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May WHITTY (1865 / 1948)

May Whitty

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May Whitty (née à Liverpool, Grande-Bretagne) débute sur scène à l'âge de seize ans.
 Elle remporte son premier succès personnel en 1889 dans la comédie «Our Flat» de Mrs H. Musgrave et est, durant plusieurs décennies, une actrice de théâtre réputée.

On la voit notamment incarner Susan Throssel à Bristol dans «Quality Street» (1903-1904) de J.M. Barrie ou encore se produire à Londres dans «The Sentimentalists» (1909-1910) de George Meredith.
 Elle est en outre choisie pour jouer en 1899 à Dublin «The Countess Cathleen» de William Butler Yeats, la première production présentée par le «Irish Literary Theatre», fondé à l'époque pour promouvoir les œuvres théâtrales irlandaises.

Durant la première guerre mondiale, elle se dépense sans compter pour des organisations de bienfaisance et, en reconnaissance des services rendus, elle est élevée au rang de «Dame of the British Empire» en 1918.

Sur les planches, on la voit encore dans «The Enchanted Cottage» en 1922, «The Fool» de Channing Pollock en 1924, «The Maitlands» de Ronald MacKenzie en 1934, etc.
 Jusqu'au milieu des années 30, le Septième Art est peu présent dans sa carrière et elle ne tient, à l'époque du muet, que des seconds rôles dans trois films, en 1914, 1915 et 1920.

En 1935, elle crée à Londres la pièce «Night Must Fall» d'Emlyn Williams, qui remporte un triomphe, et, l'année suivante, elle la réinterprète à Broadway.
 Lorsque la M.G.M. décide de porter ce thriller psychologique à l'écran, May Whitty est naturellement engagée pour se transformer à nouveau en fausse invalide antipathique, égoïste et difficile.

Emballée par sa prestation dans l'adaptation cinématographique de «Night Must Fall» (1937), qui lui vaudra sa première nomination à l'Oscar du meilleur second rôle, la M.G.M lui offre ensuite la tête d'affiche de «The Thirteenth Chair» (1937).
Dans son pays natal, elle est dirigée par Hitchcock dans «The Lady Vanishes» (1938) et par Robert Stevenson dans «Return to Yesterday» (1940) et apparaît dans quelques téléfilms pour la BBC en 1938 et 1939.

Mais c'est à Hollywood qu'elle travaille désormais le plus.
 Dans l'univers des vedettes du troisième âge, elle jouit alors d'une excellente renommée. Elle peut tout aussi bien se glisser dans la peau d'une vieille dame attentionnée et compatissante, qui recueille le colley Lassie durant de son périple vers le Yorkshire, dans «Lassie Come Home» (1943) que dans celle d'une mère machiavélique prête à tout pour protéger son fils meurtrier dans «My Name is Julia Ross» (1945).

On ne s'étonne pas de la retrouver au générique de «Mrs Miniver» (1942), dans lequel elle apporte sa touche particulière d'authenticité britannique en Lady cachant un bon cœur sous sa carapace aristocratique, ce qui lui permet de figurer une seconde fois parmi les candidates à l'oscar.

De sa filmographie, on peut encore citer, entre autres, «Raffles» (1939), «Suspicion» (1941), dans lequel elle retrouve Hitchcock à la mise en scène, «The Constant Nymph» (1943), «Gaslight» (1944), «If Winter Comes» (1947),…

Marlène Pilaete