Bud ABBOTT (1895 / 1974) & Lou COSTELLO (1906 / 1959)

… deux nigauds à Hollywood

Abbott et Costello

Issu de la tradition du cirque, le tandem comique a traversé l'histoire du spectacle pour aboutir à ses avatars les plus récents, comme chez nous Elie & Dieudonné ou Eric & Ramzy.

Au cinéma, tout commença peut-être avec le duo danois Doublepatte & Patachon. Plus rare en France, le genre connut ses heures de gloire aux USA, et nul n'a oublié Laurel & Hardy, ni Martin & Lewis.

Moins universels, Abbott & Costello n'ont pas franchi, tout au moins en Europe, la barrière du temps et nombre de nos compatriotes ignorent jusqu'aux noms de ces deux personnages tout aussi loufoques que leurs célèbres aîeux, Stan & Ollie.

Alors, puisque la période estivale est propice aux jeux et aux rires, revenons quelques années en arrière, si vous le voulez bien…

Christian Grenier

Bud Abbott avant…

Bud AbbottBud Abbott sans Lou

“Bud” est né William Alexander Abbott, à Asbury Park, près d'Atlantic City, New Jersey, le 2 octobre 1895 (1897 selon sa famille). Son père, Harry, est agent publicitaire du Barnum and Bailey Circus dont il annonce la venue dans les prochaines villes de la tournée. Sa mère, Rae Fisher, joue les écuyères sur la piste centrale. Il vient au monde avec une soeur jumelle, Olive Victoria Abbott, qui vivra centenaire.

Se produisant très tôt dans des carnavals ou autres animations locales, habitué à une vie itinérante, il abandonne précocement ses études pour se consacrer à sa passion du spectacle.

En 1918, il épouse Miss Jennie May Pratt, connue sous le nom de Betty Smith. Le couple, qui ne sera séparé que par la mort de l'époux, adoptera deux enfants, Bud Jr en 1942 et Vickie en 1949.

Assistant trésorier du Casino Theater de Brooklyn, New York, il devient trésorier ou manager de plusieurs théâtres locaux et régionaux. C'est ainsi qu'il a l'occasion de remplacer le faire-valoir habituel d'un artiste de music-hall, Lou Costello. Pendant quelques années, on peut voir les deux compères se livrer à quelques exercices tout aussi comiques qu'intermittents. Ce n'est qu'en 1936 qu'ils décident de faire définitivement scène commune…

Après…

En 1957, peu après la séparation du “couple”, sommé par le fisc de payer des arriérés d'impôts, il se voit forcé de vendre son ranch et sa propriété californienne.

En 1959, au décès de Lou Costello, Bud Abbott se produit sur scène aux côtés d'un nouveau partenaire, le comique et instrumentaliste Candy Candido. Mais l'aventure capote rapidement.

En 1967, il prête sa voix à son propre personnage dans une série de 156 dessins animés produits par les célèbres William Hannah et Joseph Barbera (les créateurs de Tom et Jerry), avant de noyer ses souvenirs dans les fontaines de Bacchus.

Victime de deux crises cardiaques au cours des années soixante, les médecins diagnostiquent, en 1972, un cancer de la prostate dont il décède deux années plus tard (24-8-1974). Incinéré, ses cendres sont dispersées dans l'Océan Pacifique.

Lou Costello avant…

Lou CostelloLou Costello sans Bud

“Lou” est né Louis Francis Cristillo, à Paterson, New Jersey, le 6 mars 1906. Son père, Sebastian Cristillo, est producteur. Si sa mère est d'origine française, ses ancêtres s'enorgueillissent d'être irlandais.

Au cours de ses études supérieures, il révèle des qualités sportives au dessus de la moyenne. Excellent basketteur, il pratique bientôt la boxe en amateur. Sous le nom de Lou King, il remporte 32 victoires avant qu'un knock out ne l'envoie définitivement hors du ring.

Nous sommes en 1927. Le jeune homme gagne la Californie avec l'intention de devenir acteur de cinéma. Mais il doit bien vite revoir ses prétentions à la baisse et se contenter d'un job de charpentier au studios de la MGM. La firme au lion rugissant lui permet également de faire quelques figurations, dont une mérite d'être signalée: en 1931, on le voit fugitivement dans une film de Clyde Bruckman, «the Battle of the Century», dont les vedettes ne sont autres que le fameux duo comique Stan Laurel et Oliver Hardy. Etrange rencontre !

Tout aussi curieusement, en 1928, non encore pourvu de ces rondeurs qui le rendront célèbre, il accède par ses qualités athlétiques au rang de cascadeur sur le film de Clarence Brown, «Trail of '98». A cette occasion il double, dans une séquence de défenestration, l'actrice Dolores Del RioDolores del Rio !

En 1930 (?), ses espérances artistiques déçues, il prend le chemin du retour vers Paterson. Désargenté en cours de route, il accepte un emploi de comique burlesque dans un théâtre de Saint-Joseph, Missouri. A quoi ça tient, parfois, la vie…

Le voici donc acteur burlesque de vaudeville, tartes à la crème et autres pitreries. En 1931 (1929 selon certaines sources), alors qu'il est engagé dans un duo comique, son faire valoir habituel tombe malade. Le caissier du théâtre, un certain Bud Abbott, se propose pour le remplacer…

En 1934, l'artiste épouse Anne Battler. Le couple aura quatre enfants : Carole (1938/1987), Patricia, Lou Jr (1942/1943) et Chris (1949). Le 4 novembre 1943, son fils unique, Lou Jr, se noie dans la piscine familiale. Bud reprochera éternellement à son épouse, présente lors de l'accident, l'inattention dont elle fit preuve. Le drame creuse un fossé définitif entre les deux conjoints auxquels la foi catholique leur permet pas d'envisager le divorce. Très malheureux, Lou Sr créera plus tard la Lou Costello Jr Foundation qui se consacrera aux enfants défavorisés.

En 1952, il crée sa propre société de production, "The Television Corporation of America", à laquelle nous devons «the Abbott and Costello show» et la série télévisée interprétée par George Raft, «I'm the Law» (1953).

Après…

Après la séparation des duettistes, Lou Costello apparaît en vedette dans un film inconnu en France, «The 30 Foot Bride of Candy Rock», où il incarne l'époux de la géante Dorothy Provine.

Egalement rappelé à l'ordre par des services fiscaux peu reconnaissants, il décède peu après à Los Angeles, d'une crise cardiaque, le 3 mars 1959.

Deux nigauds, pendant…

Abbott et CostelloAbbott et Costello

Nous l'avons dit, la constitution officielle du tandem Abbot & Costello remonte à 1936. Rapidement, leur popularité gagne du terrain parmi les habitués des spectacles burlesques. Le duo se produit indifféremment à la radio, au théâtre et en animation de projections de films dans les salles de cinémas. Leur performance dans «the Kate Smith Radio hour» (1938), émission au cours de laquelle il donne la première version d'un sketch qui va les rendre célèbre, «Who's On First», étend leur notoriété à l'ensemble du territoire. L'année suivante marque leur première apparition sur une scène de Broadway, qui est également celle de leur partenaire Carmen Miranda, dans la revue «Streets of Paris».

A l'aube des années quarante, le couple comique Laurel & Hardy a donné le meilleur de lui-même. Il s'attarde dans un prolongement qui devait rendre son dernier souffle sur le territoire français («Atoll K», 1950). Les studios Universal font alors appel à Bud Abbott et Lou Costello pour assurer les intermèdes comiques de leur comédie musicale en chantier, «Une nuit sous les tropiques». Mais le premier véritable film du tandem demeure «Deux nigauds soldats» (1941).

Leurs activités radiophoniques ne cessent pas pour autant. Entre 1941 et 1946 (NBC) , puis 1946 et 1949 (ABC), «The Abbott and Costello Show» fait la joie des auditeurs. Entre 1952 et 1954, le sombre réalisateur Jean Yarbrough assure la mise en scène de 52 épisodes télévisés du même spectacle.

Mais les dissensions ne tardent pas à émerger. Initialement, le partage des profits avait été établi dans le rapport 60/40 en faveur de Bud. Après les premiers succès cinématographiques, Lou insiste pour équilibrer les revenus, en demandant le remboursement des arriérés ! En 1957, lassés de leurs disputes incessantes, les duettistes décident de se séparer.

Bud & Abbott Vs Stan & Ollie…

Arrêtons nous un peu sur ces personnages. "C'est moi Abbott, c'est toi Costello, c'est moi le grand et c'est toi le gros !". Comme leurs glorieux prédécesseurs, les deux artistes jouent de leurs différences physiques, en inversant les rôles: le grand et maigre Abbott figure généralement l'homme sérieux, le “clown blanc”, tandis que le gros Costello, en bon “Auguste”, fait preuve de davantage de malice. Si les hérosLaurel et Hardy des «Montagnards sont là» avaient débuté à l'ère du cinéma muet, eux furent nourris au lait du “vaudeville”, forme de revue musicale burlesque où les bons mots figuraient à leur juste place. Si les premiers utilisaient des gags visuels de portée universelle, ils privilégient les échanges verbaux, rendant leur humour moins accessible. Enfin, il est bon de rappeler que le cinéma, qui avait révélé Stan & Ollie, ne fut pour eux qu'un aboutissement vers lequel les producteurs les avait conduits.

On a du mal à imaginer aujourd'hui ce que fut leur popularité outre-Atlantique. La firme Universal leur doit pour une bonne part de ne pas avoir fait faillite, ce qui n'empêcha pas ses dirigeants de tenter de les escroquer !
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, ils vendirent en trois jours, au cours d'un spectacle de charité, 89 millions de dollars de “war bond”, emprunt lancé par l'état en vue de financer la guerre en Europe.
Dix ans après leur séparation furent encore publiés des “comik book” leur prêtant de nouvelles aventures burlesques.

En France…

Dans l'Hexagone, il faudra, bien sûr, attendre la fin du second conflit mondial pour pouvoir profiter des aventures burlesques de nos comiques, chez nous baptisés les “deux nigauds”. Ils connurent pendant quelques années un engouement certain. Leurs films (16 furent tournés avant 1946) furent distribués dans un ordre qui n'avait rien de chronologique, ce qui n'empêcha pas les queues de s'allonger devant les salles de projection.

Mais les critiques firent la fine bouche; bien plus tard, on peut encore lire sous la plume de Jean Tulard: "ils supplantèrent Laurel et Hardy en dépit de leur absence de personnalité, de leur incapacité à chanter et à danser, et d'un physique assez peu sympathique" (Dictionnaire du cinéma, 1984). Si vous ne vous êtes pas déjà fait votre propre idée, vous aurez du mal à trancher car, contrairement à leurs prédécesseurs, leurs apparitions sont rarissimes sur nos petits écrans.

Deux nigauds et le cinéma fantastique…

Abbott et CostelloBud et Lou rencontrent Boris

L'intrusion des deux compères dans l'univers “fantastique” revient comme un fil rouge dans le déroulement de leur carrière cinématographique. Tous les poncifs du genre furent consommés à leur sauce au cours d'une bonne dizaine de films sur les 36 qu'ils tournèrent ensemble.

Dès 1941 et leur 4eme opus, ils rencontrent quelques «Fantômes en vadrouille» qui s'avèrent n'être que de faux ectoplasmes, mais de bien redoutables gangsters ! Ce n'est que partie remise et en 1946, dans un manoir hanté («The Time of their lives»), les fantômes sont vraiment là, sans chair et sans os ! L'un deux n'est autre qu'Abbott qui, dans un double rôle, donne l'une de ses compositions les plus valorisantes.

Tous les monstres du septième art se donnent rendez-vous dans «Abbott and Costello Meet Frankenstein» (1948). Lon Chaney Jr/le loup-garou, Glenn Strange/Frankenstein (Karloff s'est excusé) et Bela Lugosi/Dracula se poursuivent à travers le monde - et le film - avant que les deux nigauds n'y remettent bon ordre.

Le cinéma d'horreur est parodié dans «Budd Abbott and Lou Costello Meet the Killer, Boris Karloff» (1949). Cette-fois ci, l'incarnation du monstre de Frankenstein honore bien de sa présence cette farce macabre que les inconditionnels considèrent comme l'un des sommets de la série.

King Kong apparaît dans «Africa Sceams» (1950) lorsque Lou est confronté fugitivement à un vilain gorille, guère mieux intentionné que celui de la chanson.

En 1951, vous ne pûtes voir l'homme invisible dans «Abbott and Costello Meet the Invisible Man», mais je peux vous assurer qu'il était vraiment là !

Le “merveilleux”, branche cousine du “fantastique”, passe à la moulinette en 1952 avec «La poule aux oeufs d'or», leur premier film en couleurs. Vous savez, l'histoire du haricot géant…

En 1953, «Abbott and Costello Go to Mars» pour y rencontrer… des Vénusiennes ! Plus compréhensible, le titre français de cette science-fiction nous annonce «Deux nigauds chez Vénus», où demeurait alors une toute jeune actrice, Anita EkbergAnita Ekberg, future grande déesse de l'amour.

Voici bientôt nos deux héros confrontés à la double personnalite, Jekyll/Hyde, de l'inquiétant Boris KarloffBoris Karloff («Abbott and Costello Meet Dr Jekyll and Mr Hyde», 1953) . Tandis que leur humour commence à s'essouffler, deux autres comédiens rajeunissent le filon: Dean Martin & Jerry Lewis. Dix ans plus tard, ce dernier reprendra le thème en solitaire dans «Dr Jerry et Mr Love», d'une manière définitivement hilarante.

Sans surprise, la dernière bande fantastique dont nous parlerons sera celle qui enveloppa la Momie dans «Deux nigauds contre la momie» (1955). Ca fait peur, mais rassurez-vous, elle meurt à la fin, la momie !

Deux nigauds et la parodie…

Abbott et Costello«Lost in a harem» (1944)

Comme on a pu le lire, la plupart des oeuvres de Abbott & Costello relèvent de la parodie, quand ce n'est pas de la satire. Au delà du “fantastique”, d'autres genres furent abordés, et pas des moindres.

  • Le comique troupier : «Deux nigauds soldats» (1941) et sa séquelle «Deux nigauds démobilisés» (1947). Lou Costello, qui n'a jamais caché son admiration pour Charlie ChaplinCharlie Chaplin, se vantait d'avoir vu «Charlot soldat» (1918) une bonne trentaine de fois !
  • Le western : «Deux nigauds cow boys» (1942) nous vaut la première des rares apparitions d'Ella Fitzgerald à l'écran.
  • Les aventures exotiques : «Aventure au harem» (1944). Réalisé par la Metro-Goldwyn-Mayer, ce film entraîne les deux amis dans un harem où, déguisés en femmes, ils tentent de remettre sur son trône un gentil sheik déposé par son vilain oncle.
  • Le policier : «Deux nigauds détectives» (1942), se déroule dans une station de radio, domaine bien connu des deux protagonistes. D'ailleurs, en allumant un récepteur, ils tombent par hasard sur un célèbre sketch,… «Who's on first» !
  • Les aventures maritimes : «Abbott and Costello Meet Captain Kidd» (1952). Produite par la Woodley Productions, société créée pour l'occasion par Bud Abbott, cette pellicule est la seconde impressionnée en couleurs. Charles LaughtonCharles Laughton y reprend un personnage qu'il a déjà incarné en 1945 («Captain Kidd», de Rowland V. Lee).
  • Les voyages : «Deux nigauds en Alaska» (1952). Grands voyageurs à l'instar de Bob Hope et Bing Crosby dans la série «En route vers…», Abbott & Costello sauvent de la noyade le sympathique Tom Ewell, nous permettant ainsi de le retrouver, trois ans plus tard, dans les bras de Marilyn MonroeMarilyn Monroe («Sept ans de réflexion»). Qu'ils en soient donc remerciés !
  • Les tartes à la crème : Par son titre original, «Abbott and Costello Meet the Keystone Kops» (1955) fait référence aux pionniers du cinéma comique. L'allusion à la célèbre troupe de Mack Sennett (que l'on peut apercevoir), apparente au burlesque cette prestation au cours de laquelle nos complices se perdent une nouvelle fois (10 ans après «Deux nigauds à Hollywood») dans les coulisses des studios.
  • Deux nigauds en vrac…

    On les aperçut autant sur mer («Deux nigauds marins», 1941) que dans les airs («Deux nigauds aviateurs», 1942) ! On les vit même descendre dans l'arène («Deux nigauds toréadors», 1948) ou s'asseoir sur les bancs du collège («Deux nigauds au collège», 1945, dans lequel ils se prénomment Slats et Oliver !). Bref, ils posèrent sans vergogne leurs culottes sur les traces laissées par leurs glorieux aînés, les as d'Oxford Stan Laurel et Oliver Hardy…

    Dans toute cette œuvre, quelle fut véritablement l'importance des metteurs en scène ? Difficile de répondre car, pour l'essentiel, cinq noms se détachent de la liste: Arthur Lubin, Erle Kenton Jean Yarbrough, Charles Barton et Charles Lamont. Il faut bien le dire, aucun n'a gravé de profondes empreintes dans le marbre du septième art, même si l'on se souvient de «Lîle du Dr.Moreau» (Erle C. Kenton, 1932)

    Mais le cinéma ne vit pas que des trésors produits par ses grands maîtres, et nombre de tâcherons firent une plus longue carrière que certains noms davantage illustres, parfois pour notre plus grand bonheur.

    Documents…

    Sources : «Abbott & Costello, the Time of their lives», fascicule biographique édité par Fantaco Enterprises, quelques pages arrachées à un vieil exemplaire de la revue «l'écran fantastique», Imdb, documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

    Charles Laughton :

    "Je travaillerais même au SMIG pour avoir un rôle avec Bud et Lou !" (Son voeu fut exaucé lors du tournage de «Abbott and Costello meet The Captain Kidd», 1952)

    Prenom_Nom…
    Christian Grenier (juillet 2008)
    Who's on first

    Qui-proquo sur le nom d'un joueur qui s'appelle "Who" ("Qui" en français)…

    Costello: Etes vous le gérant [du club de base ball]?
    Abbott: Oui.
    Costello: Allez-vous devenir également l'entraîneur?
    Abbott: Oui.
    Costello: Et vous ne connaissez pas les noms des gars?
    Abbott: Si, je pense…
    Costello: Bien, alors qui est en premier?
    Abbott: Oui.
    Costello: Je veux dire, le nom du gars…
    Abbott: "Qui".
    Costello: Le gars en premier…
    Abbott: "Qui".
    Costello: le premier joueur de base…
    Abbott: "Qui !"
    Costello: Le gars qui joue la première base…
    Abbott: "Qui" est en premier.
    Costello: Je vous demande qui est en premier.
    Abbott: C'est le nom du type !!!
    Costello: C'est ça, son nom ?
    Abbott: Ouais.
    Costello: Bien, allez-y, dites-moi qui…
    Abbott: C'est ça.
    Costello: C'est qui?
    Abbott: Ouais.

    Ed.7.2.1 : 15-11-2015