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Elisabeth RISDON (1887 / 1958)

Elisabeth Risdon

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Après s’être fait connaître sur scène, Elisabeth Risdon (née à Londres, Grande-Bretagne) débute à l’écran en 1913 et devient une des principales stars du cinéma anglais des années 10. Jusqu’en 1917, elle est alors l’interprète de, entre autres, «Maria Marten or the Murder in the Red Barn» (1913), «The Bells of Rheims» (1914), «Her Luck in London» (1914), «The Idol of Paris» (1914), «From Shopgirl to Duchess» (1915), «Florence Nightingale» (1915), «Her Nameless Child» (1915), «Charity Ann» (1915), «Esther» (1916), «The Hypocrites» (1916), «The Princess of Happy Chance» (1916), «Smith» (1917),…

Elle part ensuite aux Etats-Unis avec son premier mari, le réalisateur américain George Loane Tucker.
 Elle délaisse alors les plateaux de tournage pour se consacrer au théâtre et, de 1917 à 1935, joue bon nombre de pièces à Broadway, où elle avait d’ailleurs déjà connu le succès durant la saison 1912/1913 grâce à «Fanny’s First Play» de G.B. Shaw.
 Elle ne fait alors qu’un seul retour au Septième Art en apparaissant, en compagnie d’autres célébrités du spectacle, dans «A Star Over Night» (1919), un des films produits à l’époque par l’organisation charitable «Stage Woman’s War Relief Fund».

Elle revient au cinéma en 1935 et, jusqu’en 1952, devient un second rôle très demandé, n’hésitant pas à toucher à des styles aussi divers que les films en costumes, les comédies, les westerns, les mélodrames ou encore les thrillers.

Parmi les titres de cette seconde partie de carrière, on peut citer, notamment, «Crime and Punishment» (1935), «Theodora Goes Wild» (1936), «Make Way for Tomorrow» (1937), «Tom Sawyer, Detective» (1938), «The Adventures of Huckleberry Finn» (1939), «Five Came Back» (1939), «The Howards of Virginia» (1940), «Nice Girl» (1941), «I Live on Danger» (1942), «Never a Dull Moment» (1943), «Tall in the Saddle» (1944), «Grissly’s Millions» (1945), «They Made Me a Killer» (1946), «The Egg and I» (1947), «Bodyguard» (1948), «Down Dakota Way» (1949), «Hills of Oklahoma» (1950), «My True Story» (1951), «Scaramouche» (1952),…

Elle incarne aussi Tante Della de 1940 à 1943 dans la série des «Mexican Spitfire», animée par la volcanique Lupe Velez.

A quelques reprises, Hollywood lui donne quand-même l’occasion de fournir des prestations plus substantielles que d’habitude.
 On la retrouve ainsi en professeur de musique devenant célèbre en écrivant une chanson à succès dans «Let’s Make Music» (1941) ou encore en femme de la classe moyenne tentant de s’élever avec son mari dans l’échelle sociale, avec des conséquences inattendues, dans «Mama Loves Papa» (1945).

Elle termine sa carrière en travaillant pour la télévision.

Marlène Pilaete