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Yolande DONLAN (1920 / 2014)

Yolande Donlan

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Fille de James Donlan, un prolifique acteur de second plan apparaissant dans une centaine de productions de 1929 à la fin des années 30, Yolande Donlan (née à Jersey City, Etats-Unis) suit les traces paternelles mais sa carrière, aussi bien à l’écran que sur scène, ne décolle pas rapidement.
 Elle doit ainsi se contenter de petits rôles, comme celui d’une femme de chambre française dans le film d’horreur de série B « The Devil Bat» (1940), dans lequel on retrouve un spécialiste du genre, Bela Lugosi.

Heureusement, la situation évolue positivement dans la seconde moitié des années 40.
 Elle est en effet remarquée au théâtre à Boston dans «Born Yesterday» de Garson Kanin, une œuvre qui, à la même époque, vaut à Judy Holliday de triompher à Broadway.
 Elle est alors engagée par Laurence Olivier pour créer cette pièce à Londres, ce qu’elle fait en janvier 1947 au Garrick Theater.

Le succès qu’elle y remporte en fait une étoile du West End et le cinéma britannique ne tarde pas à s’intéresser à la pétillante comédienne.
 Elle est dès lors la vedette de «Miss Pilgrim’s Progress» (1949), «The Body Said No !» (1950), «Mister Drake’s Duck» (1951), «Penny Princess» (1952), «They Can’t Hang Me» (1955), «Expresso Bongo» (1959), «Jigsaw» (1962) et «80,000 Suspects» (1963), tous réalisés par Val Guest, qu’elle épouse d’ailleurs en 1954.

Elle travaille aussi à deux reprises sous la direction d’autres metteurs en scène, Ralph Thomas pour «Traveller’s Joy» (1950) et H. Bruce Humberstone pour «Tarzan and the Lost Safari» (1957), avec Gordon Scott sous les traits du seigneur de la jungle.

Dès le milieu des années 60, elle s’éloigne du monde du show-business.
 On ne la revoit plus par la suite que dans des seconds rôles dans deux films en 1970 et 1976 et dans une série télévisée en 1981.

Marlène Pilaete