Le petit monde de Marcel Pagnol (2)

Tableau n° 15

Edmond Ardisson
Jean Castan
Milly Mathis
Jean Panisse

Vous êtes nombreux à aimer le petit monde de Marcel Pagnol, et même pour certains à le regretter !

Aussi, avec beaucoup de plaisir, je vous propose ce deuxième tour de carrousel pour y retrouver :

Le souriant et malicieux Edmond Ardisson

Jean Castan, qui se tourna ensuite de l’autre côté de la caméra

Milly Mathis, un véritable Raimu en jupon

le sympathique Jean Panisse, toujours là et bien là, comme peut en témoigner l'un de nos fidèles visiteurs

Les détails des états-civils sont empruntés à Yvan Foucart («Dictionnaire des artistes français disparus»).

Merci tout particulièrement à Daniel Liron pour avoir été notre intermédiaire auprès du VRAI Panisse, auquel nous sommes redevables d'une très sympathique dédicace.

Donatienne, septembre 2009
… un Panisse en chair et en os !
Jean PanisseJean Panisse

Jean Panisse est né le 17 mars 1928, à Marseille, dans un quartier proche du magasin qui figurait celui de Panisse au cinéma ! Mais lui, c’est son vrai nom : il s’appelle vraiment Jean Panisse !

Il passe toute son enfance dans la cité phocéenne où il habite encore aujourd’hui. A l'âge adulte, on le retrouve pêcheur, puis chauffeur.

Il commence sa carrière d’acteur, grâce au réalisateur Georges PécletGeorges Peclet qui l’enrôle pour deux films, «Les révoltés du Danaé» (1952), et «Tabor» (1953). Le jeune homme dut y prendre quelque plaisir puisqu'il décide de persévérer. Doté d'un jeu naturel, ce grand costaud bourru et généreux donne l’impression d’être toujours à l’aise dans son costume de comédien. Dès lors, avec l'inévitable accent marseillais, il va jouer dans toute une série de films tont le recensement est rendu difficile par la fugacité de ses apparitions.

Dès 1952, Jean apparaît dans «Manon des sources : Ugolin» où il y campe le personnage d’Eliacin, un colérique qui "veut son eau", parce qu’il a "payé son eau !". Il confiera que ce personnage “pagnolesque” sera pour lui le plus beau souvenir de sa carrière à l'écran.

Il tient également un petit rôle dans la version hollywoodienne de «Fanny» (1961) tournée à Marseille même par Joshua Logan. On le retrouvera en 1967 dans le téléfilm de Marcel, «Le curé de Cucugnan», alias Fernand SardouFernand Sardou, où il incarne un forgeron.

Bien sûr, d’autres metteurs en scène feront appel à lui. Ainsi le retrouvons-nous en 1953 dans «La route Napoléon» de Jean Delannoy où il a le plaisir de croiser Pierre Fresnay.

Après «Le cas du Dr Laurent» de Jean-Paul Le Chanois (1957), il intervient dans «L'eau vive» (1959) où il retrouve Charles Blavette et Jean Toscan. En 1959, il s'offre un joli souvenir en rencontrant Romy SchneiderRomy Schneider sur le plateau de «Mademoiselle Ange».

Dans «Le gendarme de Saint-Tropez» (1964), il personnifie un patron de café verbalisé par le trop zélé gendarme de la cité varoise. Il est ferrailleur dans «Ne nous fâchons pas» de Georges Lautner (1965) qui le rappellera pour «Joyeuses Pâques» (1984).

«Sous le signe de Monte Cristo» (1968), une des nombreuses adaptations du roman d’Alexandre Dumas, il a l’occasion de partager l’affiche avec Raymond Pellegrin qu’il connaît depuis ses débuts.

Il rencontre Alain DelonAlain Delon à deux reprises («Borsalino» en 1969 et «Le gitan» en 1975), et retrouve Louis de FunèsLouis de Funès et Fernand Sardou «Sur un arbre perché» (1970) !

«Trop jolies pour être honnêtes» (1972) sont ses partenaires du film éponyme, à savoir Bernadette LafontBernadette Lafont, Jane BirkinJane Birkin, Elisabeth WienerElisabeth Wiener et Emma Cohen.

En 1979, «Ils sont grands ces petits» lui permet de figurer sur le même générique que Jane BirkinCatherine Deneuve, Claude BrasseurClaude Brasseur et Yves RobertYves Robert.

Il sera plusieurs fois cafetier : dans «Le temps des vacances», «Charles et Lucie», «L'ombre rouge» et «Doux amer».

Il fait une de ses dernières apparitions dans le film autobiographique de Henri Verneuil, «Mayrig», costumé en boucher.

Jean Panisse au petit écran…

Jean PanisseJean Panisse

A la télévision, nous avons pu le repérer aisément en… cafetier (!) dans «Sébastien parmi les hommes» (1968). Il participa également à plusieurs téléfilms, comme «Haute tension» (1981), «La fête» (1984), et même dans la mini série américaine «L'amour en héritage» (1984) !

Tu la tires ou tu la pointes ???

Et aujourd’hui, qu’est donc devenu Jean Panisse ? Il vit toujours à Marseille. Amateur de pétanque, il aime retrouver ses bons et fidèles copains, jouissant d'une popularité simple dans son quartier de Saint-Loup en octogénaire vaillant et sympathique ! Opéré de la prostate en juillet 2010, notre sympathique ami, quoique bien amaigri, a conservé la bonne humeur et la joie de vivre qui l'ont accompagné tout au long de sa carrière (merci à Daniel Liron).

A l'heure où j'écris ces lignes, il est, avec Jacqueline PagnolJacqueline Pagnol, Jean Toscan, Pierrette BrunoPierrette Bruno et Michel GalabruMichel Galabru, un des seuls survivants de cette attachante “bande à Pagnol”. Toute l'équipe de L'Encinémathèque se joint à moi pour l'assurer de notre amitié et le remercier pour sa sympathique dédicace.

Sources…

Documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Donatienne (septembre 2009)
Ed.7.2.2 : 27-11-2016