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Elina LABOURDETTE (1919 / 2014)

Elina Labourdette

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Après avoir fait une petite apparition non-créditée dans «Prison sans barreaux» (1937), Elina Labourdette (née à Paris, France) est choisie par G.W. Pabst pour jouer une jeune fille tenue longtemps dans l’ignorance des activités douteuses de sa mère dans «Le drame de Shanghaï» (1938).
 Pour la retrouver à l’écran, il faut ensuite attendre «Le pavillon brûle» (1941), adaptation d’une pièce qui lui avait valu un beau succès sur scène au théâtre des Mathurins.

Le titre le plus connu de la filmographie de cette élégante vedette demeure sans doute «Les dames du Bois de Boulogne» (1944) de Robert Bresson, dans lequel sa formation de danseuse est mise à contribution et aide à la crédibilité du personnage.
 Elle est aussi une épouse bien mécontente du retour de son premier mari qu’elle croyait mort dans «La vierge de Rhin» (1953) ou une jolie fleuriste qui ne laisse pas insensible Robert Lamoureux dans «Papa, maman, ma femme et moi» (1955).
 Elle incarne également Gaby Farnoux dans «La nuit des suspectes» (1957), un rôle repris en 2001 par Catherine Deneuve dans la version de François Ozon, «Huit femmes».

Parmi ses autres films, on peut citer, entre autres, «Des jeunes filles dans la nuit» (1942), «Les trafiquants de la mer» (1947), «Les aventuriers de l’air» (1950), «Monsieur Fabre» (1951), «Ouvert contre X» (1952), «C’est arrivé à Aden» (1956),…
Le cinéma anglais utilise en outre son talent pour «To Paris With Love» (1955), qui lui permet de côtoyer Alec Guinness, et «The Truth About Women» (1957), qui en fait une des charmantes créatures traversant la vie amoureuse de Laurence Harvey.

Alors qu’elle franchit le cap de la quarantaine, on lui propose encore quelques offres intéressantes.
 On pense notamment à «Lola» (1960) de Jacques Demy, qui lui donne l’occasion de briller en veuve troublée par un jeune homme, ou encore à son incursion dans l’univers de Jean-Pierre Mocky pour «Snobs !» (1961).
 A partir de 1970, elle ne travaille plus pour le Septième Art, excepté pour un court-métrage en 2011.

La carrière théâtrale d’Elina Labourdette mérite bien sûr d’être mentionnée et est sans doute à son apogée dans les années 50 avec des œuvres comme «Malatesta» de Montherlant, «La répétition ou l’amour puni» d’Anouilh, «Œdipe» de Gide, «La main passe» de Feydeau ou «La folie» de Louis Ducreux.

De 1958 à 1983, l’actrice travaille sporadiquement pour la télévision.
 On peut ainsi la voir dans, par exemple, «Président Faust» en 1974, une version moderne du drame de Goethe dont le journaliste et écrivain Louis Pauwels, son époux depuis 1956, est le dialoguiste et co-scénariste.

Marlène Pilaete