De quatre actrices américaines…

Tableau n° 2

Joan Caulfield
Felicia Farr
Judy Holliday
Barbara Ruick

Quatre actrices américaines des années cinquante font l'objet de ce deuxième tableau de la série "Polvere di Stelle (Poussière d'Etoile)".

Joan Caulfield, Felicia Farr, Judy Holliday et Barbara Ruick, actrices aux talents variés, dont les carrières cinématographiques furent trop courtes à notre goût, se retrouvent côte à côte, pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Trois poussières d'étoiles que nous eumes souhaitées plus enveloppées. Mais les deux premières se consacrèrent davantage à leurs vies familiales qu'à notre plaisir de spectateurs, tandis que la dernière, trop longtemps accaparée par les scènes de Broadway, mourut prématurément à l'âge de 32 ans.

Mille mercis à Marlene Pilaete pour son regard critique sur les notices biographiques.

Christian Grenier, mai 2005
… une affaire de voix
Barbara RuickBarbara Ruick

Fille d'un couple d'artistes célèbres à l'époque, Barbara Joan Ruick est née le 23 décembre 1930 à Pasadena, Californie.

Son père, Mel Ruick (1898/1972), apparut dans une bonne trentaine de films mineurs, avant de terminer sa carrière sur les ondes radio et au petit écran. Sa mère, Lurene TuttleLurene Tuttle (1907/1986), fut avant tout une voix radiophonique dont la qualité lui permit de fréquenter les plateaux de cinéma et de télévision jusqu'à la fin de sa vie.

Sans surprise, leur fille unique se lance très jeune sur les traces familiales en foulant les mêmes chemins : radio et télévision. Très tôt ambitieuse, refusant d'être “la fille de”, elle travaille ardemment pour se faire son propre nom.

Après avoir fréquenté la North Hollywood High School sur les mêmes bancs que Suzan BallSuzan Ball et Susan MorrowSusan Morrow, elle passe une audition qui lui permet de devenir chorus girl pour le Chico Marx's TV show. L'année d'après, elle signe un contrat de sept ans avec la Metro Goldwyn Mayer.

Il faut être particulièrement physionomiste pour la reconnaître dans ses premières figuration de l'année 1952 : «Invitation», «Scaramouche» (avec Stewart Granger), «Fearless Fagan», etc.

Mieux distribuée dans «You for Me» (1952), elle obtient un premier rôle vraiment intéressant dans «Apache Smoke» (1952), un western qui lui permet, en outre, de rencontrer celui qui deviendra son futur époux, son partenaire Robert HortonRobert Horton (1953/1956).

Mais Barbara Ruick retombe très vite dans les apparitions furtives : «Confidentially Connie» (1953) avec Van JohnsonVan Johnson et Janet LeighJanet Leigh, «The Band Wagon/Tous en scène» (1953), avec Fred Astaire et Cyd CharisseCyd Charisse. Sa véritable chance lui est offerte avec «The Affairs of Dobbie Gillis» (1953) où elle peut chanter et danser avec Debbie Reynolds, la fille de Lurene Tuttle (dans le film !).

Tournez manèges…

Barbara RuickBarbara Ruick

Déçue par l'absence de perspectives d'évolution de sa carrière cinématographique, Barbara rejoint la côte Est où le petit écran lui offre davantage de satisfactions.

Elle reviendra à deux reprises au cinéma. En 1956, elle tient l'un des rôles principaux de la comédie musicale de Henry King, «Carousel». Devenue une chanteuse à la voix merveilleuse, elle signe un contrat pour la Columbia Records. Certains de ses albums recueillent un franc succès, comme celui tiré de «Carousel» ou de la comédie musicale «Oh Kay» (1955).

Enfin, en 1974, c'est dans le rôle d'une barmaid qu'elle nous sourit une dernière fois par écran interposé dans «California Split», avec George Segal et Elliot Gould.

Barbara Ruick meurt prématurément le 3 mars 1974 à Reno, Nevada, d'une hémorragie cérébrale. Elle ne s'est pas vue dans son dernier film.

Vie privée …

Immédiatement après son divorce, Barbara Ruick avait épousé un ami de jeunesse, le célèbre musicien John Williams, qui devait devenir le compositeur attitré des films de Steven Spielberg. Le couple aura trois enfants : deux garçons (Joseph, leader d'un groupe musical, et Mark, producteur musical) et une fille (Jennifer, médecin). Entre 1974 et 1976, John Williams composera un concerto pour violon à la mémoire de son épouse, «Treesong».

Sources…

Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Christian Grenier (août 2010)
Ed.7.2.2 : 16-10-2016