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Jean KENT (1921 / 2013)

Jean Kent

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Jean Kent (née à Londres, Grande-Bretagne) débute à l’écran en 1935 mais c’est surtout sur les planches, dans des spectacles musicaux, qu’elle fait son apprentissage.
 Ce n’est qu’à partir de 1943 qu’elle travaille régulièrement pour le cinéma.
 Elle se fait connaître grâce à une série de seconds rôles et devient une vedette dès la seconde moitié des années 40.

Elle incarne notamment une fière gitane dans «Caravan» (1946), la sœur frivole et gâtée de Googie Withers dans «The Loves of Joanna Godden» (1947), une espionne de l’Est dans «Sleeping Car to Trieste» (1948), une délinquante qui tourne mal dans «Good Time Girl» (1948), une pétillante étoile de la scène qui finit par épouser un Lord dans «Trottie True» (1949), une diseuse de bonne aventure assassinée par un de ses soupirants dans «The Woman in Question» (1950) ou encore une épouse malveillante et infidèle dans «The Browning Version» (1951).
 On peut constater que le cinéma anglais laisse à d’autres actrices le soin de jouer les ingénues et réserve à Jean Kent des personnages plus substantiels.

Elle est également une des protagonistes de la co-production anglo-italienne «Her Favourite Husband/Che bandito sono io» (1950), une adaptation d’une pièce à succès de Peppino de Filippo réalisée par Mario Soldati.

Au fil des années 50, elle se montre plus active au théâtre et à la télévision.
 Elle travaille désormais moins pour le Septième Art et, dans ce domaine, fournit sans doute son ultime interprétation marquante dans le thriller «Before I Wake» (1955), dans lequel elle tente d’occire sa belle-fille après avoir épousé et tué le père de celle-ci.
 En effet, elle est nettement moins à l’avant-plan dans ses films suivants, comme, par exemple, «The Prince and the Showgirl» (1957), qui met évidemment en valeur Marilyn Monroe, ou encore «Grip of the Strangler» (1958), qui réserve la part du lion à Boris Karloff.

Après 1960, on ne la revoit plus dans les salles obscures qu’une seule fois en 1976.
 Par contre, le petit écran utilise ses dons jusqu’en 1991 et elle fait sa dernière apparition sur scène en 1995.

Marlène Pilaete