Natalie, Constance et Norma TALMADGE

 Constance, Natalie, Norma

The Talmadge Sisters

Plongeons-nous à nouveau dans les profondeurs du cinéma muet pour nous remémorer, à ses premières heures, l'aura internationale que connurent en leur temps les soeurs Talmadge, bien oubliées de nos jours, tout au moins en Europe…

Christian Grenier

Il était une fois trois soeurs…

Norma TalmadgeNorma, Natalie, Constance et Peg

Plongeons-nous à nouveau dans les profondeurs du cinéma muet pour nous remémorer, à ses premières heures, l'aura internationale que connurent en leur temps les soeurs Talmadge, bien oubliées de nos jours, tout au moins en Europe.

Elles étaient au nombre de trois, particularité assez rare pour être signalée, bien que la cadette ne fit qu'une carrière en pointillés. Elles furent justement reconnaissantes à maman Margaret qui, dès le début et tout au long de leur parcours professionnel, s'inquiétait de ce que pourrait être son avenir et celui de ses filles.

Elles ne doivent peut-être qu'à l'indifférence de Natalie pour le septième art de n'avoir jamais tourné dans le même film. En revanche, Norma et Constance eurent une carrière si remplie que les comptables ne s'accordent toujours pas sur le chiffre de leurs prestations ! Aussi, les pages consacrées à leur filmographie respective se limiteront aux oeuvres illustrées, le reste pouvant être consulté sur le site de référence, Internet Movie Database.

Pour être complet, bien qu'il fut leur contemporain, précisons une fois pour toutes qu'aucun lien de parenté ne les reliait à l'acteur Richard Talmadge.

Il était une fois trois soeurs…

Norma TalmadgeConstance, Natalie et Norma

Certes, il fallut 6 ans au couple Frederick et Margaret Talmadge pour accomplir ce qu'il faut bien appeler un petit exploit : mettre au monde 3 actrices de cinéma, dont deux au moins acquirent une renommée internationale.

Le père, Frederick L. Talmadge, chômeur et ivrogne chronique, disparaissait régulièrement de la maison familiale jusqu'à ce jour de Noël 1900 où il organisa sa dernière fugue, définitive. Vingt ans plus tard, Mother Margaret, que tout le monde appelait Peg, aperçut son clochard de mari sur un banc new-yorkais. Avec l'aide de ses filles, alors engagées dans le cinéma, elle finit par lui obtenir quelques petits boulots dans les studios avant qu'il ne rejoigne les champs de Bacchus pour son dernier sommeil, un jour de l'année 1925.

Après la démission de son époux, Margaret éleva ses trois enfants avec les difficultés que l'on devine. Tour à tour blanchisseuse, professeur de dessin et de peinture, logeuse, elle leur assura néanmoins une enfance décente dans le quartier new yorkais de Brooklyn.

Très tôt, elle eut une grande ambition pour son aînée, Norma, qui, dès l'âge de 13 ans fut présentée aux photographes et soumise à des essais destinés à la propulser au devant de la scène… des théâtres de la grande ville. Mais nous sommes au tournant des années '10, et l'on pressent déjà l'avenir que l'on peut espérer de ce nouvel art sur le point d'acquérir ses lettres de noblesse, le cinéma. Peg Talmadge allait alors devenir ce que les historiens appelleront “une mère des sunlights”, l'organisatrice avisée de la carrière de ces charmantes demoiselles…

Documents…

Sources : La principale source d'informations concernant la vie et la carrière des soeurs Talmadge demeure le livre de la scénariste Anita LoosAnita Loos, «The Talmadge Girls» (1978), qui les a cotoyées pendant de nombreuses années. Pour le reste, documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Par ailleurs, Marlène Pilaete a consacré une page aux soeurs Talmadge dans sa 33eme planche, "Trois soeurs".

Christian Grenier (novembre 2009)
Ed.7.2.1 : 2-8-2015