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Columba DOMINGUEZ (1929 / 2014)

Columba Dominguez

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Columba Dominguez (née à Guaymas, Mexique) débute à l’écran au milieu des années 40.
 Elle ne tarde pas à faire la connaissance de l’acteur et réalisateur Emilio Fernandez et entame une relation sentimentale avec lui.
 Il lui donne sa première grande chance en lui faisant jouer Sara, amoureuse du même homme que Maria Felix, dans «Maclovia» (1948), qui lui vaut un Ariel du meilleur second rôle.

Elle devient alors une vedette du cinéma mexicain et son nom reste indissociable de celui de Fernandez durant plusieurs années.
 Sous sa direction, elle tourne encore «Pueblerina» (1949), «La malquerida» (1949), «Un dia de vida» (1950), «La bienamada» (1951), «El mar y tu» (1952), «Cuando levanda la niebla» (1952) et «Reportaje» (1953).

Après la fin de son mariage, son image cinématographique évolue et on note plus de variété dans les personnages qu’elle incarne.
 Parmi les films de cette seconde partie de carrière, on peut citer, entre autres, «El rio y la muerte» (1954), «Historia de un abrigo de mink» (1955), «Esposas infieles» (1956), «La virtud desnuda» (1956), dans lequel elle a plusieurs scènes dénudées, «Cabaret tragico» (1958), «Mundo, demonio y carne» (1960), «Los hermanos del Hierro» (1961), «El tejedor de milagros» (1962), «Animas Trujano» (1962), «Furia en el Eden» (1964), «Duelo de pistoleros» (1966), «Ambicion sangrienta» (1968),…

Elle figure aussi au générique de «Pueblito» (1962), qui lui permet de retrouver une dernière fois Emilio Fernandez à la mise en scène.

Le cinéma mexicain étant à l’époque friand de films d’horreur et de science-fiction, elle apparaît en outre dans «Ladron de cadaveres» (1957), «La loba» (1965) et «Aventura al centro de la tierra» (1965).

Durant son parcours, Columba Dominguez travaille peu à l’étranger. Relevons toutefois la production italienne «L’edera» (1950), d’Augusto Genina, dans laquelle elle interprète une jeune Sarde que sa dévotion envers la famille qui l’a recueillie et élevée mène au crime.
 Par contre, sa participation à «Pan, amor y Andalucia» (1958) ne lui apporte pas de grande satisfaction en tant qu’actrice, hormis le fait de côtoyer Vittorio de Sica.

Dès la fin des années 60, son activité est plus réduite et elle ne travaille plus qu’occasionnellement au Septième Art et à la télévision.

Marlène Pilaete