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Micheline DAX (1924 / 2014)

Micheline Dax

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Micheline Dax (née à Paris, France) débute sur scène en 1946 avec la troupe des Branquignols.
 Artiste très populaire, elle se produit sur les planches jusqu’en 2009, et parmi les œuvres qu’elle interprète, on peut citer, entre autres, «L’école des cocottes» de Paul Amont et Marcel Gerbidon, «La vie parisienne» de Jacques Offenbach, «Interdit au public» de Jean Marsan, «Le don d’Adèle» de Barillet et Grédy, «N’écoutez pas, mesdames !» de Sacha Guitry, «Frederick ou le Boulevard du crime» d’Eric-Emmanuel Schmitt, «Miss Daisy et son chauffeur» d’Alfred Uhry, «Les monologues du vagin» d’Eve Ensler, «Arsenic et vieilles dentelles» de Joseph Kessserling,…

La télévision utilise aussi les talents de Micheline Dax et elle participe joyeusement à des émissions comme «Le francophonissime», «Les jeux de 20 heures» ou encore «L’académie des neuf».
 Sa voix se prête également très bien au doublage et on pense évidemment à la vache Azalée du «Manège enchanté» ou à Miss Piggy dans le «Muppet Show».

En tant que comédienne, citons par exemple le feuilleton «Le chef de famille» au début des années 80, les téléfilms «Une nounou pas comme les autres» (1994) et «Une nana pas comme les autres» (1995) avec Mimie Mathy, ou des séries comme «Les monos» en 2003, «Louis la Brocante» en 2007 ou «La plus pire semaine de ma vie» en 2010 et 2011.

Le cinéma n’est bien sûr pas insensible à une personnalité comme Micheline Dax. Sa filmographie commence avec «Branquignol» (1949) et s’achève avec «La femme invisible» (2008).

Jusqu’au milieu des années 70, elle tourne bon nombre de films dans lesquels elle est la partenaire d’acteurs n’engendrant pas la mélancolie comme Jean Richard, Darry Cowl, Fernand Reynaud, Francis Blanche, Jean Poiret, Michel Serrault, Robert Castel, Robert Dhéry, Jacques Legras, Michel Galabru,…

On peut ainsi la voir dans, notamment, «Courte-tête» (1956), «L’ami de la famille» (1957), «Ce joli monde» (1957), «Sacrée jeunesse» (1958), «A rebrousse-poil» (1960), «Le grand bidule» (1967), «La honte de la famille» (1968), «La dernière bourrée à Paris» (1973), «Vos gueules les mouettes» (1974), «Le grand fanfaron» (1975),…
Plus tard, elle apparaît par exemple dans «Pentimento» (1989) avec Antoine de Caunes ou dans «L’ex-femme de ma vie» (2004) avec Josiane Balako et Thierry Lhermitte.

Le titre le plus étrange de son parcours cinématographique est sans doute «Le pied !» (1974), une comédie érotique de Pierre Unia, futur spécialiste du porno, dont la musique est signée Laurent Voulzy. Qu’on se rassure, l’actrice ne doit pas se déshabiller dans cette production et laisse ce soin à des actrices comme Claudine Beccarie ou Béatrice Harnois, plus spécialisées dans ce domaine.

Ajoutons enfin à l’actif de Micheline Dax ses talents de chanteuse et de siffleuse. Ce dernier don peut d’ailleurs se vérifier sur l’air du générique de «Crésus» (1960) de Jean Giono, dans des disques comme «Micheline Dax siffle pour vous» dans les années 50 et «Les plus grands airs sifflés» en 1995 ou à l’occasion de ses collaborations avec William Sheller («Aria Dax») et Stéphane Eicher («Avec toi»).

Marlène Pilaete