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Marie DUBOIS (1937 / 2014)

 

Marie Dubois

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Marie Dubois (née à Paris, France) débute à l'écran en 1959 et incarne bientôt un des trois personnages féminins principaux de «Tirez sur le pianiste» (1960) de François Truffaut.
 Désormais vedette du cinéma français, elle ne voit aucun problème à mélanger cinéma d'auteur et films populaires et à passer du drame à la comédie avec un égal bonheur.

Dans le souvenir du grand public, elle restera sans doute la fraîche et jolie Juliette dont s'éprend Bourvil dans la triomphale «Grande vadrouille» (1966).
 Elle avait d'ailleurs déjà été la partenaire de cet acteur, accompagné de Lino Ventura, dans un autre grand succès, «Les grandes gueules», classé à la huitième place du box-office de l'année 1965.

Parmi ses autres films, on peut citer, entre autres, «Jules et Jim» (1961), dans lequel Truffaut lui réserve une scène d'imitation de locomotive, «La ronde» (1963), «L'âge ingrat» (1964), «Le dix-septième ciel» (1965), «Le voleur» (1966), «Ce sacré grand-père» (1967), «La maison des Bories» (1969), «Bof ... Anatomie d'un livreur» (1970), «L'oeuf» (1971), «Vincent, François, Paul… et les autres» (1974), «La menace» (1977), qui lui vaut le César du meilleur second rôle, «Mon oncle d'Amérique» (1979), «Il y a longtemps que je t'aime» (1979), «L'ami de Vincent» (1982),…
 
Elle figure aussi au générique des chants du cygne de deux grands réalisateurs, René Clair et Luchino Visconti, dans, respectivement, «Les fêtes galantes» (1965) et «L'innocent» (1976).

On la voit également dans quelques co-productions internationales aux génériques hétéroclites comme «Le cascadeur» (1968), «Le rouble à deux faces» (1968), «Monte Carlo or Bust» (1969) ou encore «Le serpent» (1972).
 Elle peut y côtoyer des artistes comme Tony Curtis, Walter Chiari, Gert Froebe, Terry-Thomas, Robert Taylor, George Chakiris, Gina Lollobrigida, Yul Brynner, Henry Fonda, Dirk Bogarde, Virna Lisi, etc.

N'oublions pas non plus de mentionner sa collaboration avec le réalisateur suisse Michel Soutter dans «Les arpenteurs» (1972) et «L'escapade» (1973) et ses deux incursions dans le cinéma belge, «Du bout des lèvres» (1975) et «Une femme en fuite» (1981).

Après avoir été la tête d'affiche féminine de «L'intrus» (1984), la première production réservant un rôle de premier plan à Richard Anconina suite à son interprétation remarquée dans «Ciao pantin», elle est moins active au cinéma.
 En effet, atteinte de la sclérose en plaques, elle ne peut plus exercer son métier de comédienne comme elle l'entend et sa filmographie est désormais plus clairsemée.

Durant sa carrière, Marie Dubois touche aussi au théâtre et à la télévision.
 Dans ce dernier domaine, citons notamment le téléfilm «Marie Curie - Une certaine jeune fille» en 1965 ou ses participations aux séries «Madame le juge» en 1978 et «Maigret» en 1993.

Marlène Pilaete