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Julia FAYE (1893 / 1966)

Julia Faye

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Julia Faye (née à Richmond, Etats-Unis) débute à l'écran en 1915 et travaille en 1916 pour la compagnie Keystone.
 En 1917, elle incarne la suivante de la fille de l'empereur aztèque Montezuma dans «The Woman God Forgot» de Cecil B. DeMille, avec qui elle se lie sentimentalement, bien qu'il soit marié.

Jusqu'à la fin des années 20, le célèbre réalisateur la dirige encore à une vingtaine de reprises et on peut ainsi la voir dans, entre autres, «Till I Come Back to You» (1918), «Don't Change Your Husband» (1919), «Something to Think About» (1920), «Fool's Paradise» (1921), «Saturday Night» (1922), «The Ten Commandments» (1923), «Feet of Clay» (1924), «The Volga Boatman» (1926), «The King of Kings» (1927),…
 Pour rester dans la famille, le frère de Cecil, William De Mille, utilise l'actrice dans «Nice People» (1922) et «Don't Call It Love» (1923).

Donald Crisp est un autre metteur en scène employant beaucoup Julia Faye, comme le prouvent «A Roadside Impresario» (1917), «Venus in the East» (1918), «A Very Good Young Man» (1919), «It Pays to Advertise» (1919) «The Six Best Cellars» (1920) et «The Fighting Eagle» (1927).

De la carrière muette de cette vedette, mêlant rôles secondaires et plus substantiels, on peut encore relever, notamment, «Stepping Out» (1919), «Life of the Party» (1920), «Changing Husbands» (1924), «Hell's Highroad» (1925), «Bachelor Brides» (1926), «Corporal Kate» (1926), «His Dog» (1927), «Turkish Delight» (1927),…

Elle aborde le parlant en interprétant une épouse amorale et cupide dans «Dynamite» (1929), à nouveau sous la direction de Cecil B. DeMille, mais c'est là sa dernière prestation importante.
 En effet, après être restée dans l'ombre de Marion Davies dans «Not so Dumb» (1930) et de Lupe Velez et Eleanor Boardman dans «The Squaw Man» (1931), elle doit se contenter de petits rôles. Un certain nombre d'entre eux lui sont d'ailleurs confiés par Cecil B. De Mille, qui ne l'oublie pas, même si leur longue liaison n'est alors plus qu'un souvenir. Citons, par exemple, une amérindienne dans «North West Mounted Police» (1940), une infirmière dans «The Story of Dr. Wassell» (1944), la servante Hisham dans «Samson and Delilah» (1949), une habilleuse dans «The Greatest Show on Earth» (1952) ou encore Elisheba, l'épouse d'Aaron, dans «The Ten Commandments» (1956).

Marlène Pilaete