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Anna MOFFO (1932 / 2006)

Anna Moffo

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Anna Moffo (née à Wayne, Etats-Unis) débute sur scène en Italie en 1955, après y avoir achevé ses études de chant.
 L’année suivante, elle remporte un grand succès grâce à «Madame Butterfly», adaptation du célèbre opéra diffusée sur la chaîne télévisée RAI, et devient célèbre.

Elle ne tarde alors pas à se produire à Aix-en-Provence, Vienne, Salzbourg, Milan et Naples et fait ses débuts américains à Chicago en 1957.
 En 1959, elle figure pour la première fois au programme du Metropolitan Opera de New York, une salle prestigieuse qu’elle fréquentera à de nombreuses reprises par la suite, tout en poursuivant une brillante carrière internationale.

Parmi les opéras auxquels elle prête son talent et sa beauté, on peut citer, entre autres, «La Traviata» de Verdi, «Les contes d’Hoffmann» d’Offenbach, «Faust» de Gounod, «La flûte enchantée» de Mozart, «Pelléas et Mélisande» de Debussy, «L’élixir d’amour» de Donizetti, «Turandot» de Puccini, «Manon» de Massenet, etc.

Dès la fin des années 60, elle commence à éprouver des problèmes vocaux. En effet, elle ne se ménage pas et a un emploi du temps beaucoup trop chargé.
 Au milieu des années 70, elle est victime d’une dépression nerveuse. Après s’être éloignée quelque temps, elle fait son retour mais ne retrouvera plus les sommets atteints lors de sa période de gloire et finira par se retirer au début des années 90.

Pour le cinéma, elle est, en Italie, l’interprète de «Menage all’italiana» (1965), «Una storia d’amore» (1970), dans lequel elle étonne le public en apparaissant dénudée, «Il divorzio» (1970), «La ragazza di nome Giulio» (1970) et «Concerto per pistola solista» (1970).
 Notons qu’il s’agit là de véritables prestations d’actrice.

Par contre, «La serva padrona», «La Traviata» et «Lucia di Lammermoor», réalisés par son premier mari, Mario Lanfranchi, sont des œuvres lyriques filmées, comme l’est d’ailleurs aussi la co-production germano-austro-hongroise «Die Czardasfürstin» (1971).

On peut en outre la retrouver dans la prestigieuse distribution d’ «Austerlitz» (1960) d’Abel Gance et au générique du film d’aventures américain «The Adventurers» (1970).

Elle travaille également pour la télévision aux U.S.A., en Allemagne et en Italie, où elle anime notamment sa propre émission en 1964 et 1967.

Marlène Pilaete