De quatre actrices américaines…

Tableau n° 2

Joan Caulfield
Felicia Farr
Judy Holliday
Barbara Ruick

Quatre actrices américaines des années cinquante font l'objet de ce deuxième tableau de la série "Polvere di Stelle (Poussière d'Etoile)".

Joan Caulfield, Felicia Farr, Judy Holliday et Barbara Ruick, actrices aux talents variés, dont les carrières cinématographiques furent trop courtes à notre goût, se retrouvent côte à côte, pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Trois poussières d'étoiles que nous eumes souhaitées plus enveloppées. Mais les deux premières se consacrèrent davantage à leurs vies familiales qu'à notre plaisir de spectateurs, tandis que la dernière, trop longtemps accaparée par les scènes de Broadway, mourut prématurément à l'âge de 32 ans.

Mille mercis à Marlene Pilaete pour son regard critique sur les notices biographiques.

Christian Grenier, mai 2005
… n'est pas Grace qui veut !
Joan CaulfieldJoan Caulfield

Joan Beatrice Caulfield est née le 1-6-1922, à Orange, New Jersey, dans une famille aisée.

Deuxième des trois filles d'un courtier, l'enfant suit des études dans les meilleures écoles du pays. C'est dans l'une d'entre elles qu'elle découvre le théâtre, interprétant un rôle dans la pièce «A Kiss for Cinderella».

Au milieu des années trente, la famille, subissant des revers de fortune, s'installe à New York. Joan, admise à la Columbia University, rejoint la "Upper East Side's Morningside Players". C'est à cette époque qu'elle adopte la couleur blonde pour sa chevelure naturellement foncée.

Remarquée par le producteur George AbbottGeorge Abbott, elle joue dans la pièce «Kiss and Tell» (1943), aux côtés de Robert Keith et Jessie Roye Landis. Engagée par la Paramount, elle débute également au cinéma dans un petit film réalisé par John Berry, «Miss Susie Slagle's» (1944, sorti en 1946).

En 1946, après quelques péripéties, Joan est enfin retenue pour donner la réplique à Bing Crosby et Fred Astaire dans une comédie musicale d'Irving Berlin, «Blue Skies/La mélodie du bonheur)». Sa carrière cinématographique est lancée. On la retrouve aux côtés du croner-comédien, en 1947, dans «Welcome Stranger/Le docteur et son toubib)». Une idylle nait entre les deux acteurs, mais Bing Crosby est marié…

Cette année-là, on retrouve l'actrice opposée au jeune William Holden dans «Dear Ruth/Le fiancé de ma fiancée)», ou encore dirigée par Michael Curtiz, dans «Unsuspected», donnant la réplique à Claude Rains.

Ailleurs, l'herbe est plus verte…

Joan CaulfieldJoan Caulfield

Lassée d'attendre un divorce qui ne viendra jamais, Joan Caulfield épouse, en 1950, le producteur Frank Ross, qui la dirigera dans «The Lady Says No» (1952), avant de produire, pour elle et Lana TurnerLana Turner, «The Rains of Ranchipur/La mousson» (1955), réalisé par Jean Negulesco. Le couple, après avoir eu un enfant (1959), divorce en 1960.

Très active au théâtre au début des années cinquante, Joan Caulfield s'éloigne du cinéma pour apparaître dans quelques séries télévisées, «My Favorite Husband» (1953/1955), «Sally» (1957/1958). Elle fait son retour à l'écran en 1963, sous la houlette de Tay Garnett, dans «Cattle King of Montana/Les ranchers du Wyoming», un western également interprété par Robert Taylor.

Depuis 1960, Joan est l'épouse de son dentiste, le Dr.Robert Peterson. Le couple aura un fils (1962), avant de divorcer (1966). On retrouve la dame aux génériques de westerns de seconde série : «Red Tomahawk» (1967), «Buckskin» (1968),…

Mais, pour l'essentiel, la carrière cinématographique de Joan Caulfield s'est terminée en 1955. Celle qu'on a pu comparer un moment à la distinguée Grace KellyGrace Kelly n'a pas répondu aux espérances de ses admirateurs.

Deux semaines après avoir été opérée d'un cancer, Joan Caulfield décède à Los Angeles, Californie, le 18-6-1991, à l'âge de 69 ans. Ses cendres furent répandues dans l'océan Pacifique.

Sources…

Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Christian Grenier (mai 2005)
Ed.7.2.2 : 13-10-2016