Fritz LANG (1890 / 1976)

Un scénariste autrichien…

Fritz LangFritz Lang

Né à Vienne (Autriche-Hongrie, aujourd'hui Autriche) le 5 décembre 1890, Fritz Lang est le fils d'un ébéniste, Anton Lang, agnostique et entrepreneur de travaux publics, et de Paula Schlesinger, issue d'une famille de commerçants juifs. On lui connaît un frère aîné, Adolf, avec lequel il n'entretiendra jamais de bonnes relations. En 1901, ses parents se convertissent à la religion catholique.

De son enfance bourgeoise, il se souviendra longtemps du passage à Vienne de Buffalo Bill (1905) et de sa troupe dont il assiste à l'une des représentations. Fasciné par les récits d'aventures, il dévore avidement les romans de Jules Verne ou de Karl May. Dans la ligne droite de la profession paternelle, il suit un temps des études d'architecture avant de s'orienter, doué pour le dessin, vers un avenir d'ingénieur.

En 1911, le jeune homme qu'il est devenu rompt avec sa famille, traverse l'Allemagne, se pose quelque temps à Bruxelles avant de s'installer à Paris où il suit des cours de peinture. Il est encore présent dans la capitale française lorsque éclate la Première Guerre Mondiale, le poussant à rentrer au pays natal. Mobilisé, il part faire ses classes en Slovénie avant de servir sur le front de l'Est. Blessé, il passe sa convalescence à Vienne en écrivant des scénarii dont il parvient à vendre un certain nombre à la Decla (Deutsche Eclair) d'Erich Pommer, qui pour la plupart seront mis en images par Joe May («Die Hochzeit im Excentricclub», «Hilde Warren et la mort» en 1917,…).

Rétabli, il rejoint son régiment, sert sur la frontière roumaine avant de combattre en terre italienne. À nouveau blessé et de retour à Vienne, il participe à la vie culturelle locale. Ainsi, aux premiers mois de 1918, il tient le rôle principal d'une pièce, arborant un monocle peut-être consécutif à l'une ses blessures de guerre. Reprenant ses travaux d'écriture pour la Decla, il s'installe à Berlin en l'attente de sa démobilisation qui surviendra en novembre de la même année. C'est honoré de nombreuses citations militaires que notre homme reprend une vie “normale” et devient l'époux d'une bien obscure comédienne, Élisabeth Rosenthal (1919), dite "Lisa".

Un metteur en scène allemand…

Fritz LangFritz Lang (1929)

Cette année-là, rédacteur d'un nouveau scénario, Fritz exige auprès d'Erich Pommer le droit de le mettre lui-même en images. «La métisse», histoire d'une femme fatale qui détruit successivement deux prétendants, marque donc les débuts de Fritz Lang en tant que réalisateur. Si ce premier travail n'est plus aujourd'hui qu'un fruit perdu, il fut de qualité suffisante pour que l'arbre de ses créations poursuive sa croissance à un rythme constant. «Le maître de l'amour» (1919) connaîtra hélas le même sort. Mais l'on sait avec certitude que dès 1920, après son premier dyptique exotico-aventureux, «Les araignées», le réalisateur pointera au premier rang des maîtres germaniques de son temps, une place qu'il conservera jusqu'à son exil idéologique.

En 1920, Joseph May le met en relation avec Thea von Harbou, fille d'un officier prussien, 32 ans, jeune actrice et déjà romancière. Les nouveaux amis collaborent sur la rédaction de deux histoires que Joe mettra en images, «L'image vagabonde» (1920) et «Le tombeau hindou» (1921). À la faveur de ces travaux de plume, ils ne tardent pas à tomber dans les bras l'un de l'autre. C'est alors que se produit un fait divers curieux sur lequel la lumière n'a jamais été définitivement faite. Lisa Lang, peu après avoir surpris les amants en situation non équivoque, se tue avec l'arme de son époux, faisant naître l'hypothèse tardive (notamment soutenue en 1997 par le biographe américain Patrick McGilligan dans son livre «The Nature of the Beast») que Fritz aurait tué celle-ci. En tout état de cause, l'enquête policière de l'époque, concluant à un accident de manipulation, débouchera sur un non lieu. Après avoir divorcé de son acteur de mari Rudolf Klein-Hogge, Thea épousera Fritz (1922) et composera avec lui tous les sujets de ses films jusqu'à leur divorce (1933).

Le réalisateur assoie son statut avec «Der müde Tod» (1921), oeuvre philosophico-fantastique dans laquelle la Mort tient une place de choix, personnage qui ne sera que rarement absent de ses oeuvres futures. C'est elle qui donne les cartes à la table de jeu du maléfique célèbre «Dr.Mabuse, le joueur» (1922) : 4h30mn de méfaits menés à tambour battant dans sa version complète, le film se veut le reflet de l'Allemagne d'après guerre, rongée par le crime et la déconstruction économique durant cette République de Weimar qui débouchera sur le IIIème Reich. Ce constat amer n'empêche pourtant pas notre homme d'adopter la nationalité allemande (1922).

Nouveau dyptique, illustration d'une légende germanique, «Les Niebelungen» (1922/1923) reflète déjà les ambitions mégalomanes de son gestateur. Au terme de neuf mois de tournage, à l'heure de présenter l'oeuvre au public berlinois, on s'avise que le montage définitif n'est pas achevé et la représentation tourne au désastre !

Avec «Metropolis» (1926), le "maître" donne dans le gigantisme : un an et demi de tournage pour 4 000 mètres de pellicule au premier montage, 35 000 chômeurs-figurants réduits par la situation économique au rôles de bêtes de somme… Oeuvre davantage moralisatrice que de science-fiction, critique de la société industrielle qui détruit l'individu et asservit les masses, distribuée après l'éviction d'Erich Pommer dont la Decla a été engloutie par l'Universum Film AG, elle est tripatouillée avant même sa projection et fera l'objet des plus vives critiques. À cette époque, Lang fonde sa propre société de production, la Fritz Lang Film Gmbh.

L'homme, qui a besoin de renouer avec le succès, entame le tournage de «Les espions» (1928), un thriller interprétée par Gerda Maurus dont il fait un temps sa maîtresse. Il enchaîne avec «La femme sur la Lune» (1929) que l'on peut aujourd'hui cataloguer dans le genre anticipation, même si la dame en question n'a visiblement pas besoin de scaphandre pour survivre sur notre satellite naturel. Mais la résolution des problèmes techniques – Lang soutiendra toujours avoir été l'initiateur du compte à rebours au départ des astronefs – et la confection visuelle de son oeuvre semble davatantage intéresser le réalisateur que les futiles questions de crédibilité : nous sommes au cinéma, que diantre, et non pas au Palais de la Découverte !

Un réfugié parisien…

Fritz LangFritz Lang

Au tournant des années trente, la côte du réalisateur est en baisse, ses derniers échecs l'ayant amener à dissoudre sa compagnie. Abandonné par la U.F.A., le maître révise ses ambitions à la baisse et met en scène un petit film pour la Nero, «M, le maudit» (1931), inspiré des crimes de celui qu'on a déjà nommé "le vampire de Düsseldorf" et dont le scénario est signé de la seule Thea. Pour sa première oeuvre sonore, il est significatif de relever que le coupable ne sera pas repéré par l'image (personne, sinon ses victimes, n'a vu le criminel) mais par le son (l'air que siffle l'assassin après avoir accompli ses méfaits), et c'est un aveugle qui touchera la prime ! Une façon d'accorder sa confiance à la nouvelle technologie qui va, au regret du plus grand nombre de ses confrères, désormais régir la planète du 7ème art.

Dominé par la prestation de Peter Lorre, jusque là à peu près inconnu, le film se prêtera à plusieurs interprétations. Il attire déjà l'attention d'un jeune député appelé à un triste avenir, Josef Goebels, qui y retrouve certains thèmes proches de la nouvelle idéologie nationale socialiste : plaidoyer pour la peine de mort, épuration ethnique, etc. En 1932, Lang assiste à un meeting du jeune parti, dont il sort révolté. Son oeuvre en gestation, «Le testament du Dr Mabuse» (1932), sera davantage politique que policière, orné d'un dialogue inspire de quelques uns des slogans qu'il a entendu, l'objectif avoué du savant maléfique étant la destruction de l'idéal republicain par l'instauration de la terreur. Elle sera la première censure décrétée par le ministre de la propagande d'Hitler lorsque celui-ci aura pris le pouvoir (1933).

Par la suite, Lang racontera à sa manière une éventuelle entrevue avec Goebbels à laquelle les historiens d'aujourd'hui n'accordent plus guère de crédit. Toujours est-il qu'à l'été 1933, inquiet de ses origines juives, il s'installe à Paris – non sans avoir divorcé de Thea, attentive aux idées à la mode – où il rejoint une déjà conséquente colonie de réfugiés allemands. Vivant grâce aux transferts de ses avoirs financiers régulièrement exécutés par l'actrice Lily Latté, sa nouvelle compagne, il va plus rapidement que d'autres trouver du travail.

En effet, Erich Pommer, qui l'a précédé dans la Ville des Lumières, lui propose de mettre en images «Liliom» (1934), d'après la pièce de Ferenc Molnár. Lourd d'un sujet moralisateur dans lequel le merveilleux le dispute à la violence, le film, interprété de manière inégale par Charles Boyer et Madeleine Ozeray, a mal supporté le poids des années. Au sein d'une équipe cosmopolite peu au fait de ses antécédents, sur un scénario qui n'est pas le sien, Lang ne montre pas l'assurance et l'aisance qui furent les siennes jusque là. Lorsque l'oeuvre est projeté sur les écrans français, dès mai 1934, le producteur américain David O.Selznick vagabonde dans Paris, en quête de décors avant de confier la réalisation de «David Copperfield» à George Cukor. Comme il ne veut pas rentrer les mains vides, il “invite” Fritz Lang à rejoindre l'écurie de la Metro-Goldwyn-Mayer…

Un "director" américain…

Fritz LangFritz Lang

Ainsi donc, en juillet 1934, Fritz Lang s'installe aux État-Unis, plus précisément à Santa Monica (Californie), où Lily Latté le rejoint l'année suivante. Il propose bientôt quelques scénarii à O.Selznick qui les refuse invariablement. Comme il arrive souvent (et encore de nos jours) à Hollywood, on fait signer des contrats pour réduire les concurrents au silence davantage que pour leur permettre de s'épanouir.

En 1936, c'est finalement le producteur Joseph Mankiewicz qui suggère son nom pour diriger «Furie» sur un scénario de Norman Krasna, récit d'une erreur judiciaire qui transforme un paisible citoyen en bête féroce. Tourné dans une atmosphère de méfiance (les syndicats et les droits sociaux jouent ici encore leurs rôles), le film se veut une étude de moeurs de la société américaine vue par un étranger, avec une happy-end tout de même imposée par les financiers autochtones, une intention qui laisse les responsables du studio dans l'expectative. Une telle virulence fait rapidement de notre homme un cinéaste engagé. On n'insulte pas encore en criant "Au rouge !", mais ça viendra!

En attendant, le “moraliste” enchaîne avec «J'ai le droit de vivre» (1937), s'en prenant cette fois-ci à la justice fédérale et dénonçant les difficultés de réinsertion des délinquants, fussent-ils de petite mesure. Cette fois-ci, il parvient à imposer par une “unhappy-end”, qu'il paye au prix d'un échec commercial. Plus optimiste, «Casier judiciaire» (1938), avec George Raft, enfonce le clou avant de le céder à un dénouement plus heureux. Avec ce film s'achève la “trilogie judiciaire” de son auteur, encore bouleversé par la manipulation des masses qui a porté le fascisme au pouvoir en Germanie.

Rermercié par la Paramount pour recettes insuffisantes, celui-ci profite de son chômage technique pour visiter l'ouest profond du continent qui l'a accueilli. Ravalant son orgueil, il se soumet à Darryl F. Zanuck de la 20th Century Fox pour reprendre du service. Sacrifiant dès lors toute ambition démonstratrice, il met en scène coup sur coup deux westerns de bonne tenue, «Le retour de Frank James» (1940) et «Les pionniers de la Western Union» (1941), une forme comme une autre d'entrer dans le moule hollywoodien de cette Amérique dont il explore minutieusement les racines profondes. Il reviendra au genre en 1952 avec «L'ange des maudits», rappelant à Marlene Dietrich la promesse faite à lui d'être son interprète.

Entre temps, il participe à l'effort de guerre en tournant quelques films de propagande qu'un autre aurait pu faire à sa place, «Chasse à l'homme» (1941) avec Walter Pidgeon et George Sanders qui le ramène à l'espionnage dont il fut un temps si friand, «Les bourreaux meurent aussi» (1942) sur l'attentat qui devait coûter la vie au SS-Obergruppenführer Reinhard Heydrich et les représailles qui s'ensuivirent, et «Espions sur la Tamise» (1944) qui s'intéresse davantage au contre-espionnage chez Sa Gracieuse Majesté.

L'on peut préférer de la carrière américain de Lang la période d'après-guerre où affranchit des tâches imposées par les circonstances, il se jettera sur le cinéma noir avec des sujets bien plus originaux. Sa collaboration – et plus car il semble bien y avoir eu affinités – avec l'actrice Joan Bennett, au sein d'une association (Diana Productions) à laquelle participe également le producteur et mari de l'actrice, Walter Wanger, donnera naissance à un quardrityque débarrassé des exigeances contextuelles et dans lesquels il retrouvera la verve créatrice des films à rebondissements de ses débuts. Ses héros, jouets d'événements qui les dépassent, se trouvent plongés dans des situations invraisemblables d'où il ne sortiront que par quelques coups de théâtre inattendus par le commun des spectateurs. Ainsi en est-il du Pidgeon voyageur de «Chasse à l'homme» (op.cit) qui voit apparaître un animal féroce dans la lorgnette de son fusil de chasse, du criminologue homicide de «La femme au portrait» (1945), du peintre floué de «La rue rouge» (1945) et de l'épouse névrotique impatiente de découvrir «Le secret derrière la porte», un film qui n'est pas sans avoir quelque lien de parenté avec la Rebecca d'Alfred Hitchcock.

Un homme du Monde…

Fritz LangFritz Lang

Surveillé par le F.B.I. depuis le début de la guerre, menacé par le McCarthysme et soupçonné de sympathies communistes, le cinéaste a compris que sa survie profesionnelle ne tient qu'au fil de sa docilité. Réduit à mettre en image des films à la genèse desquels il n'a pas participé, aux scénarii desquels il n'a pas officiellement contribué, Fritz Lang reste néanmoins Fritz Lang : sa peinture de la société américaine et son introspection de l'âme humaine sont toujours aussi vives.

«House By the River» (1950) met en scène un écrivain qui, en proie à une pulsion érotique, devient meurtrier par accident. Baignant dans une atmosphère noire et humide, l'oeuvre tournée pour la petite Republic Pictures et qui préfigure «La nuit du chasseur» de Laughton (1955), est pourtant loin d'être une série "B", malgré l'absence d'un grand nom au générique.

Dans «Règlement de comptes» (1953), film violent et pessimiste, son personnage est à nouveau en butte à ses supérieurs, dérange au nom de la justice la tranquillité de ses concitoyens et, porté par la haine, révèle le côté négatif de sa personnalité. Avec «La 5ème victime», c'est la presse garante des libertés et des vérités, qui en prend pour son grade tandis que les journalistes censés être respectables finissent par ressembler au tueur sur le dos duquel ils bâtissent leur article.

Enfin, le héros de «L'invraisemblable vérité» (1956), faux coupable volontaire dans l'intention de "faire un scoop", profitera de l'occasion pour régler un problème personnel, devenant ainsi un "faux innocent" de circonstance. Au mitan du siècle, amer et pessimiste, Fritz Lang n'en finit pas de nous décrire l'étendue et la violence des «Désirs humains» mal refoulés (1954).

En revenant sur ces pas…

En 1958, rentrant d'un séjour en Inde pour un projet qui ne se réalisera pas, Fritz Lang repose les pieds sur cette terre germanique qu'il a quittée depuis un quart de siècle. Le producteur Arthur Brauner, lui propose de faire des “remakes” de ses premiers succès. Le metteur en scène préfère, réticent et la tête encore pleine de légendes hindoues, suggère de reprendre le scénario écrit avec Thea von Harbou pour Joe May. L'idée donnera naissance au dyptique d'aventures exotiques, «Le tigre du Bengale» et «Le tombeau hindou» (1958), deux beaux livres d'images aux couleurs chatoyantes et aux personnages aussi inquiétants que mystérieux. Comme au bon vieux temps, coups de théâtre et mouvements de foule sont au programme.

Enfin, pour fermer le cercle, Lang achève son tracé en faisant renaître «Le diabolique Docteur Mabuse» (1960) sous les milliers d'yeux des caméras de télévision inquisitrices, regard visionnaire posé sur un nouveau monde en train de naître.

Après une dernière contribution comme incarnation de lui-même au film de Jean-Luc Godard, «Le mépris» (1963), Fritz Lang prend sa retraite cinématographique. Ayant présidé le Festival de Cannes 1964, celui qui récompensa «Les parapluies de Cherboug» de Jacques Demy, il se retire à Beverly Hills en compagnie de Lily Latté qu'il finira par épouser en toute discrétion en 1971. La mort viendra le chercher le 2 août 1976, sans surprise tant il était bien placé pour savoir,malgré quelques doutes tardifs, que l'on n'échappe pas à son destin.

Documents…

Sources : «Les cahiers du cinéma» N° 99 (septembre 1959), «Le livre de Fritz Lang» d'Aurélien Ferenczi (édition Lemonde & Les cahiers du cinéma, 2007), documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Citation :

"Pour moi, le cinéma est un vice. Je l'aime beaucoup, infiniment. J'ai souvent écrit qu'il était l'art de notre siècle. Et il doit être critique."

Fritz Lang
… le testament du Dr Lang
Christian Grenier (janvier 2019)
Récit rédigé à l'intention de Lotte Eisner, son premier biographe

Je fus convoqué chez Goebbels, non pas comme je le craiganis pour rendre des comptes au sujet de ce film, mais pour apprendre, à ma grande surprise, que le ministre de la propagande du IIIème Reich était chargé par Hitler de m'offrir la direction du cinéma allemand

Le Fürer a vu votre film «Metropolis» et a dit "Voici l'homme qui créera le cinama national socialiste".

Le soir même, je quittais l'Allemagne…

Fritz Lang

Fritz Lang et le destin

"Tous mes films allemand et mes meilleurs films américains parlent du destin

Aujourd'hui, je ne crois plus au destin. Chacun construit son propre destin.

Il n'y a pas de puissance mystérieuse, pas de dieu qui vous attribue un destin.

Vous faites vous-même votre propre destin…"

Fritz Lang, "Les Cahiers du cinéma"

Éd.8.1.4 : 4-1-2019