De quatre actrices américaines…

Tableau n° 2

Joan Caulfield
Felicia Farr
Judy Holliday
Barbara Ruick

Quatre actrices américaines des années cinquante font l'objet de ce deuxième tableau de la série "Polvere di Stelle (Poussière d'Etoile)".

Joan Caulfield, Felicia Farr, Judy Holliday et Barbara Ruick, actrices aux talents variés, dont les carrières cinématographiques furent trop courtes à notre goût, se retrouvent côte à côte, pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Trois poussières d'étoiles que nous eumes souhaitées plus enveloppées. Mais les deux premières se consacrèrent davantage à leurs vies familiales qu'à notre plaisir de spectateurs, tandis que la dernière, trop longtemps accaparée par les scènes de Broadway, mourut prématurément à l'âge de 32 ans.

Mille mercis à Marlene Pilaete pour son regard critique sur les notices biographiques.

Christian Grenier, mai 2005
… une femme qui s'affiche
Judy HollidayJudy Holliday

Née Judith Tuvim, à New York, le 21-6-1921, cette fille d'immigrants russes fut élevée par sa mère, professeur de piano, après le divorce de ses parents, alors qu'elle n'avait que 6 ans.

C'est dans un cadre scolaire que la jeune adolescente découvre le théâtre. Engagée comme… standardiste(!) par Orson WellesOrson Welles au Mercury Theater, elle gravit peu à peu les étapes qui mènent à la notoriété.

Tout en jouant ses premières pièces, Judy Holliday s'engage dans une troupe artistique , «The Revuers». En 1944, elle débute à Hollywood dans de petits rôles («Greenwich Village», «Something for the Boys») avant que George Cukor ne lui confie quelques lignes de dialogues dans «Winged Victory».

En 1946, elle triomphe à Broadway dans la pièce de Garson Kanin, «Born Yesterday». Ce succès constitue le véritable tournant de sa carrière.

Hollywood Walk of Fame…

Judy HollidayJudy Holliday

Longuement présente sur les scènes new-yorkaises, elle réapparaît à l'écran en 1949, aux côtés de Katharine Hepburn et Spencer Tracy, dans «Adam's Rib/Madame porte la culotte», également réalisé par George Cukor. Le metteur en scène la rappellera encore à trois reprises pour ce que l'on peut appeler sa trilogie cinématographique, «Born Yesterday/Comment l'esprit vient aux femmes» (1950, adaptation de la pièce de Kanin)- qui lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice - , «The Marrying Kind/Je retourne chez maman» (1952), «It Should Happen to You/Une femme qui s'affiche» (1954). Interrogée par le fameux Comité des Activités Anti-Américaines, Judy Holliday échappe aux griffes du sénateur Joseph McCarthy.

La fin de sa courte carrière fut moins intéressante. Après les 2 films réalisés par Richard Quine , «The Solid Gold Cadillac/Une Cadillac en or massif» (1956) et «Full of Life/Pleine de vie» (1957), elle est dirigée par le grand Vincente Minnelli dans «The Bells are Ringing/Un numéro du tonnerre» (1960).

Insatiable sur les planches, omniprésente dans les rayons des magasins de microsillons, la fantaisiste subit les premières atteintes d'un cancer de la gorge qui, officiellement, l'emportera le 7 juin 1965, à l'âge de 44 ans. Selon Marlene Pilaete, notre Collectionneuse préférée, la cause véritable de sa mort serait un cancer du sein, beaucoup moins avouable à l'époque.

De son union (1948/1958) avec le musicien David Oppenheim, elle devint mère d'un petit garçon, Jonathan (11-1-1952).

Sources…

Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Christian Grenier (mai 2005)
Ed.7.2.2 : 15-10-2016