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Lisa GASTONI (1935)

Lisa Gastoni

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De père italien et de mère irlandaise, Lisa Gastoni (née à Alassio, Italie) débute à l’écran en 1954 en Angleterre.
 Elle tient son premier rôle important dans «The Baby and the Battleship» (1956) et ne tarde pas à devenir une vedette.

On la voit alors notamment à plusieurs reprises dans des films policiers comme «Face in the Night» (1957), «Man from Tangier» (1957), «Family Doctor» (1958), «The Strange Awakening» (1958), «Wrong Number» (1959), «Visa to Canton» (1960),…
 A partir de 1957, elle travaille également pour la télévision britannique.
 Elle part ensuite en Italie pour tenir le rôle-titre de «Le avventure di Mary Read» (1961), dans lequel elle joue une femme-pirate.

Elle poursuit dès lors son parcours principalement dans son pays natal et touche à des genres différents : comédies, péplums, thrillers, films en costumes,…
 Citons, entre autres, «Duello nella sila» (1962), «Il monaco di Monza» (1962), «Ro.Go.Pa.G.» (1963), «I quattro moschettieri» (1963), «L’ultimo gladiatore» (1964), «I tre centurioni» (1964), «Crimine a due» (1964), «L’uomo che ride» (1966), «Le notte della violenza» (1966),…
 Elle touche même à l’univers de la science-fiction en tournant, sous le nom de Jane Fate, «I criminali della galassia» (1965) et «I diafanoidi vengono da Marte» (1965).

Dans la seconde moitié des années 60, sa carrière prend une orientation nouvelle.
 En effet, elle reçoit notamment un Nastro d’argento de la meilleure actrice pour «Svegliati e uccidi» (1966) et est la partenaire de Gian-Maria Volonté dans «I sette fratelli Cervi» (1967), qui évoque un épisode de la résistance italienne durant la seconde guerre mondiale.
 Elle fait ensuite sensation dans un personnage de doctoresse entretenant une relation trouble avec son neveu adolescent dans «Grazie zia» (1968).

Alors que, jusque-là, elle était surtout employée pour son physique, elle est d’avantage reconnue pour son talent.
 Dès lors, sa cote progresse et, durant plusieurs années, elle se retrouve au premier rang des étoiles féminines italiennes. Elle est alors la protagoniste de, par exemple, «L’amica» (1969), «Maddalena» (1971), «La seduzione» (1973), «Amore amaro» (1974), qui lui vaut un second Nastro d’argento, «Scandalo» (1976), «L’immoralista» (1978),…

Elle abandonne le monde du spectacle en 1980 et, après une longue absence, elle retravaille dans les studios de cinéma et de télévision à partir de 2005.

Marlène Pilaete