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Vera BARANOVSKAYA (1885 / 1935)

Vera Baranovskaya

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Actrice réputée, Vera Baranovskaya (née à Saint-Petersbourg ou à Moscou, Russie) fait notamment partie durant plusieurs années de la troupe du prestigieux théâtre d’Art de Moscou et incarne par exemple «La Lumière» dans «L’oiseau bleu» de Maurice Maeterlinck, présenté au public russe en septembre 1908.
 Parmi les autres pièces qu’elle met à son répertoire, on peut citer, entre autres, «Trois sœurs» de Tchekhov, «Boris Godounov» et «Le convive de pierre» de Pouchkine, «Le cadavre vivant» de Tolstoï, «Peer Gynt» d’Ibsen, «Le malade imaginaire» de Molière,…

A la moitié des années 10, on peut la voir dans quelques films, parmi lesquels «Vor» (1916).

Après une absence de plusieurs années, elle fait son retour dans les salles obscures avec «Volki» (1925) mais c’est en 1926 qu’elle accède à la gloire cinématographique grâce à «Mat» («La mère»), chef d’œuvre réalisé par Poudovkine, d’après l’œuvre de Maxime Gorki.
 Elle y est particulièrement touchante en femme du peuple effacée et opprimée, qui finit par s’éveiller à la conscience politique et adhérer au mouvement révolutionnaire.
 Poudovkine lui permet aussi de fournir une autre prestation mémorable dans «Konets Sankt-Peterburga» (1927).

Après un dernier film russe, «Uhaby» (1927), elle part pour l’Allemagne, où elle est une des protagonistes de «Die Siebzehnjährigen» (1928), un drame dans lequel le mari et le fils du personnage qu’elle joue tombent amoureux de la même jeune fille avec des conséquences tragiques.
 Quelques autres titres, comme «Verrirte Jugend» (1929), s’ajoutent à sa filmographie alllemande.

Elle travaille en outre en Tchécoslovaquie et est très remarquée en blanchisseuse au triste destin dans «Takovy je zivot» (1930).
 Elle tient également le rôle de la mère de l’héroïne dans «Tonka Sibenice» (1930) et celui de Ludmilla, la grand-mère de Venceslas Ier de Bohême, saint patron de la République Tchèque, dans l’épopée historique «Svaty Vaclav» (1930).

Elle termine sa carrière avec plusieurs productions en langue française qui, malheureusement, ne lui offrent pas les rôles de premier plan que son talent mérite, qu’il s’agisse de «Une nuit à l’hôtel» (1931), «Monsieur Albert» (1932) ou encore «L’équipage» (1935).

Elle meurt à Paris en 1935.

Marlène Pilaete