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Franca RAME (1928 ? 1929 / 2013)

 

Franca Rame

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Issue d’une famille d’artistes, Franca Rame (née à Parabiago, Italie) débute sur les planches alors qu’elle est encore une enfant.
 Son nom est bien sûr associé à celui de Dario Fo, futur Prix Nobel de littérature en 1997, qu’elle épouse en 1954 et avec qui elle va étroitement collaborer.

En 1958, ils fondent la compagnie «Dario Fo – Franca Rame».
 Spécialiste du théâtre engagé, le couple professe des idées de gauche, qui imprègnent tout leur travail. On peut citer notamment les pièces «Mistero buffo» en 1969, «Morte accidentale di un anarchico» en 1970 ou encore «Non si paga, non si paga !» en 1974. Personne n’est épargné : la police, la religion, le gouvernement, etc.
 Le temps ne semble pas altérer leur verve comme le prouve la création en 2003 de «L’anonimo bicefalo», qui a pour cible Silvio Berlusconi.

Ses convictions valent d’ailleurs à Franca Rame d’être enlevée et violée en 1973 par des militants d’extrême-droite.
 Cette expérience traumatisante lui inspirera quelques années plus tard le monologue «Lo stupro».

Le cinéma occupe une place plutôt marginale dans sa carrière. Cependant, il serait injuste d’ignorer complètement son passage à Cinecitta.
 Elle débute à l’écran en 1951 mais c’est de 1956 à 1958 qu’elle est la plus active.
 On peut alors la voir en vedette blonde et pulpeuse dans «Lo svitato» (1956), «Rascel-Fifi» (1957), «La zia d’America va a sciare» (1957), «Il cocco di mamma» (1957), «Amarti è il mio destino» (1957) et «Caporale di giornata» (1958).

Dans les années 60, elle termine son parcours au Septième Art en apparaissant dans «Follie d’estate» (1963) et en participant aux films à sketches «Amore in quattro dimensioni» (1964) et «Extraconiugale» (1964).

En 2006, elle se présente aux élections sur la liste «Italia dei Valori» et est élue sénatrice mais, déçue par le monde politique, elle démissionne en 2008.

Marlène Pilaete