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Martha HYER (1924 / 2014)

Martha Hyer

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Martha Hyer (née à Fort Worth, Etats-Unis) débute à l’écran en 1946. Dès 1947, elle tourne plusieurs westerns de série B en compagnie de spécialistes du genre comme Tim Holt, Charles Starrett alias The Durango Kid, Allan Lane, Ben Johnson ou Kirby Grant.

Elle a un peu de mal à se faire remarquer et ce n’est pas en figurant en tête d’affiche de «Oriental Evil» (1951) et «Geisha Girl» (1952), deux films co-réalisés par C. Ray Stahl, son époux de l’époque, que la situation change.

Elle se sépare de lui après qu’il l’ait à nouveau dirigée «The Scarlet Spear», qui sort en mars 1954 sans faire de grandes vagues. Heureusement, le reste de l’année 1954 lui réserve de meilleures opportunités grâce à, notamment, deux bons thrillers, «Down Three Dark Streets» et «Cry Vengeance», et à son interprétation de blonde distinguée, qui doit lutter contre le charme ravageur d’Audrey Hepburn, dans «Sabrina».

Sa carrière de vedette est désormais lancée, bien qu’elle n’atteigne jamais le premier rang des stars hollywoodiennes.
 Cela ne l’empêche néanmoins pas de travailler à un rythme soutenu, aussi bien dans des rôles principaux que secondaires, jusqu’au début des années 70, touchant à pratiquement tous les styles (comédie, drame, épopée biblique, action, science-fiction, horreur, western) et mélangeant classiques et films de seconde zone.

De sa filmographie, on peut extraire, entre autres, «Red Sundown» (1956), «Mister Cory» (1957), «Battle Hymn» (1957), «Some Came Running» (1958), qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle, «The Big Fisherman» (1959), «The Carpetbaggers» (1964), «The Sons of Katie Elder» (1965), «The Chase» (1966), «Picture Mommy Dead» (1966), «Once You Kiss a Stranger» (1969),…

Dans un registre plus léger, on peut citer par exemple «Francis in the Navy» (1955) avec Donald O’Connor, «Kelly and Me» (1957) avec Van Johnson, «The Delicate Delinquent» (1957) avec Jerry Lewis, «Paris Holiday» (1958) avec Bob Hope et Fernandel, «The Last Time I Saw Archie» (1961) avec Robert Mitchum et Jack Webb ou encore «The Man from the Diner’s Club» (1963) avec Danny Kaye.

Dans les années 60, alors que son succès décline peu à peu aux U.S.A., elle se tourne vers l'étranger.
 On la voit alors dans le film mexicain «Cuernavaca en primavera» (1966) mais c'est en Europe qu'elle est la plus active.
 Elle accepte les offres en provenance d'Angleterre pour «First Men in the Moon» (1964) et «Crossplot» (1969), d'Italie pour «Due marines e un generale» (1965) et «Lo scatenato» (1968) et d'Espagne pour «La mujer de otro» (1966).

Elle figure en outre parmi les protagonistes de la co-production germano-franco-italienne «Die Herrin der Welt» / «Les mystères d'Angkor» / «Il mistero dei tre continenti» (1960), de la co-production hispano-américaine «Fuego/Pyro» (1964) et de la co-production hispano-allemande «La casa de las mil munecas/Das Haus der tausend Freuden» (1967).

L'actrice est aussi active à la télévision dès 1950, se produisant dans des programmes comme «The Alfred Hitchcock Hour» mais aussi, en écho à ses débuts, dans des séries la menant dans l'univers du Far West comme «Rawhide» avec Clint Eastwood, «Le proscrit» avec Chuck Connors ou «Le Virginien» avec James Drury.

Elle fait sa dernière apparition cinématographique dans le film à petit budget «The Day of the Woves» (1971) et elle travaille pour la dernière fois pour le petit écran en 1974. Epouse du célèbre producteur Hal B. Wallis depuis 1966, elle participe encore au scénario de «Rooster Cogburn» (1975), un western avec John Wayne et Katharine Hepburn figurant à l'actif de son mari, avant de s'éloigner définitivement du monde du spectacle.

Dans les années 80, la trop dépensière Martha Hyer se retrouve mêlée à une affaire de prêts contractés auprès d'escrocs. Hal B. Wallis, qu'elle avait tenu à l'écart de ses frasques, la sortira de mauvais pas avec l'aide du F.B.I. et d'avocats spécialisés.

Marlène Pilaete