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Elsa WAGNER (1881 / 1975)

Elsa Wagner

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Venue du théâtre, Elsa Wagner (née à Reval, Russie, aujourd'hui Tallinn, Estonie) débute à l'écran en 1916. C'est le début d'une très longue carrière, comptant près de cent-cinquante films.
 Figure familière et populaire du cinéma germanique, elle joue toutes sortes de rôles : les mères, les tantes, les grands-mères, les veuves, les aristocrates, les servantes, les nounous, les gouvernantes, les comédiennes, les infirmières, les voisines,…

Sans jamais prétendre à figurer au premier rang des stars, elle traverse les époques sans encombre et côtoie sur les plateaux plusieurs générations de grandes vedettes, parmi lesquelles on peut citer, entre autres, Henny Porten, Paul Wegener, Conrad Veidt, Pola Negri, Werner Krauss, Hans Albers, Brigitte Horney, Gisela Uhlen, Marika Rökk, Sybille Schmitz, Paula Wessely, Gustav Gründgens, Heinz Rühmann, Attila Hörbiger, Ruth Leuwerik, Peter Van Eyck, Karlheinz Böhm, Liselotte Pulver, etc.

Elle est l'interprète de, notamment, «Das wandernde Licht» (1916), «Der Rattenfänger von Hameln» (1918), «Das Werkzeug des Cosimo» (1919), «Satanas» (1920), «Das Cabinet des Dr. Caligari» (1920), «Kameraden» (1921), «Der Brennende Acker» (1922), «Die Buddenbrooks» (1923), «Ein Minute vor Zwölf» (1925), «Was Kinder den Eltern verschweigen» (1927), «Der Alte Fritz» (1928), «Atlantik» (1929), «Das Lied vom Leben» (1931), «Was wissen denn Männer» (1933), «Musik im Blut» (1934), «Hundert Tage» (1935), «Annemarie - Die Geschichte einer jungen Liebe» (1936), «Das Schöne Fräulein Schragg» (1937), «Der Polizeifunk meldet» (1939), «Lauter Liebe» (1940), «Heimkehr» (1941), «Ein Windstoss» (1942), «Die Hochstaplerin» (1944), «Kein Platz für Liebe» (1947), «Figaros Hochzeit» (1949), «Liebeserwachen» (1953), «Ihr 106. Geburtstag» (1958), «Das Spukschloss im Spessart» (1960), «Das Ungeheuer von London-City» (1964), «Dr. Med. Fabian - Lachen ist die beste Medizin» (1969),…

Sa filmographie s'achève avec «Der Fussgänger» (1973) de Maximilien Schell, dans lequel elle croise d'autres actrices au passé bien rempli : Elizabeth Bergner, Lil Dagover, Käthe Haack, Françoise Rosay et Peggy Ashcroft.

De son brillant parcours sur scène, on peut extraire, par exemple, «Jugend» de Max Halba, «Faust» de Goethe, «Amphitryon» de Kleist, «Le roi Jean» de Shakespeare, «Un ennemi du peuple» d'Ibsen, «Charley's Aunt» de Brandon Thomas, «La boîte de Pandore» de Wedekind ou encore «Le rêve de l'Amérique» d'Edward Albee.
Ces quelques titres donnent une idée de la diversité de son talent.

Marlène Pilaete