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Irene EISINGER (1903 / 1994)

Irene Eisinger

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Irene Eisinger (née à Cosel, Allemagne, aujourd’hui Kedzierzyn-Kozle, Pologne) fait ses débuts de cantatrice à Bâle en 1926.
 Durant les années qui suivent, elle se fait un nom en travaillant à Berlin, Vienne et Salzbourg. Parmi les auteurs qu’elle interprète, on trouve notamment Mozart («Le mariage de Figaro», «La flûte enchantée»), Richard Strauss («Die ägyptische Helena») ou encore Kurt Weil («Die Bürgschaft»).

Sortant des sentiers battus, elle n’hésite pas à être en 1932 une des interprètes de la revue de Mischa Spoliansky «Rufen Sie Herrn Plim».

Au début des années 30, sa popularité amène Irene Eisinger à se retrouver à l’affiche de trois films musicaux allemands : «Zwei Herzen im Dreiviertel-Takt» (1930), «Die Försterchristl» (1931) et «Die lustingen Weiber von Wien» (1931).
 Elle apparaît aussi dans les courts-métrages «Kabarett-Program Nr. 4» (1931) et «Eine Johann-Strauss Fantasie» (1933).

On peut lire çà et là qu’elle aurait également tourné en 1926 une première version de «Die Försterchristl» mais les sources ne concordent pas à ce sujet et cette information reste fortement sujette à caution.
 Notons d’ailleurs que l’héroïne de cette production muette des années 20 est Lya Mara.

D’origine juive, Irene Eisinger se voit contrainte d’abandonner sa carrière en Allemagne à l’avènement d’Hitler au pouvoir en 1933.
 Elle chante alors en Tchécoslovaquie durant quelques années.
 En 1934, elle fait également ses débuts en Angleterre en incarnant avec grand succès Despina dans «Cosi fan tutte» au festival de Glyndebourne, dont elle va devenir une habituée.

Elle se produira aussi durant la saison 1936-1937 à Covent Garden dans «Hansel et Gretel» de Humperdinck et «Die Fledermaus» de Johann Strauss.
 Toujours éclectique, elle figure en outre dans la comédie musicale «Follow the Sun» au Adelphi Theatre en 1936.

Vu le bon accueil qu’on lui réserve, Irene Eisinger finit par s’installer en Grande-Bretagne.
 En 1939, elle fait une petite apparition au cinéma dans «Young Man’s Fancy», qui clôt sa filmographie.

On la voit pour la dernière fois au festival de Glyndebourne en 1949, à nouveau dans «Cosi fan tutte».

Marlène Pilaete