X

Martha EGGERTH (1912 / 2013)

Martha Eggerth

icone

Marta (ou Martha) Eggerth (née à Budapest, Hongrie) débute sur scène alors qu'elle est encore une enfant.
 Dans la seconde moitié des années 20, elle grimpe les échelons de la célébrité et, en 1930, elle est notamment très appréciée à Vienne dans l'opérette «Das Veilchen vom Montmartre» d'Emmerich Kalmann.

Elle débute à l'écran dans le rôle féminin principal du film hongrois «Csak egy kislany van a vilagon» (1930) mais c'est le cinéma germanique qui la transforme véritablement en star de cinéma dès 1931.

Grâce à sa jolie voix et à son charme, elle devient alors une étoile très populaire en Allemagne et en Autriche en interprétant, entre autres, «Die Braütigamswitwe» (1931), «Das Blaue vom Himmel» (1932), «Es war einmal ein Walzer» (1932), «Leise flehen meine Lieder» (1933), «Die Czardasfürstin» (1934), «Mein Herz ruft nach dir» (1934), «Die blonde Carmen» (1935), «Wo die Lerche singt» (1936), «Zauber der Boheme» (1937), «Immer, wenn ich glücklich bin» (1938),…
 Elle apparaît également dans des versions en anglais ou en français de quelques-uns de ses succès.

Sous la direction de Carmine Gallone, elle est en outre en Italie la protagoniste de «Casta diva» (1935), tourné simultanément en anglais sous le titre «The Divine Spark».

Au moment de l'Anschluss, Marta Eggerth et son époux, le ténor Jan Kiepura, décident d'émigrer. Ils ont effet tous deux des origines juives du côté maternel.
 Le couple s'installe alors aux Etats-Unis où elle fait ses débuts à Broadway en 1940 dans la comédie musicale «Higher and Higher».

A Hollywood, elle tient des seconds rôles dans deux films de Judy Garland, «For Me and My Gal» (1942) et «Presenting Lily Mars» (1943), ce qui, étant habituée aux têtes d'affiche, lui laisse un goût amer.
 Heureusement, elle est mieux traitée à Broadway, qui lui réserve la vedette de «La veuve joyeuse» en 1943.

Après la fin de la guerre, on la revoit au cinéma dans la co-production italo-américaine «Addio Mimi/Her Wonderful Lie» (1947), le film français «Valse brillante» (1949) et le film allemand «Das Land der Lächends» (1952), tous trois avec Jan Kiepura.

Elle met un terme à sa carrière cinématographique avec «Frühling in Berlin» (1957) mais poursuit son parcours, d'une remarquable longévité, sur les planches.
 En effet, le temps ne semblant pas avoir prise sur sa voix et son enthousiasme, elle continue à se produire dans des opérettes, des comédies musicales ou des récitals.
 Elle fait sa dernière apparition publique à New York en 2011.

En 1999, on avait eu la surprise de la retrouver dans un épisode de la célèbre série policière «Tatort».

Marlène Pilaete