendra un photographe réputé dans les années 60.
Quant à Anne-Marie Périer, née en 1945, elle se distinguera dans l’univers du journalisme en se retrouvant notamment rédactrice en chef des magazines «Mademoiselle Age Tendre» et «Elle», et épousera Michel Sardou en 1999.

Marlène Pilaete