La collectionneuse

Galerie N° 98 : "You'd make fire fly from the crater"

L'affiche du festival de Cannes 2015 représentait Ingrid Bergman. En effet, on fête cette année le centième anniversaire de sa naissance.

C'est l'occasion de vous présenter vingt cartes postales anciennes de cette actrice extraites de ma collection.

 

Marlène Pilaete, août 2015

Ingrid BERGMAN (1915 / 1982)

Ingrid Bergman(née à Stockholm, Suède) débute à l'écran comme figurante au début des années 30 et tient son premier véritable rôle dans «Munkbrogreven»(1935).

Elle devient rapidement une des jeunes étoiles les plus en vue du cinéma suédois et est l'interprète de «Bränningar»(1935), «Swedenhielms»(1935), «Valborgsmässoafton»(1935), «Pa solsidan»(1936), «Intermezzo»(1936), «Dollar»(1938), «En kvinnas ansikte»(1938) et «En enda natt»(1939).

En 1938, elle commence à internationaliser sa carrière en tournant «Die vier gesellen» en Allemagne.

En 1939, elle part aux Etats-Unis pour être la protagoniste de «Intermezzo : A Love Story», remake d'un de ses précédents succès. Ingrid Bergman est alors lancée comme une actrice à la beauté saine et naturelle, en opposition aux créatures sophistiquées qui peuplent à l'époque le cinéma américain. Le succès est au rendez-vous et l'actrice prend sa place parmi les stars hollywoodiennes.

Après une dernière production suédoise, «Juninatten»(1940), elle s'installe aux U.S.A. On la voit dans «Adam Had Four Sons»(1941), «Rage in Heaven»(1941) et «Dr.Jekyll and Mr.Hyde»(1941) avant qu'elle ne forme, avec Humphrey Bogart, le couple mythique de «Casablanca»(1942).

Durant quelques années, elle est au sommet de sa popularité grâce à «For Whom the Bell Tolls»(1943), «Gaslight»(1944), qui lui permet de se voir attribuer l'Oscar de la meilleure actrice, «Spellbound»(1945), «Saratoga Trunk»(1945), «The Bells of St.Mary's»(1945) et «Notorious»(1946).

Une période moins faste s'ouvre ensuite pour lngrid Bergman avec «Arch of Triumph»(1948), «Joan of Arc»(1948) et «Under Capricorn»(1949), qui ne remportent pas le succès escompté.

Après cette baisse de régime, elle part en Italie avec l'espoir que «Stromboli»(1950), réalisé par Roberto Rossellini, donne une orientation nouvelle à sa carrière. Mais, lors du tournage, elle entame une liaison adultérine avec le metteur en scène, dont elle se retrouve bientôt enceinte. Aux Etats-Unis, cette affaire provoque un scandale considérable et l'image de pureté d'Ingrid Bergman est bien mise à mal. Elle préfère dès lors s'installer en Italie où, après avoir donné naissance à un fils en février 1950 et divorcé de son premier mari peu après, elle peut épouser, en mai de la même année, Rossellini.

La famille s'agrandit avec la venue au monde en 1952 des jumelles Isabella, future comédienne et égérie de Lancôme, et Isotta.

Son époux, après l'échec commercial de «Stromboli», la dirige encore dans «Europa 21»(1952), «Viaggio in Italia»(1954), «Angst»/«La paura»(1954), «Giovanna d'Arco al rogo»(1954), ainsi que dans un sketch de «Siamo donne»(1953). Cependant, le style de cinéma qu'affectionne Rossellini, dont elle finira par divorcer en 1957, ne provoque pas un afflux de spectateurs dans les salles obscures et la comédienne saisit avec joie l'opportunité de travailler en France avec Jean Renoir pour «Elena et les hommes»(1956).

Elle tient ensuite le rôle principal d' «Anastasia»(1956), une production de la 20th Century Fox qui la fait revenir au premier rang et qui lui vaut un deuxième Oscar de la meilleure interprétation, signe que l'Amérique ne lui en veut plus.

Par la suite, elle est encore la vedette d'une douzaine de films comme, entre autres, «Indiscreet»(1958), «The Inn of the Sixth Happiness»(1958), «Goodbye Again»(1961), «Cactus Flower»(1969), «Murder on the Orient Express»(1974), pour lequel on lui décerne un dernier Oscar, celui du meilleur second rôle, ou encore «Höstsonaten»(1978), mis en scène par Ingmar Bergman.

Durant son parcours, Ingrid Bergman travaille aussi au théâtre. Relevons notamment un Tony Award remporté en 1947 pour «Joan of Lorraine», «Thé et sympathie» qu'elle joue à Paris en 1956 et 1957, et «Un mois à la campagne» de Tourgueniev, qui ravit le public anglais en 1965 et 1966.

De ses incursions à la télévision, on peut principalement mentionner ses deux Emmy Awards obtenus en 1960 pour «A Turn of the Screw» et en 1982 pour «A Woman Called Golda».

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Ed.7.2.3 : 25-8-2015