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Gabrielle ROBINNE (1886 / 1980)

Gabrielle Robinne

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Gabrielle Robinne (née à Montluçon, France) débute à l’écran dans «Le troubadour» (1906). et est par la suite une des vedettes du célèbre film d’art «L’assassinat du duc de Guise» (1908).

Elle s’impose comme une des principales stars féminines du cinéma français des années 10 et est alors l’interprète de, entre autres, «L’évadé des Tuileries» (1910), «Amour de page» (1911), «Le foyer perdu» (1911), «Le petit chose» (1912), «La reine de Saba» (1913), «Cœur de femme» (1913), «La lutte pour la vie» (1914), «La jolie bretonne» (1914), «Le calvaire d’une reine» (1914), «Le vieux cabotin» (1915), «Le malheur qui passe» (1915), «Blessure d’amour» (1916), «Le mot de l’énigme» (1916), «Jaloux de demain» (1916), «Le dédale» (1917), «Le vol suprême» (1917), «Expiation» (1918),…

Dans les années 20, on peut encore la voir dans «Destinée» (1921), «Molière, sa vie, son œuvre» (1922) et «Fleur du mal» (1922).

Pour la retrouver ensuite dans les salles obscures, Il faut attendre 1935 et le documentaire «Une soirée à la Comédie-Française», dans lequel l’actrice joue «Deux couverts», tiré d’une pièce en un acte de Sacha Guitry, et interprète une scène de l’oeuvre de Beaumarchais, «Le mariage de Figaro».
 Selon certaines sources, il semblerait que «Deux couverts» ait été également distribué seul à l’époque en tant que court-métrage.
 Par la suite, elle tient des seconds rôles dans plusieurs productions jusqu’en 1946, avant de mettre un terme à sa filmographie avec deux titres en 1962 et 1971.

Gabrielle Robinne ne se limite pas au Septième Art et est aussi une actrice de théâtre réputée.
 Elle est engagée à la Comédie-Française en 1906 et en devient Sociétaire en 1924.
 A son répertoire, on retrouve les noms de, notamment, Tristan Bernard, Henry Kistemaeckers, Henri Bernstein, Jules Renard, Molière, Henry Bataille, Sacha Guitry,…
 Après avoir quitté cette auguste maison en 1938, elle poursuit encore sa carrière sur scène jusqu’à un âge avancé.

Elle meurt en 1980, quelques semaines après avoir été l’invitée d’une soirée de gala au cours de laquelle est projetée une copie restaurée de «L’assassinat du duc de Guise», avec l’accompagnement musical original composé par Camille Saint-Saëns soixante-douze ans auparavant.

Pour terminer, mentionnons qu’un théâtre porte son nom dans sa ville natale.

Marlène Pilaete