Max LINDER (1883 / 1925)

"Le serment d'un prince…"

Max LinderMax Linder (1886)

Gabriel Maximilien Leuvielle naît le 16 décembre 1883 à Cavernes (Gironde), petit port de la commune de Saint-Loubès sise dans un méandre de la rive gauche de la Dordogne. De ses parents vignerons, il est le cadet de Maurice (1881) qui deviendra international de rugby et sera capitaine de l'équipe de France face à l'Angleterre en 1913.

Le père, Marcel, descendant d'une lignée de tailleurs et propriétaires de vignes jusqu'à lui laissées en gérance, a choisi la voie de la viticulture. En 1880, il épousait Suzanne Baron, fille d'un fabricant de barriques, qui le secondera et prendra en charge leur progéniture.

Peu après, le phylloxéra s'attaque au vignoble local, dévastant les ceps familiaux sans que l'on sache comment le combattre efficacement. Marcel et Suzanne envisagent d'émigrer aux États-Unis lorsque Gabriel, que l'on appelle bien vite Max, est frappé par le choléra, une maladie aujourd'hui encore mortelle. Le médecin du pays, adepte des vieilles méthodes qui marchent, suggère de placer l'enfant au chaud dans le four du boulanger : c'est ainsi que s'écrit l'histoire du septième art !

Ses parents enfin partis outre-Atlantique (1887), laissant leur gamin à la garde de sa grand-mère maternelle. À leur retour (1889), outre le petit Gérard (né en 1888), ils ramènent … car le fait reste à confirmervraisemblablement quelques plants de vigne californienne résistants à la maladie qu'il commercialiseront comme porte-greffons, s'assurant ainsi une aisance financière dont profitera leur dernier enfant, Marcelle (née en 1890). De celle-ci l'histoire se souviendra qu'elle sera, jeune femme, la partenaire de son illustre frère dans quelques très court métrages («Max en convalescence» en 1911, etc).

"Je serai comédien !"

Tout jeune, le petit Max devient rapidement la coqueluche du village. Reçu dans toutes les maisons, il est aimé de tous, s'invitant sans être attendu, certain d'être bien accueilli. À quatre ans, il découvre le spectacle de Guignol qui l'émerveille. Plus tard, il construira son propre petit théâtre et donnera des spectacles devant les enfants du hameau.

Élève à l'école cummunale de Saint-Loubès, il se fait remarquer par ses qualités sportives qui lui permettent de briller à la fête du village. Ces jours-là, les amusements ayant empli sa journée, il se réfugie tardivement avec les comédiens venus animer les réjouissances nocturnes. Plus tard, interne au lycée de Talence, il effeuille sa première marguerite en contant fleurette à la fille du proviseur ! Vivant, brillant, mais chahuteur, il pratique l'escrime, la voile et le tir au pistolet avec une grande dextérité.

Un jour, lors de la fête annuelle, il monte une représentation du «Cid» de Corneille dans laquelle il s'attribue le rôle de Rodrigue. Impressioné, le maire convainc les parents Leuvielle de prendre en considération l'intention affirmée de leur rejeton d'embrasser le métier de comédien : "À la condition qu'il n'entre pas à la Comédie Française !" concède Marcel.

Peu après, installé à Bordeaux et formé par le professeur André Caillard, Max apprend par coeur les rôles des rares pièces données des deux côtés de la Garonne, dans l'espoir qu'un titulaire tombe malade, ce qui hélas n'arrivera pas ! Inscrit au Conservatoire de la grande cité girondine, il en sort avec le 2ème prix, une année où le premier ne sera pas attribué. Dans la foulée, il obtient un engagement au Théâtre des Arts sous le nom de Max Lacerda («Les romanesques» d'Edmond Rostand, «Le baiser» de Théodore de Banville,…), pour 60 francs par mois…

Max fait ses débuts au cinéma…

Max LinderMax Linder

En 1904, dans le sillage d'André Caillard, Max Leuvielle “monte” à Paris. Il dégote rapidement une petite chambre au loyer modique dans le 19ème arrondissement. Passant un jour devant un magasin de chaussures de la capitale, il repère le nom de Linder qui, associé à Max, lui semble pouvoir faire un nom de scène accrocheur. Afin gagner sa vie, il pose pour des cartes postales de charme, bouquet de fleurs en mains. Décidé à satisfaire son ambition, il se présente trois années de suite au concours d'entrée au Conservatoire, mais se fait immanquablement rejeter. Dès 1905, il campe quelques silhouettes à l'écran pour la firme Pathé Frères («Le pendu» en 1906, «Lèvres collées» en 1907, etc).

À partir de 1906, il se produit sur les boulevards, débutant à L'Ambigu Comique dans «Miquette et sa mère» et se lie avec le régisseur Lucien Nonguet. En 1907, le voici doublure de Max Dearly dans «Le roi», mais ce dernier est décidément en trop bonne santé et notre homme doit se contenter de jouer les utilités. Le soir, lorsqu'il le peut, il se produit au théâtre. Régulièrement, il reçoit les colis maternels et prend l'habitude, qu'il gardera longtemps, d'envoyer son linge à Cavernes où Suzanne se charge de le laver avant de le lui renvoyer. Chez ces gens là, monsieur, on lave son linge sale en famille !

Passé chez Pathé comme assistant chargé de recruter des acteurs, Nonguet fait venir définitivement Linder (décembre 1907) à ses côtés et le présente à Louis Gasnier qui le fait debuter en vedette pour remplacer Gréhan, parti à la concurrence. On lui procure une paire de patins, on le lance sur la piste sans qu'il ne connaisse quoi que ce soit à l'art des pirouettes sur glace, lui faisant ainsi faire «Les débuts d'un patineur» (1907). Sportif, nous l'avons dit, la vedette en herbe trouve rapidement un jeu naturel et décontracté, tirant profit de sa maladresse pour enchaîner les gags. Reprenant le costume vide laissé par Gréhan, il apparaît pour la première fois en dandy parisien mais le succès tarde à venir.

Début 1908, fort de cette première expérience Max abandonne quasi-définitivement la scène pour le cinéma, plus nourricier. Cette année-là, Gasnier parti en mission italienne, il ne tourne que 3 films en vedette – «Une conquête», «La rencontre imprévue», «La très moutarde» – mais enchaîne les contributions auprès de vedettes davantage reconnues (André Deed alias Boireau,…).

En 1909, au retour de Gasnier, il retrouve la tête d'affiches pour toute une série de “bandelettes”. Rapidement, il devient, sinon le scénariste, tout au moins le créateur de ses petites histoires tournées en une journée, d'abord sous la direction de Lucien Nonguet, avant qu'il ne se mette lui-même en scène. Imaginatif et observateur, il réutilise parfois quelques uns des effets spéciaux imaginés par Méliès : escamotage («Les vacances de Max»), surimpression («Max prend un bain»), marche arrière, perspectives, etc.

L'inventeur du star-system…

Devenant une vedette reconnue, Max Linder impose son nom dans les titres de ses films et conquiert ainsi rapidement l'Europe des salles obscures. Il touche alors 1 000 francs par film et une petite participation aux bénéfices. Lors d'une tournée en Espagne, il prend conscience de sa notoriété et se rend compte à quel point il est exploité. De retour à Paris, il exige 150 000 francs par film, ce que lui accorde Charles Pathé.

En décembre 1910, il contracte une grave maladie qui le tient éloigné des studios. Il reprend sa place sur les plateaux en juin 1911. Il est alors l'acteur le mieux payé au monde, son salaire passant rapidement à 350 000.

En 1912, il obtient un cachet d'un million par film. Au printemps 1912, il entame une tournée de music-hall en Allemagne au cours de laquelle, interprétant des sketches avec la danseuse Léonora, il joue devant l'empereur Guillaume II. Accompagné au piano par Dimitri Tiomkin, il se produit également à Moscou, Vienne, Varsovie, Budapest... en vedette de son film «Comment Max fait le tour du monde» où on le voyait sur l'écran arriver dans la gare de la grande ville avant qu'il n'apparaisse sur scène en chair et en os !

En 1913, de retour à Paris, il reprend ses activités aux studios Pathé avant de tenir, pour la saison d'été, la scène de l'Olympia. En 1914, il est devenu un modèle du genre, au point que l'on voit apparaître ici et là de faux Max Linder, plus ou moins autorisés («Un idiot qui se croit Max Linder», 1914). Mais déjà de sombres nuages s'annoncent…

Max s'en va-t-en guerre…

Max LinderCharles Chaplin et Max Linder

Affaibli par le choléra de son enfance et trois opérations consécutives à une chute dans la fosse dorchestre lors d'une représentation donnée au théâtre de La Cigale, harassé par son travail continu, il est réformé à l'entrée en guerre de la France.

Tout en servant comme chauffeur du capitaine Massard, il prend le temps de tourner un film patriotique avec Gaby Morlay, «Le 2 août 1914». Têtu, il entame des démarches pour pouvoir néanmoins servir son pays. Engagé volontaire et parvenu au grade de lieutenant, il participe aux combats. Blessé dans l'Argonne, il passe une nuit dans l'eau glacée, contractant une pneumonie dont il se remet avec peine.

Définitivement réformé et rendu à la vie active, il se remet au service de la patrie en entamant des actions de propagande, flirtant parfois avec cette petite forme d'espionnage que constitue la collecte d'informations. Peu après, il prêche en Italie afin que cette nation s'engage aux côtés des alliés.

Son travail cinématographique pour Pathé s'en ressent et ses productions de 1915 à 1916, ne dépassent pas la dizaine. Fixé à Lausanne, il y tourne encore quelques bandes de courts métrage.

Max chez Charlot…

En 1916, encouragé par le gouvernement français qui y voit une bonne occasion de propager sa "bonne parole", il accepte la proposition de la compagnie Essanay qui lui offre un contrat de 5 000 dollars par semaine pour tourner douze films avec l'ambition de prendre la succession de Charles Chaplin, ravi par la Mutual.

Embarqué le 30 octobre sur le paquebot "Espagne", il y tourne quelques plans du premier film qu'il envisage, «Max Comes Across». Suivra, dans les studios Essanay de Chicago, «Max Wants a Divorce» qui ne rencontrera pas le succès espéré. Au coeur d'un hiver des plus rigoureux, il obtient l'autorisation de tourner , «Max in a Taxi» (1917), sous les cieux d'une Californie plus clémente. Mais, fragile, il est rattrapé par la maladie et doit se faire hospitaliser à Los Angeles. Rétabli sinon défitivement guéri, il subit le contre coup de son absence, mal comprise par le public auquel on l'a présenté comme un rival de l'indéboulonnable Charlot. Solitaire, Max décide de se faire soigner en Suisse, au sanatorium de Leysin. S'il fut de prime abord dérouté par les méthodes américains, il n'en garda pas moins la mesure de l'avance prise par les Américains une autre manière de faire du cinéma.

En 1919, il interprète son premier long métrage sur l'insistance de Raymond Bernard de lui faire tenir «Le petit café» (1919). À peine reposé, il s'empresse de retourner aux États-Unis (novembre 1919). Reprenant ses activités, il produit, en indépendant, «Sept ans de malheur» (1921) et «Soyez ma femme» (1921) qui bien que tournés à Hollywood, sont considérés comme des films étrangers et ne bénéficient pas des grands circuits de distribution. Mieux considéré, «L'étroit mousquetaire» (1922), tourné dans les décors abandonnés par Douglas Fairbanks à l'issue de ses plus traditionnels «Trois mousquetaires», profitera de l'appui de deux compagnies américaines pour atteindre au succès mondial que l'intéressé, sûr de lui, attendait avec impatience. Rassuré sur la pérénnité de son talent, il revient en Europe où personne ne l'attend…

"Max se marie…"

Max LinderMax Linder et 'Ninette'

Le 2 août 1923, Max Linder épouse la toute jeune Jane, dite 'Ninette', 18 ans, fille de Mathilde 'Thilda' Peters, une comédienne d'origine belge s'étant produite à la Comédie Française, et (plus discrètement) de Jean Dupuy (1844/1919), directeur de presse, sénateur et ministre français. Les deux époux s'étaient déjà croisés quelques années plus tôt à Chamonix, le fantaisiste s'étant alors davantage intéressé à la mère de la frêle enfant. On comprend que l'affaire ne fut pas des plus simples et que, devant le refus de maman, on choisisse de se passer de son autorisation, malgré le risque d'une mise en accusation pour détournement de mineure.

Mais Max, d'une jalousie excessive, sinon pathologique, est beaucoup moins amusant dans la vie courante qu'à l'écran. Rapidement, la jeune épousée, prenant rapidement conscience de la psychose de son mari qui lui a collé aux trousses une équipe de détectives et lui rend la vie impossible, vit dans une angoisse permanente.

Sur le plan professionnel, l'acteur est également dans une impasse qu'il attribue à l'impérialisme américain dénoncé dans un discours que l'on peut aujourd'hui juger prémonitoire. Aussi accepte-t-il le soutien financier d'une compagnie autrichienne pour produire le projet qu'il a dans ses cartons, «Le roi du cirque». Sur les plateaux viennois, il se fait seconder par Émile Violet pour la partie technique afin de passer régulièrement quelques heures avec Ninette, elle aussi du voyage malgré une grossesse évidente. Tout semblait aller pour le mieux lorsqu'au début de l'année 1924, le tournage fut soudain interrompu, Max ayant tenté d'entraîner son épouse dans une véritable folie suicidaire. Achevé, non sans mal, le 23 février 1924, le dernier film de Max Linder rencontrera malgré tout un succès estimable jusqu'au-delà de nos frontières…

"Max joue le drame…"

Le 27 juin 1924, Ninette met au monde la petite Maud dans une clinique parisienne. Max, au comble de son délire paranoïaque, doute de sa paternité et entame des recherches pour tenter d'identifier le “véritable père”. Entre deux crises, laissant penser qu'il croit en l'avenir de son couple, il se porte acquéreur d'un hôtel particulier à Neuilly pour y vivre en famille.

L'année 1925 s'annonce décisive pour l'artiste qui doute de plus en plus de lui-même. Il voit déjà poindre en lui les premières blessures du temps, tandis que Ninette, désirable, rayonne de jeunesse et de beauté. Le foyer conjugal est devenu un enfer, exacerbé par des origines sociales trop différentes. Max se confie à l'acteur Charles de Rochefort – le pharaon dans la version muette des «Dix commandements» (Cecil B. DeMille, 1923) – auquel il fait une étrange déclaration. Pourtant, le témoignage tardif du contremaître dirigeant la restauration de la maison nuptiale annonce une toute autre version du drame à venir.

Depuis plusieurs mois, Ninette qui, à moins de 20 ans, a déjà rédigé son testament, a le pressentiment de son funeste destin. Inquiète et prudente, elle se fend d'un codicille devant notaire. De son côté, Max règle ses affaires en cours, démissionne de sa charge récente de président de la Société des Auteurs de Films, cesse de travailler sur son nouveau projet («Le chevalier Barkas») et s'enferme avec son épouse dans une chambre de l'Hôtel Baltimore en attendant l'achèvement des travaux de leur future demeure.

Le lendemain matin, 31 octobre 1925, on les retrouvera tous les deux allongés sur le lit, les veines coupées…

Épilogue…

Max Linder a fait sortir le cinéma comique du rayon des tartes à la crème et du fourvoiement de ses courses poursuites. Le nombre de scènes comiques qu'il a tournées restera à jamais incertain, car la plupart d'entre elles ont été incinérées par les industriels ou enterrées par sa famille. Rendons grâce à sa fille, Maud Leuvielle-Linder (1924/2017), d'avoir su, au prix d'une vie de labeur, lui rendre le rang qu'il mérite.

Documents…

Sources : «Max Linder était mon père», de Maud Linder (Éd.Flamarion, 1992), «Tout sur mon père» de Jean-Michel Meurice (Arte production, 2013), «Max Linder» par Jean Mitry (Anthologie du cinéma no 16, 1966), documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

La voie de son maître…

Citation :

"Sans Max Linder, je n'aurais jamais fait de cinéma. Je salue en lui mon professeur et mon maître."

Charles Chaplin
Christian Grenier (mars 2019)
Max Linder…

"Je tournais une comédie par jour, cent mètres environ

J'étais à la fois l'auteur, le metteur en scène, l'interprète et l'accessoiriste

Dans le métro, en me rendant aux studios, je déidais la bobine des idées. Il ne fallait que saisir le bout du fil. Quand je l'avais, j'avais le film tout entier.

Au studio, je racontais mon scénario, je le vivais, je l'expliquais. On répétait une fois et l'on tournait.

Ce n'était pas plus difficile que ça et comme les spectateurs avaient le même âge que nous-mêmes, ils étaient ravis !"

Maud Linder, «Max Linder était mon père» (1992)

Un discours de Max Linder (1924, extrait)…

"Plus que jamais nous devons attier sur le sort de l'industrie cinématographique française l'attention du gouvernement.

Les Américains devront accepter de faire passer chez eux nos bons films. Il y a une réciprocité à exiger et à organiser dans les échanges internationaux.

Il est inadmissible qu'un film français ne puisse être présenté, à l'heure actuelle, sur les Boulevards absoluments envahis par le film américain…"

Maud Linder, «Max Linder était mon père» (1992)

Une confession de Max Linder (1925)…

"Ma vie est un enfer. Ma femme ne veut me laisser tourner un film qu'à la condition impossible et ridicule de supprimer de la distribution tout rôle féminin.

À Vienne, je me suis réveillé à temps. Elle m'avait fait prendre un somnifère par surprise et tenta de m'assassiner en m'ouvrant les veines du poignet."

Charles de Rochefort, «Secrets de vedettes» (1946)

Un témoignage accablant (1925)…
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"C'était la fin de la journée, les ouvriers peintres avaient quittés le chantier.

Je faisais comme d'habitude mon dernier tour d'inspection lorsque j'entendis deux voix d'hommes : celle de monsieur Linder, que je connaissais bien, s'adressait à l'autre en l'appelant Armand. Surpris, je restai derrière la porte, rivé sur place par ce que j'entendais.

Monsieur Linder déclarait calmement qu'il avait pris la décision irrévocable de se donner la mort, mais qu'il n'accepterait jamais de laisser la femme qu'il aimait pouvoir un jour appartenir à un autre. 'Je la tuerai !' disait-il.

L'ami ne répondait que par de pauvres mots, sans force…"

Maud Linder, «Max Linder était mon père» (1992)

Codicille au testament de Jane…

"Ayant été menacée à différentes reprises du revolver de mon mari, je vis perpétuellement dans la crainte d'être assassinée par lui.

Si je venais à mourir, par lui ou accidentellement, je désire que mon enfant soit confiée immédiatement à ma mère.

Je m'oppose formellement à ce que mon enfant soit confiée aux parents de mon mari"

Maud Linder, «Max Linder était mon père» (1992)

Éd.8.1.4 : 1-3-2019