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Jacqueline GAUTHIER (1921 / 1982)

Jacqueline Gauthier

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Jacqueline Gauthier (née à Paris, France) débute sur scène en 1938 et devient célèbre l’année suivante lorsqu’elle reprend le rôle créé par Alice Cocéa dans «Histoire de rire» d’Armand Salacrou.
Dès lors, elle reste fidèle toute sa vie au théâtre et y mène un brillant parcours.

On ne s’étonne pas de retrouver cette pétillante comédienne à l’affiche de plusieurs pièces d’André Roussin : «L’école des dupes», «La main de César», «Le mari, la femme et la mort», «La petite hutte» et «La coquine».

Parmi les autres œuvres qu’elle joue, on peut citer, entre autres, «Dans sa candeur naïve» de Jacques Deval, «Félix» d’Henry Bernstein, «L’école des cocottes» de Paul Armont et Arnaud Gerbidon, «L’effet Glapion» de Jacques Audiberti, «Quarante carats» de Barillet et Grédy, «Occupe-toi d’Amélie» de Georges Feydeau ou encore «Reviens dormir à l’Elysée» de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier.

Ayant débuté à l’écran en 1938, elle doit attendre 1942 pour que sa carrière de vedette de cinéma prenne son envol.
 Elle est alors l’interprète de, notamment, «Huit hommes dans un château» (1942), «Le mort ne reçoit plus» (1943), «La femme fatale» (1945), «Les maris de Léontine» (1947), «L’extravagante Théodora» (1949), «Coq en pâte» (1950), «Ils ont vingt ans» (1950),…

Elle est en outre la partenaire des chanteurs en vogue Charles Trénet dans «Frédérica» (1942), Tino Rossi dans «Sérénade aux nuages» (1945) et Georges Guétary dans «Les aventures de Casanova» (1946).

Lassée de l’image légère et fantaisiste dans laquelle l’enferme habituellement le Septième Art, elle délaisse celui-ci après «Elle et moi» (1952).
 Elle n’y fait qu’un seul retour pour «La terreur des dames» (1956), adapté de «Ce cochon de Morin» de Guy de Maupassant.

Ses incursions au petit écran sont la plupart du temps marquées du sceau du théâtre, qu’il s’agisse de téléfilms adaptés de pièces ou de ses six participations à la populaire série «Au théâtre ce soir».

La nouvelle de son suicide en 1982 surprend tous ceux qui voyaient en l’actrice un exemple de rayonnement et de gaieté.
 Sans doute l’aspect enjoué de son personnage cachait-il un certain mal de vivre…

Marlène Pilaete