De quatre actrices américaines…

Tableau n° 2

Joan Caulfield
Felicia Farr
Judy Holliday
Barbara Ruick

Quatre actrices américaines des années cinquante font l'objet de ce deuxième tableau de la série "Polvere di Stelle (Poussière d'Etoile)".

Joan Caulfield, Felicia Farr, Judy Holliday et Barbara Ruick, actrices aux talents variés, dont les carrières cinématographiques furent trop courtes à notre goût, se retrouvent côte à côte, pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Trois poussières d'étoiles que nous eumes souhaitées plus enveloppées. Mais les deux premières se consacrèrent davantage à leurs vies familiales qu'à notre plaisir de spectateurs, tandis que la dernière, trop longtemps accaparée par les scènes de Broadway, mourut prématurément à l'âge de 32 ans.

Mille mercis à Marlene Pilaete pour son regard critique sur les notices biographiques.

Christian Grenier, mai 2005
… l'épouse du cowboy
Felicia FarrFelicia Farr

Elle est née Olive Dines, le 4 octobre 1932, à Weschester County, état de New York dans lequel elle passe son enfance.

De son mariage, très jeune puisqu'elle a à peine 17 ans (1949), avec Lee FarrLee Farr (qui deviendra plus tard un obscur acteur de 3ème ordre), elle conservera après leur divorce (1955), outre la maternité de leur fille Denise, le patronyme sous lequel elle fera carrière, Felicia Farr.

Au début des années cinquante, la jeune femme participe à des spots publicitaires pour une chaîne de téléviision newyorkaises. Deux versions circulent sur les circonstances de son entrée dans le monde du septième art. Elle aurait été remarquée par un chercheur de talent alors qu'elle était serveuse dans un restaurant; où qu'elle interprétait une pièce dans l'état du Kansas. Toujours est-t-il que, sous la houlette du producteur Aubrey Schenk, elle débute dans un film distribué par la Universal et réalisé par Howard Koch, «Big House USA». Sous le nom de Randy Farr, elle y côtoie Lon Chaney JrLon Chaney Jr et un comédien appelé à devenir célèbre, Charles Buchinsky, le futur Charles BronsonCharles Bronson.

En 1956, la jeune actrice tourne un premier film dans le genre qui fera sa célébrité, le western «Jubal/L'homme de nulle part», réalisé par Delmer Daves et interprété par Glenn Ford, deux personnalités qui croiseront souvent sa route. La même année déjà, elle retrouve Daves pour «La dernière caravane», qu'elle tourne aux côtés de Richard WidmarkRichard Widmark. Un an plus tard, toujours dirigée par Daves, la voici à nouveau face à Glenn Ford dans l'admirable western «3h 10 pour Yuma».

Embrasse-moi, idiot !

Felicia FarrFelicia Farr

En 1957, sur les plateaux de la Columbia, elle fait la connaissance d'un jeune acteur, Jack LemmonJack Lemmon, qui donne la réplique à… Glenn Ford dans le western de… Delmer Daves, «Cowboy». Une idylle se noue entre les deux acteurs. En 1962, Jack part pour Paris où il doit tourner «Irma la Douce» de Billy Wilder. Il emmène Felicia avec lui dans la capitale française où le couple décide de se marier. Cette union heureuse aura pour descendance une fille, Courtney (7-1-1966), et durera jusqu'à la mort de Jack (2001).

En 1960, c'est Audie Murphy qui a la chance d'enlacer la belle Felicia dans le western de George Sherman, «Hell Bent for Leather/Le diable dans la peau», avant qu'elle ne s'éloigne du cinéma. Elle y reviendra en 1964, à l'appel de Billy Wilder, pour donner la réplique à Dean Martin dans le fameux «Embrasse-moi, idiot !».

En 1971, Felicia est mise en scène par son mari dans le film qu'il réalise, «Kotch». En 1986, elle interprètera avec lui le film de Blake Edwards, «That's Life». Elle apparaît une dernière fois à l'écran en invitée de Robert Altman dans «The Player» (1992), avant de se retirer, veuve éplorée, dans ses quartiers de Los Angeles.

En 2014, son nom apparaît dans la distribution d'un film qui nous demeure encore obscur, «Loser's Crown», d'un tout aussi incertain Colin Thompson.

Sources…

Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Christian Grenier (mai 2005)
Ed.7.2.2 : 14-10-2016