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Rossana PODESTA (1934 / 2013)

Rossana Podestà

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Rossana Podestà (née de parents italiens à Zliten, Lybie) débute à l’écran à Rome en 1950.
 Elle devient rapidement une jeune vedette prometteuse à laquelle le public s’attache et est notamment l’interprète de «I sette nanni a la riscossa» (1951), «Guardie e ladri» (1951) ou encore «Addio, figlio mio !» (1952).

C’est néanmoins le film mexicain «La red» (1953), dans lequel le côté sensuel de son personnage est particulièrement mis en valeur, qui révèle réellement tout son potentiel et fait grimper sa cote dans l’univers des stars.

Durant sa carrière, elle est associée à plusieurs reprises au monde du péplum.
 Elle débute dans le genre en incarnant Nausicaa dans «Ulisse» (1954), aux côtés de Kirk Douglas, et est ensuite choisie pour tenir le rôle principal de la fastueuse co-production américano-italienne «Helen of Troy/Elena di Troia» (1956).
 Ces deux titres sont suivis de «La spada e la croce» (1958), «La schiava di Roma» (1960), «Solo contro Roma» (1962) et «Sodoma e Gomorra» (1962).

Elle est aussi, par exemple, la vedette de la comédie «Le ragazze de San Frediano» (1954), des films d’aventures en costumes «La furia dei Barbari» (1960) et «La freccia d’oro» (1962) ou encore du film d’horreur «La vergine di Norimberga» (1963).

Au point de vue international, on peut relever deux productions américaines, «Santiago» (1956) et «Raw Wind in Eden» (1958), deux co-productions hispano-mexicaines, «Nosostros dos» (1954) et «Playa prohibida» (1955), et une production espagnole, «Un vaso de whisky» (1958).

Du côté français, rappelons qu’elle est la partenaire de François Périer dans «La Bigorne, caporal de France» (1957) et qu’elle rivalise avec Magali Noël et Dawn Addams pour les beaux yeux de Christian Marquand dans «L’île du bout du monde » (1958).

Au milieu des années 60, son image se teinte de d’avantage d’érotisme avec trois réalisations de son mari de l’époque, Marco Vicario : «Le ore nude» (1964) «Sette uomini d’oro» (1965) et «Il grande colpo dei sette uomini d’oro» (1966).

Après une interruption de quelques années, elle revient au Septième Art au début des années 70 et, durant cette décennie, on peut la voir dans, entre autres, «Il prete sposato» (1970), «Homo eroticus» (1971), «L'uccello migratore» (1972), «Paolo il caldo» (1973), «Il gatto mammone» (1975), «Pane, burro e marmellata» (1977), «Sette ragazze di classe» (1979),…
 Continuant à surfer sur la vague sexy, elle pose en 1978 pour le magazine Playboy.

Sa filmographie s'achève avec un retour au péplum en déesse Hera dans «Ercole» (1983) et un rôle de mère d'une terroriste dans «Segreti, segreti» (1984).

Elle se consacre par après à sa vie de couple avec son nouveau compagnon, l'alpiniste et explorateur Walter Bonatti.

Marlène Pilaete