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Constance SMITH (1928 ? 1929 ? / 2003)

Constance Smith

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Après avoir remporté un concours de sosies d’Hedy Lamarr, Constance Smith (née à Limerick, Irlande) débute à l’écran en 1947 mais le cinéma britannique ne lui confie alors que des petits rôles durant quelques années.
 Son interprétation d’une servante dans «The Mudlark»(1950), une production de la Twentieth Century Fox réalisée en Angleterre, attire l’attention sur elle et lui vaut d’être engagée par la prestigieuse firme.

Elle part alors aux Etats-Unis et débute son contrat avec «The Thirteenth Letter»(1951) d’Otto Preminger, remake du «Corbeau» de Clouzot, dans lequel elle reprend le personnage interprété par Micheline Francey dans la version originale.

Elle poursuit sa carrière de vedette avec des titres comme «Red Skies of Montana»(1952), «Taxi»(1953) ou encore «Man in the Attic»(1953).
 Mais la Fox se désintéresse bientôt de le la jeune femme, qui a une personnalité bien trop affirmée à son goût, et met fin à leur collaboration à la fin de l’année 1953. Elle revient alors en Grande-Bretagne pour tourner les thrillers «Impulse»(1954) et «Tiger by the Trail»(1955).
 Elle est en outre la protagoniste d’un dernier film américain, la série B «The Big Tip Off»(1955).

Elle termine son parcours cinématographique dans les studios italiens, friands de beautés étrangères, et on peut ainsi la voir dans «Un po’ di cielo»(1955), «Giovanni dalle bande nere»(1956), «Addio per sempre !»(1957), «La congiura dei Borgia»(1958) et «Il cavaliere senza terra»(1959), qui clôt sa filmographie.
 C’est durant cette période qu’elle fait sa première tentative de suicide en 1958, un signe avant-coureur des problèmes qui vont désormais émailler son existence.

En effet, si l’on parle encore de Constance Smith par la suite, c’est malheureusement pour sa vie privée agitée.
 En 1962, elle est condamnée à trois mois de prison pour avoir tenté de poignarder son compagnon, le réalisateur et producteur Paul Rotha et, en 1968, est arrêtée à nouveau, exactement pour les mêmes motifs.
 Peu rancunier, Rotha finira par l’épouser dans les années 70, une union qui, semble-t-il, sera dissoute en 1982.

A ces frasques sentimentalo-judiciaires, on peut ajouter des problèmes d’alcool, d’autres essais de mettre fin à ses jours ou encore divers séjours en clinique psychiatrique.
 Celle qui avait été la partenaire de Charles Boyer, Richard Widmark, Cornel Wilde, Jack Palance ou Vittorio Gassmann travaillera même comme nettoyeuse pendant une certaine période.

Marlène Pilaete