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Toti DAL MONTE (1893 / 1975)

Toti Dal Monte

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Toti Dal Monte (née à Mogliani Veneto, Italie) fait ses débuts à la Scala de Milan en 1916 et ne tarde pas à devenir une artiste lyrique renommée.
 Elle se produit aussi bien dans son pays natal qu’à l’étranger et travaille à plusieurs reprises sous la direction du célèbre Arturo Toscanini, qui l’apprécie beaucoup.

Son talent est mis en valeur dans, notamment, «Rigoletto» et «La Traviata» de Verdi, «Lodoletta» de Mascagni, «La Bohême» et «Madame Butterfly» de Puccini, «Le barbier de Séville» de Rossini, «Lucia di Lammermoor» et «L’élixir d’amour» de Donizetti, «La somnambule» de Bellini, etc.

Après avoir fait ses adieux officiels à l’opéra dans la seconde moitié des années 40, elle ne délaisse pas tout à fait son art et donne encore plus tard des récitals, dans un répertoire Renaissance et Baroque.
 En 1969, elle crée le "concours international de chant Toti Dal Monte", qui, depuis, a lieu chaque année à Trévise.

Elle débute au cinéma dans «Il carnevale di Venezia» (1939), dans lequel elle incarne une cantatrice qui, bien des années après avoir abandonné sa carrière, vient en aide à sa fille en chantant à sa place lorsque celle-ci est prise de panique au moment de se produire à la radio.
 On la voit aussi dans un des épisodes du film à sketches «Gli assi della risata/Programma comico» (1943-1944), qui lui permet d’interpréter l’air populaire «Ciribiribin».

Elle figure ensuite au générique de «Fiori d’arancio», tourné en 1944 mais qui ne connaîtra qu’une sortie limitée quelques années plus tard.
 Cette dernière production émane des studios du Nord de l’Italie, placés alors sous l’égide de la République mussolinienne de Salo.
 Cependant, rien ne peut être reproché à Toti Dal Monte qui, à l’époque, profite de la bienveillance dont font preuve les autorités fascistes à son égard, pour apporter son aide à la Résistance.

Outre «Il carnevale di Venezia», elle tient un autre rôle de premier plan dans «Cuore di mamma» (1954), celui d’une ancienne diva d’opéra ayant fait élever sa fille, fruit d’une relation illégitime, par une autre femme.
 Le reste de sa filmographie se compose de prestations secondaires dans «Il vedovo allegro» (1950) et «Anonimo veneziano» (1970).

A la télévision, elle joue en outre la mère de Cromwell en 1969 dans «Oliver Cromwell : Rittrato di un dittatore».
 Pour terminer, rappelons qu’elle touche aussi au théâtre durant son parcours professionnel avec, notamment, «Les rustres» et «Barouf à Chioggia» de Goldoni ou encore «Six personnages en quête d’auteur» de Pirandello.

Marlène Pilaete