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Molly PICON (1898 / 1992)

Molly Picon

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Molly Picon (née à New York, Etats-Unis) fait ses premiers pas sur scène à l’âge de cinq ans. Une dizaine d’années plus tard, confrontée à la fatigue qu’entraînent ses prestations au music-hall associées à sa scolarité, elle abandonne l’école.
 Dès la fin des années 10, elle commence à se faire remarquer dans l’univers du théâtre yiddish.

En 1920, elle part avec son mari, Jacob Kalich, en tournée en Europe pour acquérir une meilleure connaissance de la langue et de la culture juive du Vieux Continent.
 Elle remporte alors de grands succès et saisit l’occasion de tourner trois films en Autriche, «Das Judenmädel» (1921), «Hütet eure Töchter» (1922) et «Ost und West» (1923), dans lequel elle se montre particulièrement pétillante en juive américanisée troublant la quiétude d’une communauté israélite européenne traditionnelle.

A la fin de l’année 1923, elle retourne aux U.S.A., où les nouvelles de sa réussite européenne l’ont précédée et où elle est désormais considérée comme une star.
 Le public peut alors l’applaudir sur les planches durant le reste de la décennie dans des œuvres en yiddish comme «Yankele», «Tsipke», «Molly Dolly», «Mamele», «Raizele» ou encore «Oy is dus a madel».

Dans les années 30, elle poursuit sa brillante carrière et se produit dans son pays natal, en Europe, en Amérique latine, en Afrique du Sud et en Palestine. Elle en profite aussi pour toucher un nouveau public en se lançant dans la radio.

Au cinéma, elle tient le rôle principal de deux productions en yiddish réalisées en Pologne : «Yidl mitn fidl» (1936) et «Mamele» (1938).
 On peut en outre la voir dans quelques courts-métrages musicaux américains de la série Vitaphone : «Molly Picon, The Celebrated Character Comedienne» (1929), «A Little Girl with Big Ideas» (1934) et «Vitaphone Hippodrome» (1936) et elle figure, avec bon nombre d’artistes de music-hall, dans la comédie britannique «Let’s Make a Night of It» (1938).

Plus tard, on la retrouve encore au générique de «Come Blow Your Horn» (1963), qui lui vaut une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie, «Fiddler on the Roof» (1971), «For Peter’s Sake» (1974), «The Cannonball Run» (1981) et «The Cannonball Run II» (1984).
 On note également une apparition non-créditée en vendeuse de boissons dans «Night and the City» (1948).

Sur les planches, elle continue son parcours jusqu’à un âge avancé. Citons par exemple «Oy is dus a leben» en 1942, considérée comme la première pièce yiddish de l’histoire de Broadway, «A Majority of One» à Londres en 1959, «Milk and Honey» à Broadway en 1961 ou encore son one-woman show, «Hello Molly» en 1979.

A partir de 1949, l’actrice ajoute une corde à son arc et travaille occasionnellement pour la télévision

Marlène Pilaete