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Vira SILENTI (1931 / 2014)

Vira Silenti

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Vira Silenti (née à Naples, Italie) débute à l’écran en jouant la petite Mimma dans «Una notte dopo l’opera» (1942), dans lequel, malgré son âge et son inexpérience, elle fait preuve d’un talent certain, qui ne passe alors pas inaperçu.
 Elle tient son premier rôle de jeune fille dans «Montecassino nel cerchio di fuoco» (1946) et, plus tard, côtoie Toto dans «Toto cerca moglie» (1950) et «Toto Tarzan» (1951).

Après quelques années passées un peu à l’arrière-plan, sa place progresse dans les génériques.
 Même si sa carrière de vedette ne figure pas parmi les plus flamboyantes de l’histoire du Septième Art italien, elle arrive à se faire une place, marquée par une personnalité cinématographique plutôt douce et discrète.

Du début des années 50 jusqu’au milieu des années 60, elle touche à des styles différents avec des films en costumes comme «La storia del fornaretto di Venezia» (1952), «Il figlio del corsaro nero» (1958) ou «Il ponte dei sospiri» (1964), des comédies comme «Domenica è sempre domenica» (1958) ou «Vacanze d’inverno» (1959), le péplum «Giuseppe venduti dai fratelli» (1960), qui nous la présente en épouse de Joseph, célèbre personnage du livre de la Genèse, ou encore trois épisodes de la série des «Maciste» : «Maciste nella valle dei re» (1960), «Maciste nella terra dei ciclopi» (1961) et «Maciste all’inferno» (1962).

Elle affronte en outre les intrigues d’Elisa Cegani dans «La nemica» (1952), est un des personnages féminins de «I vitelloni» (1953) de Fellini et interprète la charmante créature auprès de qui le héros va refaire sa vie dans «François il contrabbandiere» (1954).
 Elle est également la tête d’affiche féminine de la production espagnole «Lo que nunca muere» (1954).

Après le thriller «Col cuore in gola» (1967) et le film de guerre «Commando suicida» (1968), elle n’est plus active au cinéma, hormis, semble-t-il, une apparition non-créditée dans «Sul filo del rasoio» (1992).

La télévision, pour laquelle elle travaille jusqu’en 1980, utilise sans doute d’avantage les dons de comédienne de Vira Silenti.
 Pour le petit écran, elle incarne, entre autres, Juliette Capulet dans «Romeo e Giulietta» en 1954, la coquette Amy en 1955 dans «Piccole donne», une adaptation des «Quatre filles du Docteur March», Natacha dans «Umiliati e offesi», d’après Dostoïevski, en 1958, ou encore Eléonore Duplay, qui nourrit de tendres sentiments envers un Robespierre ayant les traits de Serge Reggiani, dans «I giacobini» en 1962.

Notons enfin que Vira Silenti est également très appréciée dans le monde du doublage et est par exemple la voix italienne d'Eudora Weldon, un des personnages de la série américaine «Flamingo Road» ayant les traits de Barbara Rush.

Elle meurt après avoir été renversée par une voiture.

Marlène Pilaete