Marie-Christine BARRAULT (1944)

… la rigueur de son oncle : une carrière sans concession…

… la rigueur de son oncle : une carrière sans concession… Marie-Christine Barrault

Etre la nièce d'une icone du théâtre prête à des comparaisons auxquelles il n'est jamais aisé de se prêter.

Il faut en premier lieu avoir le courage de relever le gant sans se cacher derrière un faux-nez qui ne trompe personne.

Il faut posséder la vertu de la persévérance.

Il faut avoir la chance de se trouver au bon endroit au bon moment pour y rencontrer les bonnes personnes.

Enfin, il faut avoir dans sa personnalité cette qualité propre qu'on appelle le talent quand on la discerne et sans laquelle la plus flamboyante des notoriétés se consume rapidement comme du petit bois.

Yvan Foucart nous raconte comment Marie-Christine Barrault a su parfaitement relever ce challenge…

le webmaître

Née dans les coulisses…

Marie-Christine BarraultMarie-Christine Barrault

Marie-Christine naît le 21 mars 1944 dans le huitième arrondissement de Paris, fille unique de Max-Henri Barrault qui fit différents métiers avant de devenir administrateur de théâtre, entre autres, ceux de l'Atelier et des Champs-Elysées, ainsi qu'organisateur de tournées. Elle le connaîtra peu puisqu'il décède alors qu'elle est encore adolescente. Elle rejoint Alain, son frère aîné de deux ans.

Quant à Marthe, la maman, elle se remarie et Marie-Christine sera élevée en grande partie par sa grand-mère. Elle grandira dans un milieu cossu, reconstitué et de son propre aveu, un peu austère.

Elle effectue ses études secondaires au Collège Dupanloup de Boulogne-Billancourt, une institution catholique très cotée pour jeunes filles. C'est sa professeur de mathématiques de troisième qui l'initie au théâtre et qui la met en scène lors du spectacle de fin d'année, ceci dans «L'annonce faite à Marie» de Paul Claudel où sa blondeur… et d’évidentes aptitudes lui valent tout naturellement le rôle tant convoité de Violaine. Par la suite, Marie-Christine suit à Londres des études supérieures de lettres (khâgne) qu'elle interrompt car l'art dramatique que lui inocule bien involontairement son oncle Jean-Louis se révèle, in fine, plus fort que tout.

Elle a dix-neuf ans et malgré les dissuasions de tante Madeleine (Renaud), elle s'inscrit au cours René Simon, y obtient un prix certes symbolique, mais qui fait plaisir, celui de "l'Espérance". Elle entre l'année suivante au Conservatoire où elle copine, entre autres, avec Anny DupereyAnny Duperey. Elle y reste deux ans.

Gabriel Garran qui dirige le tout nouveau Théâtre de la Commune d’Aubervilliers lui propose de participer à la création d' «Andorra», une pièce forte sur l’antisémitisme due au Suisse alémanique Max Frisch, pièce qu’elle reprend par la suite à Paris chez Simone Berriau au Théâtre Antoine.

Toutefois, sa première incursion artistique s’effectue pour la télévision où Roger Iglésis la dirige, jeune ingénue, dans «Les joyeuses commères de Windsor», la truculente comédie de William Shakespeare. Elle poursuit avec Pierre Cardinal pour «La grande peur dans la montagne» auprès de ce grand méconnu qu’est Jean FranvalJean Franval et avec «L'œuvre», d'après une nouvelle d'Emile Zola, qu'elle joue avec Bernard Fresson, toujours sous la direction de Cardinal. Tout cela n'est pas sans conséquences car le Conservatoire n’ayant guère apprécié ses infidélités et lui ayant refusé le congé nécessaire, la décide à quitter sur-le-champ la vénérable institution.

L'année suivante, le 22 avril 1965, elle convole en justes noces à la mairie du cinquième arrondissement de Paris avec Daniel Toscan du Plantier, son ami de jeunesse et futur patron de la Gaumont, pour l'heure frais émoulu de Sciences Po. Ils auront deux enfants : David, aujourd'hui chez Walt Disney, et Ariane chez Gaumont. Le couple divorce quatorze ans plus tard.

A 25 ans, elle pose pour le magazine "Lui", question, avoue-t-elle, de casser l'image de la jeune fille bien rangée de surcroît cataloguée catho, qui commence à lui peser. Elle en est à souhaiter des rôles plus denses et tant qu'à faire, d'amoureuses passionnées, si besoin accompagnés d’un zeste de provocation. Cela n'est pas de nature ni à la déplaire ni à la perturber.

Un nouveau visage…

Marie-Christine Barrault«Ma nuit chez Maud» (1969)

Ses débuts cinématographiques se situent en 1964 avec trois jours de tournage à Soissons pour une brève apparition auprès de Claude Rich dans «Les copains» que produit et dirige Yves Robert. Toutefois, son véritable envol se révèle avec «Ma nuit chez Maud» (1969) d'Eric Rohmer. Elle y interprète précisément l'étudiante provinciale qui supplante la belle héroïne (Françoise Fabian) dans le cœur de Jean-Louis Trintignant. Le film obtient le Prix Max Ophüls et est sélectionné pour le Festival de Cannes présidé cette année-là par Luchino Visconti.

Pierre Richard, aux antipodes de Rohmer, prend le relais et la dirige comme partenaire dans «Le distrait» (1970) où, secrétaire d'une agence en publicité, elle éveille bien des émois chez l’incorrigible étourdi de cette comédie certes bien gentillette, mais sans plus.

Rohmer la rappelle pour «L'amour l'après-midi», une étude feutrée de la vie d'un couple et un peu plus tard pour sa légende médiévale très controversée, «Perceval le Gallois» (1978), pour laquelle il en fait sa reine Guenièvre.

Sa consécration vient avec le triomphe de «Cousin, cousine» (1975), l'histoire d'un double adultère contée avec fantaisie par Jean-Charles Tacchella qui signe là son second long métrage. Son rôle de secrétaire négligée par un mari cavaleur et s'abandonnant dans les bras de son cousin (Victor Lanoux) lui vaut une nomination à l'Oscar, mais au "Dorothy Chandler Pavilion" de Los Angeles, c'est Faye Dunaway qui emportera la précieuse statuette. Quant au film, récompensé par le Prix Louis-Delluc 1976, s'il connaît un grand succès en France, il est plus éclatant encore aux Etats-Unis… avec ou sans Oscar. Fait rarissime pour un film français, il restera à l'affiche durant deux années à New York.

Une carrière internationale…

Marie-Christine Barrault«L'état sauvage» (1978)

Viennent «The Medusa Touch/La grande menace» (1978), un film mi-policier mi- science-fiction de Jack Gold tourné aux studios londoniens de Shepperton qui lui vaut l'honneur de partager le haut du générique avec Richard Burton, Lino Ventura et Lee Remick; «L'état sauvage» (1978) d'après le roman de Georges Conchon (prix Goncourt 1964) que réalise Francis Girod en Guyane, et dans lequel elle interprète la maîtresse d’un ministre africain dont le pays est récemment décolonisé et où les haines raciales atteignent leur paroxysme, un casting fort avec Michel Piccoli, Claude Brasseur, Jacques Dutronc et le Guinéen Doura Mané, décédé deux ans plus tard dans des circonstances restées très troubles; «Femme entre chien et loup» (1979) du Belge André Delvaux, l'un de ses films préférés, traité avec beaucoup de délicatesse qui évoque non sans accents douloureux et élégiaques le drame d'une épouse de collaborateur durant la seconde guerre mondiale. Co-produit par Yves Robert, ce film porteur d'un sujet d'une grande gravité, tourné à Bruxelles et Anvers, se réalise dans une fusion fraternelle. A noter pour la version française, l'excellent doublage de l'acteur hollandais Rutger Hauer par Philippe Léotard qui nous rappelle, si besoin, qu'il fut lui aussi un brillant comédien.

Suivent : «Stardust Memories» (1980) , de et avec Woody Allen, un portrait touchant d’un cinéaste en pleine crise existentielle à la recherche de la femme idéale qu'il pense découvrir en Isobel/Marie-Christine, une Française mère de deux enfants; «Eine Liebe in Deutschland/Un amour en Allemagne» (1983) d'Andrzej Wajda en villageoise stupide; «Les mots pour le dire» (1983) d'après le livre de Marie Cardinal où elle campe la mère particulièrement odieuse de Nicole Garcia en pleine psychanalyse; «Un amour de Swann» (1984), l'un des chapitres de «A la recherche du temps perdu», une incursion dans l'univers proustien que réalise Volker Schlöndorff, lequel lui réserve le rôle de Madame Verdurin, l’hôtesse étourdissante et caquetante d’un salon bourgeois; «Prisonnières» (1988), de Charlotte Silvera en surveillante-chef autoritaire et froide d'une maison d’arrêt de femmes; «Bonsoir» (1992), l'une des comédies satiriques de Jean-Pierre Mocky, où elle n'hésite pas à prier Michel Serrault, SDF burlesque de passage, de lui faire un enfant… ce qui lui apporterait une source nouvelle et bienvenue de revenus, allocations familiales obligent; «La dilettante» de Pascal Thomas en belle-mère à l'autorité abusive; «La disparue de Deauville», de Sophie Marceau devant et derrière la caméra qui lui confie le rôle discret de l'épouse de Robert Hossein.

Enfin, elle doit sa dernière prestation, à tout point remarquable, à «Non, ma fille tu n'iras pas danser», une chronique familiale parfois virulente, mais filmée avec beaucoup de justesse par Christophe Honoré pour laquelle elle interprète la maman attentionnée, trop sans doute, et dès lors dépassée, de trois enfants : Chiara Mastroianni, l’aînée, la révoltée, séparée de son mari et mal dans sa peau, Marina Foïs enceinte et elle aussi au stade du “divorce, divorcera pas”, et Julien Honoré, le fils cadet, nettement plus décontracté. Au total, 50 films.

La petite lucarne…

Marie-Christine BarraultMarie Curie

Loin d'être absente du petit écran, elle revient en reine Guenièvre dans le «Lancelot du lac» de Claude Santelli; «Les papiers d'Aspern» de Raymond Rouleau, deux réalisateurs qui la rappelleront régulièrement; «Le sagouin» de Serge Moati; «Vêtir ceux qui sont nus», une co-production franco-italienne de Luigi Filippo d'Amico où elle se retrouve seule Française au générique; «Marie Curie, une femme honorable» réalisé par Michel Boisrond s'appuyant sur un texte de Françoise Giroud, une brillante interprétation qui lui vaut la Nymphe d'argent au Festival de Monte Carlo (1991); «Jenny Marx, la femme du diable» (1993) une co-production franco-allemande de Michel Wyn, également soutenue par l'écriture de Françoise Giroud et où elle tient le rôle-titre; «Le Grand Bâtre», une saga camarguaise de Frédérique Hébrard réalisée par Laurent Carcélès, ou encore «Garonne» de Claude d'Anna dans des décors périgourdins de toute beauté.

Mais Marie-Christine est avant tout une Barrault et forcément c’est le théâtre, celui de qualité, qui reste sa priorité majeure.

Nous nous limitons à évoquer quelques-unes de ses brillantes implications, notamment : «Noces de sang» de Federico Garcia Lorca (Th. des Célestins – Lyon, 1969/70); «La guerre de Troie n'aura pas lieu» de Jean Giraudoux avec Anny Duperey, Jean Mercure et Michel de Ré (Théâtre de la Ville, 1970/71); «Othon» de Corneille (Théâtre de la Ville, 1975); «Un couple pour l'hiver» de Jacques Lassalle qui signe aussi la mise en scène (Cité Universitaire, 1975); «Conversation chez les Stein sur Monsieur Goethe absent» de Peter Hacks (Théâtre d'Aubervilliers, 1978); «Dylan» au Théâtre du Rond-Point dont le patron n'est autre que son oncle Jean-Louis (1983 et 1985); «Cet animal étrange», une pièce grinçante de Gabriel Arout d'après les récits de Tchekhov avec Patrick Chesnais, l'un de ses condisciples du Conservatoire (Th. de l'Athénée, 1983); «Le partage de midi» de Paul Claudel (Théâtre de Toulouse, puis en tournée, 1986); «Même heure l'année prochaine» de Bernard Slade dont Roger Vadim signe la mise en scène (Théâtre Edouard VII et en tournée Karsenty, 1991); «La Cerisaie» de Tchekhov (Théâtre de Sartrouville, 1993); «Noix de coco» de Marcel Achard (tournée Karsenty, 1994); «Qui a peur de Virginia Woolf ?» d'Edward Albee en alternance avec Béatrice Agenin (Th. de l'Oeuvre, 1998); «La ménagerie de verre» de Tennessee Williams (Studio des Champs-Elysées et en tournée, 1998); «Un barrage contre le Pacifique» de Marguerite Dumas (Th. Antoine, 1999) ; «Gorki, l'exilé de Capri» de Jean-Marie Rouart (Espace Cardin et à Moscou, 2006/2007) ; «Robert et Clara S» de Jacques Beauvois, l'évocation de la disparition du grand compositeur romantique Robert Schumann, avec laquelle elle signe sa première mise en scène (Théâtre Déjazet, puis au Festival off d'Avignon, juillet 2007), etc.

Et tout récemment, «L'allée du Roi», monologue écrit par Françoise Chandernagor, issu de son roman, «Les mémoires imaginaires de Madame de Maintenon», la seconde épouse du roi Louis XIV (Théâtre Daunou, 2009). Elle garde une énorme tendresse pour cette pièce, de même que pour «Le partage de midi» cité plus avant, ses deux préférences.

Impossible de tout citer. Que du théâtre de qualité. Aucune faute de parcours, ni de goût.

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Eclectique, elle a aussi présenté un récital de chansons, «L’homme rêvé», sur la scène du Théâtre des Bouffes du Nord à Paris et par la suite en tournée. Récital pour lequel s'impliquèrent en écriture Roger Vadim et Jean-Marie Senia pour la musique et qui engendra «Les femmes ont toujours raison», un CD de treize titres. Marie-Christine sortit aussi plusieurs CD de lecture enfantine avec la collection des "Martine".

Elle fit aussi du doublage, notamment en créant la voix française de Sydne Rome dans un film qu'elle a aujourd'hui oublié et celle d'Edith Clever dans «La marquise d'O» d'Eric Rohmer (1976).

En 1976, au Gala de l'Union des Artistes organisé à Los Angeles, à l'issue de six semaines d'entraînement intensif, elle nous surprend au trapèze aux côtés de Guy Marchand !

Jouer n'est pas vivre…

Marie-Christine Barrault«Saint-Germain ou la négociation» (2003, téléfilm)

Après avoir été la compagne de Michel Boisrond, elle convola le 21 décembre 1990 en secondes noces avec Roger Vadim à la mairie de Levallois-Perret, une union heureuse qui prit fin le 11 février 2000 avec le cancer qui emporta le réalisateur. Au cimetière de Saint-Tropez, Marie-Christine fut entourée des ex-épouses, solidaires dans le même chagrin, Brigitte Bardot, Annette Stroyberg, Jane Fonda et Catherine Schneider. Quant à Catherine Deneuve absente, elle avait assisté à la célébration religieuse en l’église de Saint-Germain-des-Prés…

Si le théâtre reste sa respiration, sa passion première, cela ne l'empêche pas de s'impliquer avec le courage et la discrétion qui la caractérise dans des missions humanitaires telle la dernière en date, au Niger, afin d'y défendre les droits des femmes, en l'occurrence ici le développement de moulins à mil afin de supprimer l'épuisant pilage à ce jour toujours réservé aux jeunes filles vulnérables et en manque de scolarisation. Elle adhère non seulement à la FIDH, la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme, mais mène aussi des combats au sein de la "Fondation Abbé Pierre" pour le logement aux défavorisés, ainsi qu'aux côtés de Frédéric d'Agay, l'initiateur de l'Association "Vol de Nuit" venant en aide aux enfants d'Argentine. Admirable et courageuse Marie-Christine. Une actrice pas tout à fait comme les autres.

Enfin, comment ne pas évoquer ce souvenir émouvant que celui de la Vème cérémonie des Molière du 8 avril 1991 où elle remet sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées la statuette d'honneur à ce couple mythique et amoureux, Jean-Louis BarraultJean-louis Barrault/Madeleine RenaudMadeleine Renaud.

Et trois ans plus tard, en ce samedi 22 janvier 1994 à 13 heures, elle est seule dans sa chambre d'hôtel à Biarritz lorsque la télévision annonce le décès de Jean-Louis survenu le matin même en son domicile de l'avenue du Président Wilson à Paris. Le soir, sur la scène du Théâtre municipal, elle joue «La cerisaie», l'ultime pièce d'Anton Tchekhov.

Est-ce un signe ? C'est que quarante ans plus tôt, très exactement le 8 octobre 1954, sur la scène du Théâtre Marigny, Jean-Louis créa l’adaptation française de cette pièce, une description parfaite de l'écroulement d’une Russie aristocratique du début du vingtième siècle. Pour ceux qui s'en souviennent, le théâtre joua à guichets fermés salué chaque soir par huit longs rappels, Jean-Louis à la mise en scène et dans le rôle de Pichtchik, vieux perclus par la goutte et la bonne chère, tandis que Madeleine Renaud, évidemment bouleversante en Lioubov, la propriétaire ruinée et contrainte à la vente de la maison familiale. Ce soir d'hiver, à Biarritz, succédant à Madeleine, les larmes de Marie-Christine ne peuvent immanquablement que se confondre avec celles de cette ô combien émouvante Lioubov. Et comme chacun sait, huit mois après, Madeleine inconsolable rejoindra Jean-Louis au cimetière de Passy.

Aujourd’hui, orpheline et malgré les doutes qu'ils exprimèrent sur sa carrière, Marie-Christine reste seule à défendre et à honorer les huit plus belles lettres qui ont et qui continuent d'illuminer le théâtre français : BARRAULT.

Documents…

Sources : «Souffler n'est pas jouer» (Ed. Ramsay 1984) et «Le cheval dans la pierre» (Ed. Robert Laffont, 1999), tous deux de Marie-Christine Barrault, ainsi que propos recueillis auprès d'elle et dont nous tenons à remercier pour sa gentillesse et sa très grande disponibilité.

Pour les illustrations, documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Citation :

"Je n’aime pas trop revenir en arrière, m’arrêter sur ce que j’ai déjà fait, car ce qui m’intéresse, c’est toujours le projet à venir.

J’ai la chance d’avoir concrétisé l’idée que je me faisais de ce métier à 13 ans, à savoir servir les grands textes des grands auteurs. Mais rien ne m’était acquis au départ, c’est le fruit de beaucoup, beaucoup de travail."

Marie-Christine Barrault (Nice-Matin, le 25-7-2009)
Droit devant…
Yvan Foucart (février 2011)
Ed.7.2.1 : 11-1-2016