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Annemarie DÜRINGER (1925 / 2014)

Annemarie Düringer

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Après avoir étudié l’art dramatique au Cours Simon à Paris et au Max Rheinhardt-Seminar à Vienne, Annemarie Düringer (née à Arlesheim, Suisse) entre en 1949 dans la troupe du prestigieux Burgtheater viennois, dont elle reste membre jusqu’à la fin de sa vie.
 Notons cependant qu’elle ne réserve pas uniquement son talent à cette illustre maison.

Parmi les pièces que joue cette actrice de théâtre renommée, on peut citer, entre autres, «Don Juan» de Molière, «Songe d’une nuit d’été» de Shakespeare, «Les voleurs» de Schiller, «Le deuil sied à Electre» d’Eugene O’Neill, «La Maison de Bernarda Alba» de Federico Garcia Lorca,…

Elle débute à l’écran, directement en vedette, dans «Der Feldherrnhügel» (1953) et «Du bist die Welt für mich» (1953), deux films autrichiens mis en scène par Ernst Marischka.
 Elle poursuit ensuite son parcours d’étoile du Septième Art en Allemagne avec des titres comme, notamment, «Die Stadt ist voller Geheimnisse» (1954), «Ein Mann vergisst die Liebe» (1955), «Vor Sonnenuntergang» (1956), «Nachts, wenn der Teufel kam» (1957), «Der Lügner» (1961),…

Elle tourne en outre «Count Five and Die» (1957) en Angleterre et est l’interprète de quatre films suisses : «Die Käserei in der vehfreude» (1958), «S.O.S. Gletscherpilot» (1959), «Anne Bäbi Jowäger – I. Teil : Wie Jakobli zu einer Frau kommt» (1960) et «Anne Bäbi Jowäger – II. Teil : Jakobli und Meyeli» (1961).

Après 1961, elle ne travaille plus qu’occasionnellement pour le cinéma.
 On peut toutefois encore mentionner, par exemple, «Dällebach Kari» (1970), «La dentellière» (1976), dans lequel elle incarne la mère d’Isabelle Huppert, ou le rôle-titre de «Lovely Louise» (2013).

Annemarie Düringer a également l’occasion de croiser Rainer Werner Fassbinder à plusieurs reprises.
 En effet, elle figure au générique de «Schatten der Engel» (1975), dont il signe le scénario et joue le personnage masculin principal, et est sa partenaire dans le court-métrage «Bourbon Street Blues» (1978), la dernière réalisation de Douglas Sirk.
 Il la dirige ensuite dans la série télévisée «Berlin Alexanderplatz» (1980) et la transforme en machiavélique doctoresse dans «Die Sehnsucht der Veronika Voss» (1981), qui vaut d’ailleurs au metteur en scène un Ours d’Or au festival de Berlin.

Pour terminer, relevons, parmi plusieurs prestations au petit écran, «Rosersholm» (2001), une adaptation d’une pièce d’Ibsen qu’elle avait joué sur scène ou encore un téléfilm franco-autrichien avec Marhe Keller, «Sous un autre jour» / «In einem anderen Licht» en 2009.

On ne s’étonnera pas de la retrouver aussi aussi au générique de quelques épisodes de «Tatort» et «Derrick».

Marlène Pilaete