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Texas GUINAN (1884 / 1933)

Texas Guinan

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Après avoir fait ses premières armes au music-hall, Texas Guinan (née à Waco, Etats-Unis) débute à l’écran en 1917.
 Dès 1918, elle devient une vedette spécialisée dans les westerns.

On peut ainsi la voir dans, entre autres, «The Gun Woman» (1918), «The She Wolf» (1919), «South of Santa Fe» (1919), «Malamute Meg» (1919), «The Girl of the Rancho» (1919), «The White Squaw» (1920), «Vengeance of Texas Grey» (1920), «Texas of the Mounted» (1921), «The Stampede» (1921),…
 Loin des clichés de la frêle jeune fille en détresse ou de l’entraîneuse de saloon, elle incarne des héroïnes indépendantes, volontaires et intrépides, montant à cheval et maniant le revolver aussi bien qu’un homme.

En 1922, lassée de ce genre de rôles, elle délaisse le Septième Art et devient une des figures majeures et les plus prospères de la vie nocturne new-yorkaise des années 20.
 L’ex cow-girl devient une tapageuse blonde, portant robes de soirée, fourrures et diamants.
 Avec un sens évident du spectacle et de la répartie, elle anime les soirées de divers night-clubs où le public peut être certain de trouver de l’alcool et des jolies filles.
 Le gratin de l’époque se presse dans les boîtes de nuit où règne Texas Guinan et adore se faire chambrer par la maîtresse de cérémonie qui les accueille par une de ses expressions favorites : "Hello suckers" , que l’on peut traduire par "Salut les gogos".
 Prohibition oblige, elle est arrêtée à plusieurs reprises mais finit toujours, faute de preuves irréfutables, par être libérée.

A la fin de la décennie, le krach boursier et la grande crise se profilent à l’horizon et l’atmosphère est beaucoup moins à la fête. Tout cela n’est pas favorable aux affaires de Texas Guinan.
Au tout début des années 30, après que son dernier établissement ait fermé ses portes, elle décide de continuer à profiter de sa notoriété en se produisant, entourée d’une troupe d’artistes, dans des spectacles musicaux.

Cinématographiquement parlant, on peut noter qu’elle était redevenue actrice en étant la star du justement nommé «Queen of the Night Clubs» (1929), dans lequel elle joue un personnage appelé Texas Malone, largement inspiré d’elle-même.
 Elle réitère plus tard l’expérience en tenant le même type de rôle dans «Broadway Through a Keyhole» (1933), son dernier film.

En 1933, alors qu’elle est en tournée à Vancouver, elle doit être hospitalisée, atteinte de colite ulcéreuse.
 Bientôt victime d’une perforation intestinale, elle est opérée d’urgence mais la chirurgie se révèle inefficace et elle décède le 5 novembre.

En 1945, elle est incarnée par Betty Hutton dans le biopic très romancé «Incendiary Blonde».

Marlène Pilaete