X

Alice TISSOT (1890 / 1971)

Alice Tissot

icone

Alice Tissot (née à Paris, France) débute à l’écran en 1908.
 Durant les premières années de sa carrière, elle tient des emplois très variés mais elle ne tarde pas à se tourner vers la caricature, n’hésitant pas à se vieillir, à s’enlaidir ou à forcer le trait. Le public se délecte alors de ses rôles de vieilles filles, de logeuses et de concierges, d’aristocrates, de duègnes, de directrices d’école ou de pensionnat, d’enseignantes et autres personnages du même acabit.

Elle occupe une place bien à elle dans le monde des vedettes du cinéma français, pour lequel elle travaille jusqu’en 1962.
 De sa très longue filmographie, qui mêle prestations importantes et secondaires, on peut citer, entre autres, «La chatte métamorphosée en femme» (1909), «Esther» (1910), «Flore et Zéphyr» (1911), «Sur la voie» (1913), «Ces demoiselles Perrotin» (1914), «Tante Lolotte» (1915), «Plouf a eu peur» (1918), «La gosseline» (1923), «Amour et carburateur» (1925), «Le capitaine Rascasse» (1926), «La cousine Bette» (1927), dans lequel elle incarne l’héroïne aigrie et malfaisante de Balzac, «Un chapeau de paille d’Italie» (1927), «Le tampon du capiston» (1930), «L’affaire Blaireau» (1931), «Mirages de Paris» (1932), «La banque Némo» (1934), «Le chéri de sa concierge» (1934), «La caserne en folie» (1934), «La famille Pont-Biquet» (1935), «Mes tantes et moi» (1936), «Ignace» (1937), «La marraine du régiment» (1938), «Ils étaient cinq permissionnaires» (1940), «Pension Jonas» (1941), «Le merle blanc» (1944), «Cyrano de Bergerac» (1945), «Amours, délices et orgues (1946), «Jamais deux sans trois» (1951), «Tambour battant» (1952), «On déménage le colonel» (1955), «En bordée» (1958),…

Elle incarne à deux reprise Marie, vieille demoiselle qui retrouve son amour de jeunesse, dans les versions cinématographiques de 1929 et 1937 du roman «Ces dames aux chapeaux verts».
 Dans un registre plus antipathique, un autre rôle qu’elle joue deux fois est celui de la gouvernante qui tyrannise deux orphelines dans «Les deux gamines», réalisé par Louis Feuillade en 1920 et par René Hervil et Maurice Champreux en 1936.

Elle fait également partie des artistes français engagés par le réalisateur belge Gaston Schoukens pour étoffer le générique de «Si tu vois mon oncle» (1933) et «Mon père et mon papa» (1938).

Alice Tissot est aussi très appréciée sur scène, avec, notamment, on ne s’en étonnera pas, une pièce adaptée de «Ces dames aux chapeaux verts».
 Parmi d’autres titres, citons encore «L’Aiglon» d’Edmond Rostand, «De doux dingues» de Michel André ou encore «Gigi» de Colette.

Vu la longévité de sa carrière, elle touche en outre à la télévision.

Marlène Pilaete