Claude AUTANT-LARA (1901 / 2000)

… le diable au coeur

Claude Autant-Lara

Etre cinéphile, c'est aimer le cinéma. Plus précisément, c'est vénérer davantage les films que tomber dans l'idolâtrie d'une personnalité, quels que soient ses qualités et ses défauts.

Comme il est permis aux amateurs de littérature de trouver quelques satisfactions à la lecture du «Voyage au bout de la nuit» sans pour autant apprécier les pamphlets de son auteur, j'ai goûté en son temps, et goûte aujourd'hui encore, l'oeuvre cinématographique de Claude Autant-Lara.

«L'auberge rouge», «Le blé en herbe», «La traversée de Paris», «En cas de malheur», «La jument verte» sont autant de titres qui ne méritent pas de souffrir du mépris que l'on témoigne généralement à l'égard de leur créateur.

Car Francis Girod l'a bien dit : "Les errements de la fin de vie de Claude Autant-Lara entachent l’image de l’artiste et masquent la force d’une œuvre."

Christian Grenier

Les origines…

Claude Autant-LaraLouise Lara, de la comédie Française

Claude Autant-Lara est né le 5 août 1901, à Luzarches, une petite commune de l'Ile de France.

Sa mère, née Louise Larapidie de Lisle, est alors sociétaire de la Comédie Française pour laquelle elle se produit sous le nom de scène de Louise Lara. En 1919, elle sera poussée hors de la grande maison en raison de ses opinions pacifistes affichées en un temps où il n'aura pas fait pas bon l'être. Elle prendra alors et tiendra pendant une trentaine d'années, avec son époux, la direction d'un petit théâtre expérimental, "Art et Action", dont les principales vertus seront d'être gratuit et de ne pas accepter les critiques professionnels !

Son père, Edouard Lara, dreyfusard convaincu, fit parler de lui en tant que témoin lors du procès en révision du fameux capitaine, à l'issue duquel fut reconnue son innocence. Devenu un architecte apprécié, il cotoya de nombreux artistes (Rodin, Courteline, ... ) et fréquenta longtemps les milieux culturels de son époque.

Claude passe donc sa petite enfance dans les coulisses de la Maison de Molière, nourri des mots de l'illustre maître et de ses illustres collègues du Répertoire. Spectateur en culottes courtes des célèbres Ballets Russes, il assiste, le 29 mai 1913, à la création du «Sacre du printemps», chorégraphié par Dhyagilev et dansé par Nijinsky sur une musique d'Igor Stravinsky. Amusé, il assiste aux débordements qui feront de cet événement l'un des plus gros scandales artistiques du 20eme siècle.

Ses études commencent sérieusement avec son admission au lycée Janson de Sailly où il se montre rapidement un élève médiocre, voire indiscipliné. Fréquemment “collé”, il se retrouve tout seul sous la surveillance d'un pion cinéphile qui préfère, pour ne pas gâcher son dimanche, l'emmener au cinéma ! Le garçon en ressort émerveillé, d'autant plus que bientôt, maman ne tarde pas à être sollicité par ce nouvel art pour lequel elle fera quelques infidélités au noble théâtre («Le supplice d'une mère», «Le calvaire d'une femme», etc).

Ca se dessine…

La première guerre mondiale envoie papa Edouard sur le front. Balloté entre des parents pacifistes et une ambiance générale militariste, l'enfant perd vite ses repères et se montre insupportable. Renvoyé de Janson de Sailly, le voici placé en pension au terrible Mill Hills de Londres (1915 / 1917) dont il nous offrira une description assez terrifiante.

En 1917, fatigué et déjà quarantenaire, Edouard est renvoyé à l'arrière. Il peut s'occuper de son garnement et envisager avec lui son avenir : "Je veux faire sculpteur !" (Rodin ?). Chez des bourgeois antimilitaristes et athées, la réponse ne choque personne. Claude est inscrit à l'Ecole des Beaux Arts Décoratifs (où il fait la connaissance de Julien CaretteJulien Carette) et se retrouve bientôt sur les bancs plus glorieux de celle des Beaux Arts. L'adolescent a peut-être trouvé sa voie…

Décorateur…

Claude Autant-Lara«Construire un feu», image anamorphosée

Grace à l'intervention de Louise, Claude entre dans l'entourage de Marcel L'herbierMarcel Lherbier qui l'impose auprès de Léon Gaumont pour exécuter un décor de «Rose-France» (1918).

En 1918, il crée, avec Michel Vion, la revue culturelle "Aujourd'hui", pour laquelle il obtient la collaboration de Jean CocteauJean Cocteau. Naîf, il se fait rouler dans la farine par le maître et lui gardera toute sa vie une haine farouche. Il n'en continue pas moins sa collaboration avec L'Herbier jusqu'à (et même pendant) son service miltaire effectué en Allemagne (1921/1922).

Après avoir travaillé avec René Clair sur «Paris qui dort» (1923), il dessine les décors et les costumes de «Nana» (1926) pour Jean Renoir, nouveau riche au décès de son père, collaboration dont il ne garde pas un bon souvenir.

Construire un film…

Grâce à un petit pécule que lui a laissé une amie défunte de ses parents, complété par l'aide financière de Marcel L'Herbier, Claude Autant peut enfin mettre en chantier son premier film. A maigre budget tournage réduit, comédiens amateurs ou bienveillants : maman Louise Lara et Antonin Artaud. «Fait divers» sort sur quelques rares écrans en 1924.

En 1925, il se prend d'enthousiasme pour l'invention toute fraîche – et "bien française" – du professeur Henri Chrétien, l'hypergonar. Il s'agit d'un prisme, venant se placer sur l'objectif de la caméra ou du projecteur, et qui permet de prendre des prises de vues élargies selon le principe de l'anamorphose. Avec l'enthousiasme et l'inconscience de sa jeunesse, le néo-réalisateur met en chantier son deuxième film en utilisant ce dispositif. «Construire un feu», tourné dans les neiges du Mont-Revard, promet d'être une nouveauté sensationnelle. Malheureusement, contrarié par le professeur Chrétien, le montage prend un énorme retard. Le moment de la première projection venu, le cinéma parlant a déjà envahi les salles. L'invention du professeur finira ses jours en Amérique et donnera 26 ans plus tard, «la Tunique», premier film en Cinémascope de l'histoire du Cinéma. Le réalisateur, persuadé d'avoir été la victime d'un complot international, gardera de cette aventure amertume et rancoeur.

Hollywood…

Claude Autant-LaraClaude Autant-Lara

En 1931, Claude Autant-Lara est recruté par un représentant parisien de la Metro-Goldwyn-Mayer pour tourner les versions françaises de films américains. A l'aube du parlant, et avant que n'apparaisse la post-synchronisation, c'était la seule manière d'exporter des films à l'étranger.

Cet intermède lui permet de diriger Buster Keaton («Buster se marie» en 1931, «Le plombier amoureux» en 1932) et Douglas Fairbanks le petit («L'athlète incomplet», 1932). Supportant mal ne n'avoir pas la possibilité de semer son grain de sel dans la recette, le cuisinier se fâche et prend le chemin du retour.

La sauce se gâte…

La réalisation de «Ciboulette» (1933), sur le premier scénario écrit par Jacques Prévert, apporte à Claude Autant-Lara son lot d'ennuis : film raccourci, montage modifié, etc. Pire, pour son devoir britannique, «The Mysterious Mr Davis» (1936), il ne sera jamais payé !

Discrédité avant même de s'être fait un nom sur un écran, il doit accepter de collaborer, davantage “nègre” que co-réalisateur, avec Maurice Lehman sur trois films : «L'affaire du courrier de Lyon» (1937), «Le ruisseau» 1938) et l'amusant «Fric-frac» (1939, avec Arletty, Michel Simon et Fernandel). Ces travaux auront au moins l'avantage de générer sa rencontre avec le scénariste Jean AurencheJean Aurenche

A table !

Claude Autant-Lara«Le rouge et le noir» (1954)

A quelque chose malheur est bon. L'Occupation, avec son besoin de sang neuf, remet notre homme sur le devant de la table. Une table à laquelle lui et son scénariste vont convier à quatre reprises la charmante Odette Joyeux, déjà épouse de Pierre BrasseurPierre Brasseur et maman d'un petit Claude du même nom. «Le mariage de Chiffon» (1941, terminé par son producteur), «Lettres d'amour» (1942), «Douce» (1943, première constitution du trio Autant-Lara/Aurenche/Bost) et «Sylvie et le fantôme» (1944, sur une pièce d'Alfred Adam) ne sont pas dénués d'un certain charme et de beaucoup d'insouciance, compte tenu de la noirceur de l'époque. Mais, en ce temps-là, pas facile de constituer le menu de son choix…

Les épices…

Avec «Le diable au corps» (1946), Claude Autant-Lara prend sa revanche sur Cocteau. Ce dernier, qui a collaboré de très près à l'écriture du roman de Raymond Radiguet (on dit même que…), rêve de porter l'oeuvre à l'écran. Mais il s'est fait “griller” dans l'attribution des droits d'auteur. Le réalisateur choisit d'accentuer la présence de la guerre au coeur d'une histoire d'adultère qui fait scandale : pensez-donc, ma chère dame, que le cocu est au front, comme ses cornes ! Qu'à cela ne tienne, on va faire mourir l'héroïne… Bien fait !

Tout aussi iconoclaste est «L'auberge rouge» (1951), avec un FernandelFernandel à contre-emploi. Au départ, il s'agissait de mettre en scène le roman homonyme de Balzac. Finalement, on se rabat sur l'adaptation de l'affaire de Peyrebelle. Pour se faire pardonner son blasphème, Fernandel endossera peu après l'habit de Don Camillo, un ecclésiastique somme tout plus catholique !

Adaptant le roman de Colette, «Le blé en herbe» (1953), le trio de scénaristes n'arrange pas sa situation : faire dépuceler un enfant de 16 ans par une quarantenaire en goguette n'est pas encore une aventure banale sur les écrans parisiens ! Cette oeuvre, certes, très sage (les temps ont changé) mais parfaitement bien réalisée, est de surcroît magistralement interprétée par Edwige Feuillère.

«La traversée de Paris» (1956) est devenu un film intemporel, parce qu'il met en scène, pour l'unique fois, un trio majeur : Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès, à l'aube d'une grande carrière. On n'est pas loin de «La grande illusion» de Renoir, à savoir que les peintres seront toujours traités comme des artistes et les chauffeurs de taxi comme des prolétaires. Claude Autant-Lara voulait une fin plus signifiante, à l'issue de laquelle Bourvil ne reviendrait pas de son exil germanique.

«En cas de malheur» (1958) renoue avec "l'amoralité choquante". Un avocat plus que quinquagénaire (Jean Gabin), en butte au démon de midi, compromet son ménage et sa réputation pour courir la minette. Faut dire qu'elle portait le costume de Brigitte Bardot (enfin…, pas tout le temps !)

«La jument verte» (1959), adapté d'un roman de Marcel Aymé, se montre aussi provocant que l'oeuvre originale. Ce film, que le Comité Catholique du Cinéma classa dans la catégorie des oeuvres à proscrire, clôt une décennie à l'issue de laquelle le réalisateur s'est construit une carrière dont, cinquante ans après, il n'aurait pas à rougir s'il était encore de ce monde. Ce Claude Autant-Lara ci, moi, j'aime, n'en déplaise à Truffaut !

La nouvelle cuisine…

Claude Autant-LaraClaude Autant-Lara

Car, en janvier 1954, dans le N°31 de la revue des "Cahiers du cinéma", François TruffautFrançois Truffaut, jeune critique, s'en prend à "une certaine tendance du cinéma français". Parmi ses têtes de turc, les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost; derrière eux, les réalisateurs Jean Delannoy et Claude Autant-Lara. Il reproche à ces créateurs du cinéma français “de qualité” de détourner la fidélité des oeuvres adaptées au profit de leur propres idéologies. Fort honnêtement, le critique s'attaque au haut du panier (il reconnaît même quelques vertus à Autant-Lara, qui n' est pas sa première cible). L'article – qui trouvera ses détracteurs au sein même de la revue – appelle déjà l'émergence d'une "Nouvelle Vague".

Tout comme il a, en son temps et depuis, crié son mépris de l'Art moderne, Autant-Lara n'aura de cesse de refouler la déferlante, et les surfeurs avec : "Et si l'herbe a tant de mal à repousser derrière eux, c'est que tous les fumiers ne sont pas efficaces".

Sur le plan professionnel, souffrira-t-il des attaques méchantes ("Faut-il enterrer Claude Autant Lara?" par Truffaut) ou appartient-il déjà à une autre époque ? Toujours est-il qu'il ne rencontrera plus jamais le même succès et la même estime.

Les sixties…

De cette décennie bouleversante (on devrait écrire "bouleverseuse") que le cinéaste traverse fidèlement avec Jean Aurenche ne me reste agréablement en mémoire que «Les patates» (1969, avec un étonnant Pierre Perret), nourries de la terre de l'Occupation déjà retournée lors de «Le Bon Dieu sans confession» (1953) et «La traversée de Paris». "Le journal d'une femme en blanc" (1965), s'il traite d'un sujet audacieux pour l'époque (l'avortement) souffre d'une réalisation trop lâche et d'une direction d'acteurs mal maîtrisée.

Quant à «Gloria» (1977), produit par un Marcel Dassault tripatouilleur, il l'a tellement oublié (nous aussi !) qu'il se déclarera plus tard en chômage depuis 1975 !

L'homme…

Claude Autant-LaraClaude Autant-Lara

Nous savons peu de choses de la vie privée de Claude Autant-Lara. De sa première épouse, il ne nous apprend que le prénom, Odette. La seconde, Ghislaine Auboin, l'accompagna longtemps sur les plateaux de tournage, en tant que scripte et assistante. Elle participa à l'écriture du scénario de «Le Bon Dieu sans confession» (1953) et des dialogues de «Marguerite de la nuit» (1955) avant qu'ils ne divorcent (1966). Très tôt, le réalisateur manifesta sa volonté de ne pas avoir d'enfant, parce que "… ça grandit" !.

Des opinions pacifistes de ses parents, il gardera toujours un antimilitarisme forcené, comme une marque de fabrique. Non baptisé, il restera athée, même si Dieu traversa plusieurs fois sa route de cinéaste.

Aux avatars qui marquèrent les débuts de sa carrière répondent en écho les difficultés tardives de la fin de son apostolat, comme ses démêlés avec la télévision française à propos de la réalisation de «La chartreuse de Parme», qu'il ne put mener à bien. Il en tira un premier pamphlet, «Télémafia» (1971).

En 1983, il publie le récit de la première partie de sa carrière, jusqu'à son départ pour Hollywood, «La rage au coeur». Il s'y définit comme "un homme de gauche", sans préciser le sens qu'il accorde à ces mots. "Je suis un petit bourgeois anarchiste", clamera-t-il en d'autres occasions, formule sans doute plus près de la réalité du moment.

Quant à l'ouvrage dont il est question, s'il demeure indispensable par ses témoignages sur une époque lointaine et créatrice (cf. ses rencontres avec L'Herbier, Clair, Méliès), elle est repoussante par ses relents d'aigreur et de rancoeur non contenues. Tout y passe : les Juifs, les homosexuels, les Américains, les politiciens, la Nouvelle Vague, etc. L'excès tue le verbe.

Dans cette lignée, en 1983, notre homme soutient la candidature de Jean-Marie Le Penn aux élections présidentielles. C'est son droit. En juillet 1989, élu député européen sur une liste du Front National, il prononce, en tant que doyen un discours si violemment anti-américain qu'une grande partie de l'assistance quitte la salle. Par la suite, il se fera remarquer par des propos tout aussi provocateurs que ses films…

Ce Claude Autant-Lara là, moi, je n'aime pas. C'est mon droit.

Misanthrope jusqu'à son dernier souffle, il décède le 2 février 2000. Sa dépouille repose au caveau familial du cimetière Montmartre, à Paris.

Documents…

Sources : «La rage au coeur» de Claude Autant-Lara (1983), «Claude Autant-Lara en 33 films: une exposition», fascicule édité par l'Institut Lumière, documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

"Que la lumière soit !"

Citation :

Côté pile : "Tout homme qui se respecte doit détester ses maîtres."

Côté face : "Je ne suis pas raciste, mais je déteste ceux qui ne le sont pas !"

Claude Autant-Lara, «La rage au coeur»
Christian Grenier (décembre 2009)
Extraits du discours inaugural de Claude Autant-Lara devant le Parlement européen (25-7-1989)

«Mais – et c’est là où j’entends en venir – ce n’est pas, que je sache, l’Union soviétique qui menace notre culture.

NOS cultures, mes très chers frères Européens.

Cette menace ne nous vient QUE des Etats-Unis d’Amérique.

Et elle est terrifiante.

Car, si un peuple se remet d’une défaite MILITAIRE – et même s’il s’en remet très bien, voyez le Japon – ou d’une défaite économique, comme l’Allemagne de 1930 – il ne se remet jamais – JAMAIS – d’une défaite culturelle.»

«Ce n’est pas tout.

Je continue à explorer la perplexité des électeurs.

L’exemple que je choisis me vient d’un ami très cher – homme de foi chrétienne – pourtant, là aussi, je ne suis pas féru de cléricalisme…

-L’Europe, me dit-il. Avez-vous réfléchi à son drapeau…?

Et il continuait : - Regardez-le bien… ce drapeau… comment – avec lui – elle se présente… l’Europe ? QUE DE MARCHANDS ! Ca ne vous rappelle rien… ? AUCUNE préoccupation spirituelle… ou CULTURELLE…

Bien obligé, n’est-ce pas – avec «l’esprit marchand»… Je suis athée – dégagée de toutes préoccupations métaphysiques – mais le langage de cet ami chrétien m’a touché – beaucoup.

Emu.

Alarmé même.»

«Car avant, ce démon étendait sa peste. Mais il avait un peu honte de sa propre haleine. C’était un démon qui faisait ses coups dans le noir, jusque-là, en rasant les murs…

Ses victimes le méprisaient…

Or, aujourd’hui, même ses victimes sont CONVERTIES à sa loi !

Il s’agit du démon «PROFIT».

Je précise bien, ici, que j’emploie le mot «profit» dans le sens de LUCRE.»

«Il se trouve donc que, par malheur, j’ai été l’un des principaux artisans – bien involontaire – du départ de l’effroyable INVASION qui s’en est suivie

Invasion sans colon.

Invasion sans armée.

Sans le moindre gendarme.

Beaucoup plus fort que tout cela.

Car cela se révéla le plus FORMIDABLE de tous les gaz – ce nuage euphorisant – imaginé en guise de préparation d’artillerie.

Par écrans interposés.

LES ORGUES DE L’ONCLE SAM.»

source=http://www.lepost.fr

Propos reproduits par le mensuel Globe en septembre 1989

«Que vous le vouliez ou non, elle fait partie d'une ethnie politique qui essaie de s'implanter et de dominer…

Oh elle joue de la mandoline avec ça [les camps de concentration]. Mais elle en est revenue, hein ? Et elle se porte bien…

Bon alors quand on me parle de génocide, je dis, en tout cas, ils ont raté la mère Veil !»

source=http://fr.wikipedia.org/

Ed.7.2.1 : 5-11-2015