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Gaby MORLAY (1893 / 1964)

Gaby Morlay

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Gaby Morlay (née à Angers, France) débute sur scène dans une revue en 1912.
 En 1915, elle obtient son premier succès grâce à la pièce patriotique «Les exploits d'une petite Française» et, en 1918, Louis Verneuil la choisit pour jouer «Le traité d'Auteuil».

Devenue un des grands noms du théâtre français, elle est, par la suite, l'interprète de, entre autres, «Simone est comme ça» d'Yves Mirande et Alex Madis, «Après l'amour» de Pierre Wolff et Henri Duvernois, «La femme en blanc» de Marcel Achard, «Quadrille» de Sacha Guitry, «Lorsque l'enfant paraît» d'André Roussin ou encore «Le long voyage vers la nuit» d'Eugene O'Neill.

Elle retrouve l'univers de Louis Verneuil dans «La petite reine», «Mademoiselle ma mère», «Le fauteuil 47» et «Fascicule noir» mais c'est finalement Henry Bernstein qui détient le record d'œuvres joués par l'actrice avec six titres : «Félix», «Le venin», «Le secret», «Mélo», «Le jour» et «Le messager».

Le cinéma s'intéresse à Gaby Morlay dès la première moitié des années 10.
 Elle apparaît alors dans la série policière des «Bennett Parker» et est la partenaire de Max Linder dans quelques productions.
 Par la suite, elle travaille notamment à plusieurs reprises sous la direction de Charles Burguet, par exemple dans «Au paradis des enfants» (1917), «Un ours» (1918) ou encore «La mendiante de Saint-Supice» (1923).

Elle participe aussi à des entreprises plus prestigieuses comme le film en costumes «L'agonie des aigles» (1921), avec Séverin-Mars, ou «Les nouveaux messieurs» (1928) de Jacques Feyder, qui connaît quelques démêlés avec la censure pour atteinte à la dignité du Parlement.
 Toutefois, durant la période du muet, le septième Art ne représente qu'une activité secondaire pour Gaby Morlay, qui privilégie sa carrière sur les planches.

Tout change avec l'avènement du parlant, qui la transforme en star de l'écran à part entière.
 Très aimée du public, elle fréquente régulièrement les studios de tournage dès 1930 et, de sa filmographie bien fournie, on peut extraire «Accusée levez-vous» (1930), «Ariane, jeune fille russe» (1931), «Il était une fois» (1933), «Le scandale» (1934), «Le roi» (1936), «Nuits de feu» (1937), «Giuseppe Verdi» (1938), réalisé en Italie, dans lequel elle incarne la seconde épouse du célèbre compositeur, «Le bois sacré» (1939), «Elles étaient douze femmes» (1940), «L'Arlésienne» (1941), «Le destin fabuleux de Désirée Clary» (1942), «Le voile bleu» (1942), «Service de nuit» (1943), «L'enfant de l'amour» (1944), «Un revenant» (1946), «Les amants du pont Saint-Jean» (1947), «Orage d'été» (1949), «Mammy» (1950), «Le plaisir» (1951), «Les amoureux de Marianne» (1953), «Papa, maman, la bonne et moi» (1954), «L'impossible Monsieur Pipelet» (1955), «Mon coquin de père» (1956), «Sacrée jeunesse» (1958), «Fortunat» (1960), etc.

L'année de sa disparition, l'infatigable comédienne est encore à l'affiche de «Monsieur» dans les salles obscures et reprend son grand succès «Lorsque l'enfant paraît» au théâtre des Nouveautés.

Marlène Pilaete