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Mona FREEMAN (1926 / 2014)

Mona Freeman

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Mona Freeman (née à Baltimore, Etats-Unis) commence sa carrière de mannequin à l’âge de quatorze ans, au sein de l’agence réputée Powers. En mai 1941, son patron, John Robert Powers, la choisit pour porter le titre de «Miss Subways», ce qui accroît considérablement sa visibilité.

Le cinéma s’intéresse bientôt à elle, sous les traits du fantasque milliardaire Howard Hughes, qui décide de lui faire signer un contrat, qu’il revend plus tard sans lui avoir fait tourner un seul film.
 C’est finalement en 1944 qu’elle débute à l’écran.

On ne tarde pas à la remarquer en belle-fille d’Irene Dunne dans «Together Again» (1944) et en jeune femme s’éprenant d’un meurtrier qui envisage d’en faire sa prochaine victime dans «Danger Signal» (1945).
 Elle obtient alors ses deux premiers rôles principaux en 1946 dans «Black Beauty» et «That Brennan Girl».

Durant les premières années de sa carrière de vedette, elle est notamment réputée pour jouer, de manière convaincante, les teenagers et les personnages juvéniles, alors qu’elle n’en a plus l’âge.
 On se rappelle ainsi de la malicieuse et un peu irresponsable sœur adolescente de Joan Caulfield dans les comédies «Dear Ruth» (1947) et «Dear Wife» (1949). Son interprétation est tellement appréciée que, dans le troisième épisode de la série, «Dear Brat» (1951), c’est elle qui se retrouve au centre de l’histoire.

Elle est également crédible en fille de Betty Grable dans «Mother Wore Tights» (1947) et de Joan Fontaine dans «Darling, How Could You ?» (1951), deux actrices nées respectivement en 1916 et 1917.

Mona Freeman finit par se lasser de cette image mais force est de constater que sa période de plus gros succès y est associée.

De sa filmographie, on peut encore citer, notamment, «Isn’t It Romantic ?» (1948), «Streets of Laredo» (1949), «I Was a Shoplifter» (1950), «The Lady from Texas» (1951), «Angel Face» (1952), «Thunderbirds» (1952), «Battle Cry» (1955), «Huk !» (1956), «Dragoon Wells Massacre» (1957),…
 Elle est en outre la protagoniste de deux thrillers britanniques : «Before I Wake» (1955), dans lequel elle doit faire face à une Jean Kent particulièrement diabolique, et «Dial 999» (1955).

Après «The World Was His Jury» (1958), elle se consacre à la télévision, pour laquelle elle travaille déjà depuis plusieurs années. Elle participe alors à des séries comme «Au nom de la loi», avec Steve McQueen, «Maverick» ou encore «Perry Mason».

Ayant perdu progressivement l’envie de poursuivre son métier de comédienne, elle se retire en 1966 et ne fait plus qu’un ultime retour devant les caméras dans un téléfilm en 1972.

Marlène Pilaete