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Leopoldine KONSTANTIN (1886 / 1965)

Leopoldine Konstantin

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Leopoldine Konstantin (née à Brünn, Autriche-Hongrie, aujourd’hui Brno, Tchéquie) débute sur scène en 1907 sous la direction de Max Reinhardt et remporte son premier grand succès en 1910 dans «Gawän : Ein Mysterium» d’Eduard Stuckens.
 Au début de l’année 1912, elle est aussi une des interprètes aux Etats-Unis de «Sumurun» au Casino Theatre de Broadway.

Selon certaines sources, elle aurait abordé le Septième Art avec une adaptation filmée de «Sumurun» par Reinhardt en 1910.
 Quoi qu’il en soit, c’est à partir de 1912 que sa carrière de vedette du cinéma allemand démarre réellement.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «Gebannt und erlöst» (1912), «Schuldig» (1913), «Die Insel der Selingen» (1913), «Kleine Weisse Sklaven» (1914), «Maria Magdalena» (1914), «Die zerbrochene Puppe» (1915), «Das Wiegenlied» (1916), «Das Radiumraub» (1916), «Eine Nacht in der Stahlkammer» (1917), «Der Onyxkopf» (1917), «Lola Montez» (1918), «Der Volontär» (1918), «Der Verrat der Gräfin Leonie» (1919), «Der Shawl der Kaiserin Katharina II» (1920), «Präsident Barrado» (1920),…
 Elle tient en outre le rôle féminin principal du film hongrois «A Tancosnö» (1918).

Après «Der Silberkönig» (1921), elle délaisse les plateaux de tournage et se consacre uniquement au théâtre durant une dizaine d’années avec des pièces comme «Maria Stuart» de Friedrich Schiller en 1924 ou encore «The Constant Wife» de Somerset Maugham en 1928.

Au début des années 30, elle fait son retour dans les salles obscures et, jusqu’en 1937, travaille dans les studios allemands et autrichiens, où on lui offre des rôles adaptés à son âge et à son talent.
 On peut ainsi la voir dans, par exemple, «Saison im Kairo» (1933), «Liebe, dumme Mama» (1934), «Frischer Wind aus Kanada» (1935), «Mädchenpensionat» (1936),…

Elle émigre au moment de l’Anschluss, d’abord en Angleterre, puis aux U.S.A., où elle clôt sa filmographie avec «Notorious» (1946) d’Alfred Hitchcock, dans lequel elle incarne avec brio la mère machiavélique de Claude Rains.

Elle revient ensuite s’installer en Autriche, où elle termine son parcours professionnel en se produisant sur les planches et à la radio.

Marlène Pilaete