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Erna MORENA (1885 / 1962)

Erna Morena

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Après s’être essayée au théâtre, Erna Morena (née à Wörth am Main, Allemagne) débute au cinéma en 1913 et prend très vite sa place parmi les stars féminines les plus renommées de son époque.

Elle est alors l’interprète de, notamment, «Sphynx» (1913), «Du sollst Väter und Mutter ehren !» (1913), «Exzentrische Launen» (1914), «Sein braunes Mädel» (1914), «Es war ein Traum» (1915), «Der Spieler» (1915), «Die bleiche Renate» (1916), «Das Geschik der Julia Tobaldi» (1916), «Frau Eva» (1916), «Der Ring der Giuditta Foscari» (1917), «Prima Vera» (1917), «Nerven» (1919), «Die Schädel der Pharaonentochter» (1920), «Das indische Grabmal» (1921), «Der Gang in die Nacht» (1921), «Der Graf von Essex» (1922), «Teufelssymphonie» (1922), «Glanz gegen Glück» (1923), «Das Berg des Schicksals» (1924), «Ein Lebenskünstler» (1925), «Die vom Niederrhein» (1925),…

Elle est aussi l’héroïne de «Lulu» (1917) et «Das Tagebuch einer Verlorenen» (1918). Plus tard, Louise Brooks incarnera les mêmes personnages sous la direction de G.W. Pabst.

Elle figure en outre parmi les protagonistes de la co-production germano-hollandaise «Ein neues Leben/De bruut» (1922) et de la co-production franco-allemande «Le fauteuil 47/Parkettsessel 47» (1926).

De 1918 à 1920, elle possède sa propre compagnie, la "Erna Morena-Film GmbH", qui produit alors «Madame d’Ora» (1918), «Colomba» (1918), «Die 999 Nacht» (1920) et «Das Schicksal des Edmund Hall» (1920).

Dans la seconde moitié des années 20, elle poursuit sa carrière de vedette avec des titres comme, entre autres, «Louise von Coburg. Tragödie einer Königstochter» (1927) et «Somnambul» (1928).
 Néanmoins, son étoile pâlit peu à peu et elle doit parfois céder la tête d’affiche à des actrices plus jeunes et en vogue comme Lily Damita dans «Man spielt nicht mit der Liebe» (1926), Fee Malten dans «Rutschbahn» (1928) ou encore Lien Deyers dans «Ich lebe für Dich» (1929).

Durant les années 30, on ne lui propose plus que des seconds rôles et elle disparaît des écrans au début des années 40.
 Cependant, elle fait encore une dernière apparition dans un film de Veit Harlan, «Unsterblieche Geliebte» (1951).

Marlène Pilaete