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Paulette GODDARD (1910 / 1990)

Paulette Goddard

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Après avoir notamment participé aux spectacles de Florenz Ziegfeld «No Foolin’» en 1926 et «Rio Rita» en 1927, Paulette Goddard (née à Whitestone Landing, Etats-Unis) débute à l’écran en 1929.
 Durant plusieurs années, elle ne dépasse pas le stade de la figuration et des courtes apparitions.

En 1932, elle rencontre Charlie Chaplin, dont elle sera l’épouse de 1936 à 1942 et qui en fait sa partenaire dans «Modern Times» (1936), dans lequel elle est très remarquée.
 Elle figure ensuite au générique de «The Young in Heart» (1938) et «Dramatic School» (1938) et fait partie de la prestigieuse distribution de «The Women» (1939) de George Cukor.
 On parle aussi d’elle pour incarner Scarlett O’Hara dans «Gone With the Wind» mais c’est finalement Vivien Leigh qui est choisie.

Elle travaille pour la première fois à la Paramount dans deux comédies à succès «The Cat and the Canary» (1939) et «The Ghost Breakers», aux côtés de Bob Hope.
 Devenue une star de la firme, elle est, par après, l’interprète de, entre autres, «North West Mounted Police» (1940), «Second Chorus» (1940), «Hold Back the Dawn» (1941), «Nothing but the Truth» (1941), «Reap the Wild Wind» (1942), «The Crystal Ball» (1943), «So Proudly We Hail» (1943), «Standing Room Only» (1944), «Kitty» (1945), «Unconquered» (1947),…

Elle retrouve en outre Chaplin pour «The Great Dictator» (1940), tourne sous la direction de Jean Renoir «Diary of a Chambermaid» (1946), scénarisé par son mari de l’époque, Burgess Meredith, d’après l’œuvre d’Octave Mirbeau et, parée de costumes de Cecil Beaton, est la vedette de «An Ideal Husband» (1947) réalisé en Angleterre par Alexander Korda.
 On peut également relever dans sa filmographie «Pot o’ Gold» (1941), l’unique long-métrage produit par James Roosevelt, un des fils du président des Etats-Unis.

A la fin des années 40, sa carrière décline et elle connaît par exemple un lourd échec avec «Bride of Vengeance» (1949).
 Par la suite, l’actrice se perd dans des séries B comme «Babes in Bagdad» (1952), «Sins of Jezebel» (1953) ou encore «Charge of the Lancers» (1954).

Le cinéma britannique, toujours enclin à ouvrir ses portes à des étoiles hollywoodiennes, même pâlissantes, la rappelle pour le thriller «The Stranger Came Home» (1954), son avant-dernier film. Elle ne fait en effet plus qu’un ultime retour au Septième Art dans la production italienne «Gli indifferenti» (1964).
 Elle travaille aussi de temps à autre pour la télévision et fait quelques incursions au théâtre.

Paulette Goddard n’a de toute façon aucun souci à se faire pour sa situation financière car, au fil des ans, elle finit par se retrouver à la tête d’une fortune considérable, composée notamment d’une magnifique collection de bijoux, de tableaux impressionnistes et de précieuses antiquités. Il faut dire que, depuis son premier mariage avec un industriel en 1927, s’achevant par un divorce et une jolie pension alimentaire, l’actrice aura toujours su s’entourer d’hommes célèbres et généreux.

Pour terminer, citons d’ailleurs ici son quatrième et dernier époux, l’écrivain Erich-Maria Remarque, dont elle deviendra la très riche veuve en 1970.

Marlène Pilaete