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Vera KARALLI (1889 / 1972)

Vera Karalli

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Vera Karalli (née à Moscou, Russie) se fait d’abord connaître comme ballerine et travaille au Bolshoï sous la direction d’Alexander Gorsky.
 Parmi ses autres accomplissements dans le domaine de la danse, on note qu’en 1909, elle incarne, au théâtre du Châtelet à Paris, la magicienne Armide dans le ballet de Fokine, «Le Pavillon d’Armide», première production des Ballets Russes montrée en France.
 Ce spectacle lui permet d’ailleurs de paraître en scène aux côtés du légendaire Nijinsky.

La célèbre artiste est également, de 1914 à 1918, une star du cinéma russe grâce à des films comme, entre autres, «Sorvanets» (1914), «Krizantemy» (1914), «Posle smerti» (1915), «Lyubov statskogo sovetnika» (1915), «Schastye vechnoy nochi» (1915), «Natasha Rostova» (1915), «Teni grekha» (1915), «Grif starogo bortsa» (1916), «Umirayuschii lebed» (1917), «Nabat» (1917), «Mechta i zhizn» (1918),…

Selon quelques sources, elle aurait été mêlée à l’assassinat de Raspoutine en décembre 1916. En effet, certains historiens croient à une présence féminine sur le lieu du crime, la nuit de l’élimination du staretz, et avancent notamment le nom de Vera Karalli, alors intimement liée, semble-t-il, au Grand-duc Dimitri, un des instigateurs du complot.
 Ajoutons toutefois qu’aucune preuve n’a pu, jusqu’à présent, être apportée à ce sujet. On a émis tellement d’hypothèses concernant cet évènement tragique, qui a alimenté les fantasmes les plus divers, qu’il devient difficile de démêler le vrai du faux.

Les remous de la Révolution la convainquent bientôt de quitter son pays natal et c’est en tenant la vedette en Allemagne de «Die Rache einer Frau» (1921) et en France de «La nuit du 11 septembre» (1922) qu’elle termine sa carrière cinématographique.

Elle se consacre alors désormais à la danse, en se produisant sur scène et en enseignant son art.

Elle meurt en Autriche le 16 novembre 1972, sans avoir pu utiliser le passeport soviétique octroyé deux semaines plus tôt qui lui aurait permis de retourner en Russie, plus de cinquante ans après son départ.

Marlène Pilaete