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Dita PARLO (1906 / 1971)

Dita Parlo

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Dita Parlo (née à Stettin, Empire Germanique, aujourd’hui Szczecin, Pologne) débute à l’écran en 1927 dans un petit rôle de «Geheimnisse des Orient».
 Elle tient pour la première fois la vedette dans «Heimkehr» (1928).
 Par la suite, elle est l’interprète de, entre autres, «Ungarische Rhapsodie» (1928), «Melodie des Herzens» (1929), «Tänzerinnen für Süd-Amerika gesucht» (1930),…
 Elle incarne en outre Denise Baudu dans le film français «Au bonheur des dames» (1929), adapté de l’œuvre d’Emile Zola.

Elle est ensuite l’interprète de plusieurs versions allemandes de films américains, une tournée aux studios Paramount de Saint-Maurice, «Tröpennachte» (1931), et trois aux U.S.A., «Die Heilige Flamme» (1930), «Kismet» (1930) et «Menschen hinter Gittern» (1931).
 Elle a moins de chance avec deux productions en anglais également réalisées à Hollywood, «Honor of the Family» (1931) et «Mr. Broadway» (1933) dans lesquelles elle n’est pas tête d’affiche.

Heureusement, de grandes opportunités se présentent pour elle en Europe où, après avoir tourné «Rapt» (1933) en Suisse, elle se consacre au cinéma français.
 C’est ainsi qu’elle décroche ce qui reste sans doute les deux plus beaux rôles de sa carrière dans «L’Atalante» (1934) de Jean Vigo et «La grande illusion» (1937) de Jean Renoir.

Elle figure aussi au générique de «L’affaire du courrier de Lyon» (1937), «Ultimatum» (1938), «La rue sans joie» (1938), dans lequel elle reprend le personnage joué par Greta Garbo en 1925, «L’or du Cristobal» (1939) et «Paix sur le Rhin» (1939).

On la retrouve enfin dans «Mademoiselle Docteur» (1936) et sa version anglaise «Under Secret Orders», ainsi que dans «L’inconnue de Monte Carlo» (1938) et sa version italienne «La signora di Monte Carlo».

Son parcours de star va hélas s’interrompre à cause de la seconde guerre mondiale.
 Au début du conflit, elle est internée au camp Grus dans les Pyrénées orientales en tant que ressortissante d’un pays ennemi et n’en sort qu’après la victoire en juin 1940 des troupes hitlériennes.

Elle retourne ensuite en Allemagne où, considérée comme sympathisante pro-française, elle se retrouve dans un centre de rééducation. Elle revient ensuite en France où les problèmes ne vont pas tarder à s’abattre à nouveau sur elle. En effet, à la Libération, elle est emprisonnée au camp de Drancy, puis au Fort de Noisy-le-Sec, deux endroits où sont enfermées à l’époque les personnes soupçonnées de collaboration, un sort plutôt injuste pour une femme n’ayant jamais montré de sympathie envers le régime nazi.
 Avec l’aide d’un pasteur protestant, qu’elle finira d’ailleurs par épouser en 1949, elle est libérée en 1946.

Elle fait son retour au cinéma dans un second rôle de «Justice est faite» (1950) d’André Cayatte et, quinze ans plus tard, met un point final à sa filmographie avec «La dame de pique» (1965), adapté de l’œuvre de Pouchkine, dans lequel elle incarne la vieille comtesse qui détient un secret permettant de gagner aux cartes.

Pour la petite histoire, mentionnons que Madonna se serait inspirée d’elle en 1992 pour le livre «Sex» et le disque «Erotica», et que la célèbre strip-teaseuse Dita von Teese lui a emprunté son prénom pour construire son pseudonyme.

Marlène Pilaete