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Dora BRYAN (1923 / 2014)

Dora Bryan

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Dora Bryan (née à Southport ou à Parbold, Royaume-Uni) débute adolescente sur les planches et, en 1947, se produit pour la première fois à Londres.
 Dans les années 50, elle devient une vedette de la scène grâce à des revues et des comédies musicales comme «The Lyric Revue» en 1951, «The Globe Revue» en 1952, «At the Lyric» en 1953, «The Water Gipsies» en 1955 ou encore «Living for Pleasure» en 1958.

Par la suite, on peut encore la voir dans, entre autres, «Gentlemen Prefer Blondes» en 1962, «Hello Dolly» en 1966, «The Merry Wives of Windsor» de Shakespeare en 1984, «Pygmalion» de G.B. Shaw, qu’elle joue à Broadway en 1987, «70, Girls, 70» en 1991, «The Birthday Party» de Pinter en 1994, «The Full Monty» en 2002,…

Le cinéma est également bien présent dans sa carrière.
 Elle débute à l’écran en 1947 et tourne une cinquantaine de films jusqu’au début des années 60, généralement dans des seconds rôles.
 Ce n’est qu’en 1961 qu’elle obtient enfin sa grande chance au Septième Art en jouant la mère égoïste de Rita Tushingham dans «A Taste of Honey», qui lui vaut un BAFTA Award de la meilleure actrice.

Par la suite, elle est encore l’interprète des comédies «The Great St. Trinian’s Train Robbery» (1966), «The Sandwich Man» (1966) et «Up the Front» (1972) ainsi que du film d’horreur de la Hammer «Hands of the Ripper» (1971), dans lequel elle finit victime de la fille de Jack l’éventreur.

Le titre le plus curieux de sa filmographie demeure sans doute «Two a Penny» (1967), avec Cliff Richard, une production d’inspiration religieuse de la compagnie World Wide Pictures créée en 1951 par l’évangéliste Billy Graham.
 Après 1972, on ne la voit plus dans les salles obscures qu’à quatre reprises : en 1986, 1988, 2005 et dans un court-métrage en 2006.

Dora Bryan travaille aussi à la télévision dès la moitié des années 50.
 Dans ce domaine, on peut citer par exemple son propre show, «According to Dora» (1968-1969), deux épisodes d’«Absolutely Fabulous» en 1996 et 2001 ou sa participation à la sitcom «Last of the Summer Wine» de 2000 à 2005.

Durant son parcours, elle enregistre en outre quelques disques, parmi lesquels, notamment, «All I Want for Christmas is a Beatle», sorti en pleine Beatlemania en 1963.

Si l’artiste est bien chanceuse dans son métier, il n’en aura pas toujours été de même dans sa vie privée, qui comportera plusieurs périodes de dépression.
 Elle perdra trois enfants prématurés, devra faire face à la grave maladie dégénérative de son fils adoptif, aura la douleur de perdre sa fille adoptive, décédée alcoolique à l’âge de trente-six ans, et connaîtra la faillite suite à une catastrophique opération immobilière.

En 2006, des problèmes de mémoire l’obligent à abandonner son métier de comédienne.

Marlène Pilaete