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Emmy LYNN (1889 / 1978)

Emmy Lynn

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Emmy Lynn (née à Barcelone, Espagne) débute sa carrière d’actrice au théâtre mais c’est le cinéma qui lui apporte la consécration.
 Dès 1913, elle devient une vedette du cinéma français et apparaît régulièrement sur les écrans jusqu’en 1922.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «Le camée» (1913), «La dame blonde» (1914), «L’aiglon» (1914), «Le calvaire» (1915), «Pardon glorieux» (1916), «Vengeance diabolique» (1916), «Le bonheur qui revient» (1917), «Que l’espoir reste au foyer» (1917), «Frères» (1918), «Le destin est maître» (1919), «La faute d’Odette Maréchal» (1919), «Visages voilés, âmes closes» (1920), «La vérité» (1922),…

Elle est en aussi la protagoniste de «Mater Dolorosa» (1917) et «La dixième symphonie» (1918), réalisés par Abel Gance.
 Elle travaille en outre sous la direction de George Pearson dans la co-production anglo-française «The Kiddies in the Ruins/Les gosses dans les ruines» (1918).

Lorsque Marcel L’Herbier fonde sa propre compagnie de production, Cinégrafic, il propose à Emmy Lynn une adaptation du roman de Tolstoï, «Résurrection». Malheureusement, le tournage est abandonné en 1923 lorsque le metteur en scène attrape la fièvre typhoïde.

On ne revoit alors Emmy Lynn que quelques années plus tard, dans «Le vertige» (1926), cette fois mené à son terme sans problème par L’Herbier, qui n’avait pas abandonné l’idée de diriger l’actrice.
 Elle figure ensuite au générique de «La vierge folle» (1928), de Luitz-Morat, tiré de la célèbre pièce d’Henry Bataille et dans lequel elle parvient à récupérer son mari, tombé sous le charme de Suzy Vernon.

Elle tient son dernier rôle de premier plan dans le film parlant, «L’enfant de l’amour» (1930), à nouveau sous la houlette de Marcel l’Herbier.
 Par la suite, sa filmographie est très réduite et ses prestations moins importantes. On peut néanmoins encore citer le mélodrame «Les deux orphelines» (1932), dans lequel elle incarne la comtesse de Lignères.

Marlène Pilaete